lundi 30 août 2010

Bombay calling


Ce fut difficile, déchirant même, mais j'ai fini par dire au revoir aux vaches et à la cuisine campagnarde aussi grande que ma surface viable parisienne. Pour autant, ne va pas croire que j'ai le moral dans les chaussettes et que je traine ma déprime post-estivale dans les couloirs du métro. Que nenni ! La rentrée, ça peut aussi être chouette. Et comme j'en ai un peu assez de ne lire que des récits bluesy, j'ose ici crier haut et fort "youpi, c'est la rentrée !".

Et oui, autant  j'ai étouffé un petit gloups tremblotant au moment de quitter mon havre de paix et de silence aveyronnais (le vrai silence, rien, juste le bruit des muscles qui se détendent enfin), autant j'ai esquissé un petit sourire quand j'ai reconnu la première station de métro annonçant l'entrée dans mon quartier. Puis j'ai salué mon chez moi d'un "ha, ça fait du bien!". Bah oui, c'est petit (c'est pas vraiment à moi non plus, ça peut limiter l'enthousiasme), j'ai l'impression de cohabiter avec ma voisine du dessus, je dois faire avec une cuisine de liliputien, mais il m'avait manqué ce petit cocon.

Dans la série "rhâââ, tu m'as manqué!", il ne faut pas oublier la salle de sport...et encore plus mon prof de step^^. Mais non, pas pour ce que tu crois, ce que tu as l'esprit tordu quand même (...quoique...). Même éreintée, en manque flagrant de sommeil, l'esprit torturé par les clients sadiques (aïe, pas bien de dire ça, vite je dégaine mon mantra "le client est mon ami, le client est mon ami..."), il arrive à me faire me remuer et à bien m'amuser pendant une heure. Gloire lui soit rendue !

Enfin, à la rentrée, on peut déjà fantasmer sur ses prochaines vacances. Et sur toutes les choses, nouvelles ou pas mais forcément enthousiasmantes, que l'année nous prépare.
...
Noooon, j'ai pas avalé un Bisounours. Mais les problèmes sauront bien me tomber dessus quand ils l'auront décidé. Pas la peine de se morfondre en les attendant.

Comme premier plat pour ce retour, je te propose de continuer un peu à voyager avec un risotto à l'indienne. Cuisiné un jour où j'avais tout bêtement des envies de Biryani de légumes. Mais pas tous les ingrédients. Alors, avec du riz, de l'aubergine et quelques épices, j'ai quand même dépaysé mes papilles.


Risotto à l'indienne


Pour 3-4 personnes


200 g de riz rond
400 g de chair d'aubergines
10 cl de vin blanc
1/2 oignon
1/2 gousse d'ail
2 cs d'huile d'olive
1 bouillon cube de légumes + 75 cl d'eau chaude
2 poignées de raisins secs
2 cs de yaourt de soja
2 cs de curry
1+1 cs de curcuma
une dizaine de graines de cardamome écrasées
1,5 cc de cumin
1 cc de graines de coriandre écrasées
1 pincée de gingembre
1 pincée de sel


Laver et peler une ou deux aubergines. Les couper en tranche et les cuire à la vapeur. Réduire la chair en purée et ajouter les épices
Émincer l'oignon. Dans une poêle, faire chauffer l'huile, puis dorer l'oignon. Sur feu vif, ajouter le riz et remuer jusqu'à ce qu'il devienne translucide (2 minutes environ). Mouiller avec le vin blanc et baisser le feu. Ajouter progressivement le bouillon, louche après louche.
Quand il ne reste plus qu'une louche de bouillon, ajouter la purée d'aubergines, puis le bouillon, l'ail et enfin les raisins secs. Terminer la cuisson.
Hors du feu, ajouter le yaourt et laisser le risotto reposer 2 minutes à couvert avant de servir. 
Pour la déco (et le goût), saupoudrer avec un peu de curcuma.


Ne sachant pas trop quoi choisir comme vin, j'ai suivi le conseil d'un des cavistes de mon quartier. Qui était particulièrement avisé : Saumur, Julien Fouet, 2009. Il se marie très bien avec les épices de ce plat et est très agréable à boire (avec modération...tu connais la suite).



jeudi 26 août 2010

Une touche de distinction tu conserveras


Et voilà, le dernier vrai jour de vacances se profile à l'horizon. Ben oui, passer une grosse partie du week-end dans les transports, à faire et défaire les valises et à pleurer sur son bonheur passé, ce n'est déjà plus des vacances. Une seule chose me vient, là, tout de suite... c'était trop couuuuuuuuuurt :'(. Pourtant, 3 semaines quand même, c'est pas rien, ça en fait des heures de libre, des pauses cafés zappées, des suées métroliennes d'évitées. Pourtant, hop, sont passées comme un rien toutes ces journées. Et qu'ai-je donc fait de cette liberté chèrement acquise à la sueur de mon front ?? 

D'abord... rien ! Plusieurs après-midi de lézardage effronté au compteur, sans même la force de tenir un livre devant mes yeux. 

Puis, quelques visites tout de même, afin de donner une petite coloration culturelle à cette grande période de vide. Deux visites, mais de haute qualité Mâdame. De la visite de compét', labellisée, médaillée et millénaire. Conques et Figeac. Des siècles d'histoire en quelques mètres carrés. J'adore ! Et, dans la première cité, tu peux manger une très bonne salade pour 5 euros, et dans la seconde un petit menu végétarien pour 9 !! ça ne gâte rien. 

Pas mal de randos aussi. Je râle toujours un peu au début, il faut bien que j'entretienne ma réputation! Mais, une fois que les jambes sont bien chaudes, j'avance, je galope (on peut rêver, non?). Même par 41°C. Surtout même. En plus d'être râleuse, je suis un peu maso :-) Et puis, le silence, la nature, ça vide la tête. L'odeur entêtante des vaches moins. Mais je les oublie bien vite quand je vois le 122ème buisson de mûres se dessiner à l'horizon. Ah oui, ajouter "cure intensive de mûres sauvages" au bilan.

Enfin, j'ai cuisiné. Pas par obligation. Mais par plaisir. Par envie de tester de nouvelles choses. Et de partager. Je suis pas peu fière d'avoir réussi à régaler parents et amis avec mes madeleines et mes muffins aux tomates. Et donc de leur faire apprécier tofu soyeux et sucré-salé ! :-)
 

...
 

Omagad... j'ai rien lu !!! Moi qui ai toujours un livre greffé au bout de la main.. Je comprends pas ce qu'il s'est passé... je, je... j'ai honte... Mais, ouf, je reprends le métro lundi, cette aberration sera vite corrigée.

Il faut dire que j'ai passé pas mal de temps à préparer des casse-croûtes un peu originaux. ça aide bien à monter la dernière côte avant le point de vue panoramique qu'il ne faut absolument pas omettre, sinon la rando est foutue ! Aujourd'hui, c'était pique-nique "british spirit". En guise de sandwichs, des muffins canard-chutney d'oignons et cerises-cantal. En remplaçant (avantageux) de la jelly, des cubes menthe et concombres. Et des muffins au citron pour bien finir.



Allez, soyez pas tristes les filles (je m'adresse aux vaches, on est devenue très copines), je reviendrai vous voir bien vite !




Casse-croûte British spirit





Muffins oignons-canard


de gros muffins à la farine complète (achetés tout prêts)
du magret de canard séché
du chutney d'oignons (1 oignon émincé + 2 cs de sucre complet + une pointe de couteau de cannelle+gingembre)
une rondelle de pomme croquante



Muffins cerises-cantal


de gros muffins à la farine complète (achetés tout prêts)
de la confiture de cerises
des tranches de cantal entre-deux


Cubes menthe-concombre

Reprendre la recette des cubes de mangue mais en utilisant environ 180 g de chair de concombre (dégorgé) et de la purée de sésame + 3 cc de sirop de menthe sans sucre + une pincée de sel.


Muffins au citron

Même recette qu'ici, mais avec des morceaux de citron à la place des cranberries.

mardi 24 août 2010

Le local tu valoriseras


Donc voilà, c'est le quart d'heure promotionnel de la quinzaine ! D'abord, parce que je suis dans une région remplie de bonnes choses (mais quelle région française ne l'est pas ?? un vrai drame pour mes hanches). Ensuite, parce que manger local, c'est quand même pas mal. Ma première semaine passée dans l'Aveyron, tout près de l'Aubrac m'a permis de faire le plein d'aligot et cochonnailles en tout genre. L'aligot, c'est un mélange de pommes de terre et de tome fraîche de Laguiole, longuement chauffé. Le mariage inévitable auquel tout bon touriste ne peut se dérober : aligot-saucisse-s (avec ou sans "s" suivant ton estomac). L'équilibre nutritionnel chaudement recommandé pour les diététiciens dans toute sa splendeur !! :-)

Forcément, après de tels repas, il faut enchaîner les randonnées, les marches, les balades (ou les tours du pâté de maison) pour faire passer. Et surtout éviter que la petite purée améliorée ne prenne trop ses aises chez moi.


Je ne me suis pas lancée dans la réalisation de l'aligot car il faut de la tome fraîche et ce n'est pas la saison. Enfin, je crois... c'est sûr, il y a une saison pour ça mais je ne sais plus... En tous cas, il n'y en avait pas sur les marchés. Mais, pour être honnête, même si j'en avais trouvée, je ne me serais pas hasardée dans le "home-made", car il faut remuer pendant des heures et, comment dire, hum..., j'aime beaucoup cuisiner mais j'ai d'autres choses à faire en vacances. Celui que l'on trouve tout prêt est très bon. Je te donne quand même la recette... pour les courageux.


Alors, petit tour chez le boucher du coin (25 ans max le boucher, yeux bleus et tout et tout... j'ai pas l'habitude, un coup à manger plus souvent de la viande ^^) qui a la bonne idée de vendre et la saucisse et l'aligot. 10 minutes d'attente le temps que l'aligot se réchauffe (et file, surtout...sinon, il est raté) et que la saucisse se grille. Et l'accordéon n'est plus très loin...



Aligot et saucisses



Pour 4 personnes


1 kg de pommes de terre bintje
400 g de tome fraîche
200 g de crème fraîche épaisse
1 ou 2 gousses d'ail
sel et poivre


Éplucher les pommes de terre et les gousses d'ail. Couper les pommes de terre en gros morceaux et les faire cuire avec l'ail 20 minutes dans de l'eau bouillante. Pendant ce temps, couper la tome fraîche en fine lamelles.

A la fin de la cuisson retirer l'ail, passer les pommes de terre au presse-purée en ajoutant éventuellement un peu d'eau de cuisson pour obtenir la consistance désirée.
Incorporer la crème fraîche en mélangeant avec une cuillère à bois, puis rapidement 400 g de tome fraîche en remuant énergiquement afin d'aérer l'aligot qui doit filer au bout de la spatule en formant un ruban.
A déguster immédiatement.

dimanche 22 août 2010

Le goût de la simplicité tu redécouvriras



Du coup, billet un peu à la "va comme j'te pousse". Pour rester dans le thème. Et aussi, il faut bien le reconnaitre, parce que je suis moyennement inspirée ce matin. Pourtant je suis dans un environnement a priori propice : dehors sur la terrasse, entre ombre et soleil, avec pour seuls bruits le piaillement des oiseaux et le bourdonnement des abeilles. Et une ou deux vaches qui s'expriment de temps en temps. Tiens, les vaches à propos... dans mon refuge isolationniste, elles me cernent. A tel point que leur chère odeur parvient jusque dans la salle de bain. Ce qui me transporte systématiquement il y a fort, fort longtemps, du temps où j'avais des tresses. Et où j'allais chercher le lait frais directement dans l'étable avec ma nounou. Une impression de chaleur accueillante et bienveillante m'est restée. Et chaque fois que je croise une vache, j'ai un élan de sympathie incongru. Mais je ne vais pas m'éterniser sur les vaches, impossible de faire mieux que Ioudgine (un grand moment de délire, en 3 parties) !

Et maintenant, va trouver un lien entre les vaches et ma recette de taboulé !! Hum... ah si, l'herbe. Parce que depuis mon séjour en Grèce, j'ai découvert le goût du vrai taboulé, le vert, composé à 90% de persil. On trouve le même au Liban et dans toute cette partie de la Méditerrannée. Rien à voir avec notre version hexagonale. 

Et puisque décidemment le calme a un effet tellement appaisant sur moi que rien ne sort de ma tête, je te livre dès maintenant ma simplissime recette.


Taboulé vert


Pour 4 personnes

2 gros bouquets de persil
1 dizaine de feuilles de menthe
4 cs de boulghour cuit
1 tomate
1/2 concombre (ou 1 concombre Noa entier)
1/2 oignon
le jus d'un citron
2 cs de gomasio
huile d'olive

Laver les herbes et les hacher au ciseau. Surtout pas au robot, elles se transformeraient en bouillie.
Émincer l'oignon. Couper la tomate et le concombre en cubes.
Tout mélanger dans un saladier. Ajouter le gomasio (ou une pincée de sel), le jus de citron et finir avec un filet d'huile d'olive.

Ne pas hésiter à le faire à l'avance. Il est encore meilleur le lendemain.

vendredi 20 août 2010

Aux joies du bentô tu succomberas


La rando, c'est avant tout une histoire de mouche. Parce que, quoi que tu fasses, où que tu ailles (à part peut-être en Terre Adélie), tout bon marcheur est inévitablement accompagné de son aréopage de mouches. Et autres insectes en tout genre que j'ai beaucoup plus de mal à identifier et que donc je rassemble sous le nom générique de "mouches". En gros, c'est tout ce qui te tourne autour. Te saute dessus, tel le criquet bravache qui attaque vaillamment tes chaussures de rando à triple renforcement en espérant stopper ta progression ("noooon, tu passeras pas !!). Se suicide à la mode kamikaze dans tes yeux. Ou tente une invasion de l'intérieur en se lançant dans l'exploration de ta cavité buccale.
En matière de mouches, je pensais avoir tout vu, être titulaire du Chamois d'or de l'endurance au harcèlement "bzzien"... Faut dire que j'ai traîné mes guêtres en Chartreuse et sur le Larzac, les deux K2 de la mouche. Euh... quand je parle de Chartreuse, je pense au massif, pas à la boisson. Forcément, pas de mouches dans la Chartreuse. Quoiqu'on puisse finir par en voir passée une certaine concentration sanguine de ce breuvage (en gros alcool pas loin des 90° aromatisé à toutes les plantes que les moines ont dégoté dans le coin, permettant d'arguer que "non, non, non, c'est pas pour boire, c'est pour se soigner!"). Mais je m'égare...

Donc, je pensais être rompue à l'épreuve diptérique (terme j'me-la-pète-avec-ma-culture pour dire "truc qui vole"). Jusqu'à ma dernière rando autour du Fel, entre Cantal et Aubrac. Même plus la peine de mouliner des bras, tu ne feras que te fatiguer, ou amuser les vaches. Tu dois te résoudre à avancer stoïquement dans ton nuage de nuisibles (défenseur des animaux, ne t'offusque pas tout de suite, je sais que toutes ces bestioles sont très utiles, et nuisibles uniquement pour le brave randonneur, ce qui finalement n'est pas bien grave, mais lui permet de raconter sa vie...^^). 
Et puis ici, la mouche, elle est in-tel-li-gen-te !! Elle se pose (avec ses copines car la mouche aveyronnaise a un esprit grégaire fort développé) sur le brave marcheur (oui, il est toujours brave le marcheur, bon esprit, goût de l'effort et respect de la nature... si y'a pas trop d'animaux sauvages bien sûr) et se fait, l'air de rien, transporter jusqu'à la prochaine crotte, bouse ou reste de bouffe. 

Alors, tu te surprends à avoir de l'indulgence pour cette petite chose si finaude. Et tu lui laisses la primeur de ton festin de crapahuteuse. En l'occurrence, mon premier bentô ! C'est dire si j'ai la main sur le coeur...
Car j'ai attendu d'être loin de tout repère pour me lancer dans le bentô. Enfin... dans la boîte en plastique avec du riz dedans et 2-3 autres trucs pas mauvais. Pas d'éléments kawaï pourtant indispensables dans ce premier-né. Même pas de baguettes. Mais un grand ravissement du marcheur, qui est de toute façon content de découvrir que la gastronomie ambulante ne se limite pas aux jambon sec (ben oui, produits de pays oblige)-beurre et à la barre de céréales. Perso, j'en peux plus de la barre de céréales !!



Bentô de rando


Pour 2 personnes

du riz sushi
des terrines d'aubergines et sauce tomate
des tomates cerises sauce soja et gomasio
des œufs brouillés au lait d'amande

Pour la cuisson du riz sushi, c'est par ici. N'ayant pas de vinaigre de riz sous la main, j'ai utilisé du vinaigre de framboises. C'est aussi très bon avec du vinaigre de cidre.

Les terrines d'aubergines, elles sont par .

La sauce tomate, c'est celle des muffins, à laquelle j'ai ajouté 1 cc d'agar-agar. ça permet de la solidifier et de la transporter plus facilement.

Pour les œufs brouillés, au lieu d'ajouter un peu d'eau pendant la cuisson, j'ai ajouté un demi-verre de lait d'amandes. Et une pincée d'épices.

Reste les tomates cerises.

Pour une dizaine de tomates

des tomates cerises (forcément)
3 cs de sauce soja
3 cs de sucre (roux ou complet)
du gomasio

Dans une casserole, chauffer la sauce soja et le sucre à feu doux. Quand le mélange commence à caraméliser, ajouter les tomates. Continuer la cuisson pendant une dizaine de minutes en remuant fréquemment.
Quand le caramel nappe bien les tomates, arrêter le feu et les tremper dans du gomasio. Les déposer sur du papier alu le temps qu'elles refroidissent.

mercredi 18 août 2010

Le cru tu préfèreras


Il m'a fallu attendre d'être en vacances dans ce que l'on appelle communément, et un peu condescemment souvent, la France profonde, pour découvrir les tomates jaunes. Je sais bien que le monde "tomatesque" ne se limite pas aux tomates grappes et aux tomates cerises, mais difficile de trouver autre chose dans ma supérette de quartier. Et je fuis les "petits" primeurs du coin, ayant mieux à faire de ma prime de fin d'année. 
Alors là, quand je suis tombée nez à nez avec ces superbes fruits dorés, je n'ai pas résisté. Guillaume Long n'est pas pour rien dans mon empressement à rafler toutes les variétés de tomates disponibles (parce que ma découverte ne se limite pas aux seules jaunes). Sa narration de la meilleure salade du monde m'est restée en tête et convaincue que l'on peut atteindre des sommets de plaisir culinaire avec des tomates.

Je n'oserai certainement pas qualifier ma version de "meilleure du monde", ni même d'Europe ou de canton. Mais elle était la bienvenue après une journée fortement ensoleillée.
Et trouve logiquement sa place dans mon défi vacancier qui est, je te le rappelle, "débrouille-toi-pour-cuisiner-des-trucs-bons-avec-les-moyens-du-bord-qui-font-mal".
Là, on peut difficilement faire plus simple je pense. Sans pour autant laisser le plaisir au vestiaire.


Trio de tomates



Pour 4 personnes

1 grosse tomate cœur-de-bœuf
2 tomates jaunes
2 tomates rouges
1 filet d'huile d'olive
1 cc de vinaigre de framboise
1 tranche de pain azyme

Laver les tomates. Les épépiner et les couper en cubes.
Les disposer dans un saladier et assaisonner avec le vinaigre et l'huile. Finir par une pincée de fleur de sel.
Réserver au frais 1 ou 2 heures.
Servir avec une tranche de pain azyme pour ajouter du croustillant.

mardi 17 août 2010

Avec une boîte de conserve tu festoieras !



Pendant les vacances, tout se perd... et tout se transforme.
La nécessité de se lever tôt, mais qui peut céder la place à l'envie et ça, c'est bien.
Le confort du foyer. Tu peux pas imaginer combien il est déstabilisant de passer de 25 m² (à la louche) à plus de 70 !^^
La douce mélodie du quotidien. Bon, là, remplacer une voisine lève-tôt par des Anglais couche-tard, je ne sais pas trop...
L'impression de n'avoir jamais le temps de... (au choix et simultanément), lire, sortir, voir les amies, dormir, ranger. Alors que je n'ai tout simplement jamais le temps tout court, même quand je n'ai rien à faire.
Les automatismes en tout genre : acheter du pain à 22h, petit-déjeuner avec William, piquer des sprints en jupe et talons. C'est nettement plus chic en short multi-poches et grosses godillots, avec un orage aux fesses.
L'énergie qui permet d'enchaîner nuit de 4 heures, journée de boulot, séance de sport et soirée entre filles... en semaine, je tiens à le préciser ! Là, pour le moment, aucune transformation en vue, l'énergie, elle est partie, disparue.

A côté de ça, un élément nouveau fait son entrée dans mon petit quotidien temporaire de Parisienne en manque de soleil et avide de "j'veux rien faire" : le débrouille-toi-pour-cuisiner-des-trucs-bons-avec-les-moyens-du-bord-qui-font-mal.
Mais comme j'aime les défis, je remonte mes manches et active mon ciboulot. C'est pas un micro-ondes qui va me faire peur !

Si Internet reste dans les parages suffisamment longtemps (et ça, c'est pas gagné, il est très capricieux ces temps-ci, à la limite de la diva trop enrobée), je te distillerai mes petites trouvailles jour après jour. Bien sûr, cette folle ambition part du principe que j'aurai quelque chose de potable à raconter tous les jours... mouais, on va peut-être partir sur un jour sur deux, ou trois, ou rien pendant deux semaines et tout à la rentrée... tu m'en voudras pas hein ??

Pour commencer : la boîte de conserve est ton amie. Ou comment surprendre son monde avec pour figures imposées un sachet de riz et une boîte de crabe.


Salade au crabe

Pour 4 personnes

150 g de riz
1 grosse boîte de miettes de crabe
1 poivron rouge
1 grosse tomate cœur-de-bœuf (ou 2-3 "normales")
2 pêches
quelques feuilles de menthe
huile d'olive (à la menthe si possible)
1 cc de gingembre
1 pincée de fleur de sel

Cuire le riz. Le laisser refroidir ou le passer sous l'eau froide pour aller plus vite.
Égoutter le crabe.
Couper et épépiner le poivron. Le passer sous le grill du four quelques minutes, il sera plus facile à peler. Le découper en cubes.
Peler et épépiner la tomate. La couper en cubes également.
Peler les pêches et les couper en quartiers.
Dans un saladier, mélanger le riz, le poivron et la tomate. Assaisonner avec un filet d'huile et une pincée de fleur de sel. Bien remuer.
Ajouter les pêches et le crabe. Saupoudrer de gingembre et parsemer quelques feuilles de menthe.

Si possible, réserver au frais une heure ou deux avant de servir.

mercredi 11 août 2010

Avant de partir...



...Liste des choses indispensables à faire : 

- arrêter de lire les mails du boulot ... hum, finalement pas si dur que ça
- constater que, oui, les déjeuners en terrasse n'ont pas eu raison de mon teint "aspirine-like"
- acheter 2-3 albums supplémentaires, pour être certaine d'avoir plus de 60 heures de musique sur mon MP3 (et finalement écouter toujours les 5 mêmes albums!!)
- arriver toute fraîche à la salle de sport, avec bien 15 minutes d'avance, et pas déjà en sueur à cause du sprint depuis le métro
- glandouiller, procrastiner, rêvasser, au choix, parce que, zut, chuis en  vacances !
- me sortir Roch Voisine de la tête (ahhhh, grands moments d'émotions boutonneux quand même, "...avant de partir, laisse-moi dormir tout contre toââââ...")
- réaliser à 23h35 que j'aurais bien aimé me revisionner la 1ère saison de The Big Bang Theory, hésiter 30 secondes à redémarrer le PC pour tout transférer sur mon disque dur portable, puis renoncer, et délirer ("bof, y'aura bien des trucs corrects à la télé"..., je sais, suis bonne à enfermer, mais c'était très tard, faut pas m'en vouloir)
- je crois que j'oublie un truc... ah oui, faire ma mes valises
- rechercher mon maillot que j'ai si bien et si consciencieusement rangé il y a peu
- perdre 20 minutes à retourner tout le contenu de mes tiroirs, à hurler tous les jurons qui me passent par la tête (c'est dingue toutes les grossièretés que je peux connaître ! ^^)
- retrouver cette saleté de maillot rangé bien en évidence dans le seul tiroir où je pensais qu'il ne pouvait pas se trouver
- re-perdre 20 minutes à ranger les tiroirs précédemment éventrés
- checker les 3 kilos de chargeurs et câbles en tout genre : téléphone, PC, appareil photo, MP3, disque dur... un Surcouf à moi toute seule
- hésiter entre prendre une paire de chaussures supplémentaire et les 5 kilos de livres... choisir les livres (en plus, ça fait les biscotos)
- ne pas oublier de me coucher tôt parce que faudrait pas que je rate le train demain matin (si tu suis bien, tu te rendras compte qu'il est approximativement minuit et des brouettes, donc déjà demain, quand je me fais cette remarque frappée au coin du bon sens)
- et surtout, surtout, vider le frigo (là, je me permets de ne pas respecter scrupuleusement l'ordre chronologique précédemment établi, histoire de faire le lien, l'air de rien, avec la recette qui vient... on a le sens de la narration ou on ne l'a pas !). 

Me reste 4 tomates, 2 œufs et un fond de yaourt au soja. Salade de tomates et œufs durs ? Tu rigoles ou quoi, tu es sur un blog de cuisine sérieux, qu'est-ce que tu crois ?!? Omelette aux tomates ? Nan, trop facile. 
Bon, je ressors mon arme fatale alors : le MUFFIN. 


Mini-muffins aux tomates


Pour 25 mini-muffins

140 g de farine semi-complète
100 g de sucre complet
70 g de yaourt au soja nature
2 œufs
5 g de poudre à lever
Sauce tomate
4 tomates
1/2 oignon
4 grosses cs de sucre complet
1,5 cc de raz el hanout
huile d'olive

Commencer par faire la sauce tomate. 
Peler et émincer l'oignon. Chauffer 1 cs d'huile d'olive et faire revenir doucement l'oignon. 
Peler les tomates et les découper en quartiers. Quand l'oignon est transparent, ajouter les tomates et augmenter le feu. Le baisser dès que des bulles apparaissent et ajouter alors le sucre. Bien remuer et laisser compoter à feu doux environ 15 minutes. Incorporer enfin le raz el hanout. Remuer de nouveau et prolonger la cuisson de 5 minutes.

Préchauffer le four à 190°C.
Battre les œufs et le sucre jusqu'à ce que le ménage double de volume. Ajouter le yaourt. Puis la farine et la poudre à lever tamisées.
Dans de mini-moules à muffin, mettre 1 cc de pâte, 1 cc de sauce tomates, puis une autre cc de pâte.
Cuire à peine 10 minutes.

Tout à fait réalisable en version "adulte". Cuire alors au moins 15 minutes.
Je préfère utiliser du sucre complet car il est bien moins agressif au goût que le sucre blanc (et nutritionnellement plus intéressant aussi). De fait, ces muffins passent très bien à l'apéro!

lundi 9 août 2010

En vrac


Mais qu'est-ce-que je fais déjà là moi, à blogotter dès potron-minet ?!? Le premier jour de mes vacances en plus !! Je cuve mon insomnie pardi. Pas une vraie de vraie non plus. Je suis sushi ascendant marmotte, il ne faut jamais l'oublier. Mais mon traditionnel réveil à 4h34 (ou 12 ou 23, au choix). Comme ça. D'un coup d'un seul. Prête à sauter dans la douche et gambader d'un pas alerte et follement élégant jusqu'au métro (on peut toujours rêver, non ?). Pour, une fois mes indispensables lunettes bien à leur place (sur mon nez, tu l'auras compris... oui Tombouctou est bigleuse...), découvrir, presque déçue, que je suis en avance de 2-3h. "Bon, je fais quoi moi maintenant ?", telle est la dramatique interrogation qui me taraude dès lors. Généralement, je me tourne et retourne dans mon lit, attendant 6h14 que le sommeil me revienne. Ou bien, je lis, j'écris, voire même je cuisine... no comment... :-[

Mais justement, aujourd'hui, c'est les vacances. Donc, toute cette affaire perd considérablement de son côté dramatique. J'ai du temps, il fait presque beau... hop, c'est parti pour un p'tit déj' au lit, fenêtre ouverte sur un coin de ciel bleu (NB : ça, le bleu, c'était valable à 7h, plus maintenant :-( ). Quelques tartines et bonnes confitures, des litres de thé Breakfast... vive l'insomnie ! :-)

Néanmoins, malgré ces réjouissances matinales, je vais sûrement être un peu en vrac toute la journée. Pas si inhabituel finalement. Je vais continuer sur ma lancée : hier, partie pour faire des muffins, je me suis retrouvée avec des cookies. :| 
Par quel miracle me diras-tu ? Pas grand chose finalement : la tête plus concentrée sur la musique (y'a qu'à cliquer juste en dessous) que sur autre chose,  comme souvent.
Ce à quoi il faut ajouter une recette de mon cru hasardeusement notée et hop, on obtient une pâte visiblement bien trop compacte pour être "coulée" dans des moules à muffins. "Pô grave, j'vais faire des cookies !" (oui, j'étais particulièrement optimiste hier, et ce n'est pas ce petit contretemps, manifestement signe de ma sénilité précoce qui aurait pu me mettre à mal). Au final, ces petites inattentions sont dignes des sœurs Tatin.


Cookies amandes-citron




Pour une vingtaine de biscuits


25 cl de flocons d'avoine
15 cl de lait d'amandes
180 g de farine semi-complète
180 g de sucre roux
100 g de purée d'amandes
5 g de poudre à lever
le jus de 2 citrons (environ 10 cl)
le zeste d'un citron
1 cc de sel 

Laver les citrons, les presser et récupérer un zeste.
Faire tremper les flocons d'avoine dans le jus de citron et le lait d'amandes préalablement chauffé pendant 15 minutes.
Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à lever, le sucre, le sel et la purée d'amandes. Ajouter les flocons, puis le zeste finement ciselé.
Former une boule de pâte. Réserver au frais au moins 30 minutes.
Préchauffer le four à 180°C.
Disposer de petites boules de pâtes un peu aplaties sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Cuire 15-20 minutes.

Un bon sauvetage... à améliorer sans doute.


Chic, c'est le matin !
(où l'on devine mon mug de psychopathe...)


jeudi 5 août 2010

Un peu de douceur


Veille de vacances : mon cerveau se liquéfie à vue d'œil, tout prêt à basculer en mode OFF pour 3 semaines. Mais non, non, non, il faut encore tenir. Un peu. Faire au moins semblant. Alors, bien calée dans mon fauteuil, les deux mains délicatement posées sur mon clavier, fixant mon écran droit dans le blanc des yeux, je prends mon air le plus concentré. Et, griotte sur le muffin, je mets en œuvre tout le savoir-faire professionnel accumulé au fil des ans et des enchaînements de réunions interminables en plein après-midi : je dors les yeux ouverts ! Tu crois que je suis là, mais non, suis partie. Ailleurs. Loin. Dans un monde plus doux, duveteux et douillet. Dans mon lit quoi ! Avec une Ode à la flemmardise tranquille qui gazouille dans ma tête.

Même les mots se font désirer. Comme s'ils étaient collés au fond de mon esprit, victimes d'un accès subit de timidité. "Allez quoi, sortez de là bon sang, faut que je nourrisse mon blog moi !!!" 
La bonne nouvelle, c'est que l'inspiration culinaire, elle, est bien active. A ma grande joie, je viens de passer plusieurs soirées à cuisiner jusqu'à pas d'heure (si, si, c'est vrai, j'adore ça, surtout qu'après une bonne séance de step, j'ai une patate pas possible et que je ne peux de toute façon pas dormir avant minuit bien tapé).
Donc, mesure d'urgence : musique qui remue sur les oreilles (depuis que j'ai découvert Mother Mother, j'écoute en boucle, presque au détriment de Muse, c'est dire!) et mise en place d'un objectif clair et précis, finir ce billet avant la pause déj'.

Je crois que je tiens le bon bout. Heureusement, car mon estomac commence à se manifester bruyamment. Mais je ne peux décemment pas te laisser là, juste avant la découverte de la recette du jour, sans parler de Proust. Ce ne serait pas pro du tout. 
Pourquoi, moi qui suis fan de Paul Auster et de Haruki Murakami, je me mets à vouloir parler du célèbre moustachu ? Juste à cause de mes madeleines. Normalement, quand on dit "madeleine" on pense "Proust". C'est automatique, c'est pavlovien, ancré en chacun de nous depuis le collège. Alors oui, je pense aux célèbres madeleines (et pas nécessairement à Proust, because j'ai pas lu). Et surtout aux souvenirs qui peuvent ressurgir comme ça, au détour d'une odeur, d'un goût. Et nous faire remonter le temps en une nanoseconde. Un voyage spatio-temporel de l'émotion, quand la vue de prunes au supermarché me refait penser à maman faisant sa tarte aux reines-claudes. Et que je me brûlais la langue, ne pouvant attendre que les fruits refroidissent.

D'ailleurs, les reines-claudes, elles vont bientôt passer par ici.


Madeleines amandes-chocolat


Pour une trentaine de madeleines

3 œufs
120 g de purée d'amandes
80 g d'amandes en poudre
120 g de tofu soyeux
150 g de farine semi-complète
150 g de sucre roux
1 cc de poudre à lever
5 cs de lait d'amande
chocolat au lait

Bien mélanger le tofu et le lait. Battre les œufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange double de volume. Ajouter la farine et la poudre à lever tamisées. Puis la poudre d'amandes, le mélange tofu-lait et la purée d'amandes. Bien mélanger.
Réserver 1 heure au réfrigérateur.
Pendant ce temps, préchauffer le four à 220°C. 
Répartir la pâte dans les empreintes et y enfoncer un carreau de chocolat.
Cuire environ 6 minutes. Puis, dès que la bosse commence à se former 4 minutes à 180°C.
Si, comme dans mon cas, la bosse ne vient pas :-((, ne pas dépasser les 10 minutes de cuisson.

A la base, il s'agit de la recette de madeleines à la ricotta de Sandra, que j'ai librement adaptée à mes obsessions (tofu, pâte végétale...).
J'ai un four vraiment pas de toute jeunesse, et qui aime bien noircir tout ce que je lui donne à consommer, histoire de marquer son territoire. Donc, mes madeleines sont moches, il faut bien le reconnaître. Mais très bonnes ! C'est l'essentiel, non ?

lundi 2 août 2010

Seule au monde


1er août, Paris, enfin, ils sont partis ! Pffff, envolés comme une nuée de moineaux. Ils ont certes été remplacés par quelques succédanés rougeauds et au ralenti. Mais dans des proportions bien moindre. Ce qui me laisse suffisamment d'espace. 
Je veux parler des parisiens, évidemment. Comme toujours au mois d'août, les rues, les métros, les bars se vident. Bon, pour les bars, faut dire qu'ils ferment aussi! (ça, c'est le seul inconvénient de cette période). Pour le reste, la ville est à moi. 

J'accepte quand même de la partager avec les touristes. Sans problème car on ne fréquente pas les mêmes quartiers. Et aussi avec les travailleurs sans enfant acharnés qui partiront en vacances plus tard. Je vais pouvoir crier "I am the Queen of the world" en plein milieu de la rue de Rivoli (oui, j'avoue, j'ai une petite tendance mégalo tapie bien au fond de moi). Sans avoir pour autant de graves tendances suicidaires.
Si tu ne connais pas Paris, imagine une rue aussi pleine de monde qu'à Nîmes en pleine féria, à l'heure de la sortie de la corrida. ... Hum, si tu ne connais pas Nîmes non plus, imagine juste une rue noire de monde, aux voitures klaxonnantes, aux gens pressés. Le genre de situation où tu regrettes amèrement que nos scientifiques n'aient pas encore inventé un système de téléportation perso. Histoire de partir très loin et très vite !

Août à Paris, c'est finalement le meilleur moment pour pleinement apprécier la ville, découvrir les bons endroits, plus ou moins connus. Et flâner le nez en l'air.

La recette du jour n'a absolument rien à voir avec mes élucubrations. Souvent, j'arrive à retomber sur mes pattes et à faire le lien entre plume et fouet. Mais pas aujourd'hui. 
J'ai testé la recette de "macarons japonais" de Laure Kié, présentée dans Ma Petite Cuisine Japonaise. ça faisait un moment que je tournais autour mais sans avoir le temps. Là, une mangue excessivement ferme m'a donné l'occasion de passer à l'acte. Un bon moyen de retrouver un peu de tendresse tout en profitant du bon goût de la mangue.


Cubes à la mangue



Pour une douzaine de cubes

une demi-mangue
2 g d'agar-agar
15 cl de lait végétal (d'avoine dans mon cas)
2 cs de purée d'amandes
2 cs de sucre roux

Peler et découper la mangue. La réduire en purée à l'aide d'un mixer.
Dans une casserole, porter à ébullition le lait, l'agar-agar et le sucre. Baisser le feu et remuer pendant 30 secondes environ. Retirer du feu. 
Ajouter les autres ingrédients, puis passer de nouveau au mixeur. 
Répartir la préparation dans des bacs à glaçons, faire refroidir à température ambiante puis mettre au frais au moins une heure. 

Tout simple. Et ça se mange comme un rien, avec les doigts ou dans un yaourt. Très rigolo à picorer ! :-)
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