lundi 29 novembre 2010

Trois fois rien


C'est exactement ce que fièrement j'annonçais avoir à déménager. Rien d'aberrant : je vis depuis un an dans une chambre de 14 m², en collocation. J'ai quelques livres, des disques et 2-3 moules à gâteaux. Quelques vêtements et autres accessoires. Tu penses bien que mon changement de domicile était donc prévu pour durer, quoi, 2 heures. Et encore, je pensais être large.
Mais voilà. Rien n'est jamais aussi simple. Et, comme le dit M, "3 fois rien, c'est déjà beaucoup!". Pour être précise, plus de 10 cartons et 2 valises. Sans compter tous les machins inrangeables qu'il va falloir traîner au bout des doigts.

Pour alléger un minimum la tâche de mes valeureux (encore, mais plus pour très longtemps) amis déménageurs, j'ai entrepris de vider le frigo et mon étagère à victuailles. Culinairement parlant, ça peut donner des choses intéressantes, comme un curry au tofu... sans curry (mais avec beaucoup de noix de coco et de curcuma^^). 

C'est aussi l'occasion de faire enfin le gâteau de ma grand-mère, celui en prévision duquel j'ai toujours un paquet de biscuit Thé en réserve. Ce n'est pas une recette révolutionnaire. Juste une grande dose de plaisir et de souvenirs. Parce que ma grand-mère, je l'adorais. "Comme toutes les grands-mères!" me diras-tu. Oui...mais non. Après tout les grands-mères sont des êtres humains comme les autres et, tout petit-enfant vénéré et adulé que l'on soit, on peut avoir plus ou moins d'affinités avec cette maman de notre maman (euh, oui, je te parle de ma grand-mère maternelle là, tu l'auras compris).

Et toi aussi, tu te dois d'adorer ma grand-mère (mamée Alice pour les intimes). Car c'est grâce à elle que j'en suis là aujourd'hui, à partager avec toi mes idées et envies. C'est elle qui m'a transmis le gène, donné le goût. Sans rien faire de très particulier. En m'invitant à cuisiner avec elle. En m'apprenant que c'est un bon moyen de dire aux autres tout l'amour que l'on a pour eux.


Gâteau au chocolat d'Alice




Pour un gâteau

1 paquet de biscuits Thé
de la crème au chocolat
du cacao
un petit café serré
du chocolat noir

Normalement, on utilise une crème au beurre au chocolat pour cette recette. Mais j'ai voulu l'alléger un peu. La crème vegan de Mlle Pigut fait très très bien l'affaire. J'ai juste mis une cs de crème de riz en plus, et une bonne cs de cacao. 

Ensuite, c'est simple. Il faut rapidement tremper un biscuit dans le café. Tapisser le fond d'un plat avec 6 ou 8 biscuits. Répartir une couche de crème. Puis recouvrir de biscuits, de crème, de biscuits... jusqu'à plus soif. 
Terminer le gâteau en le recouvrant de chocolat noir fondu.
Et laisser prendre une nuit au réfrigérateur.
Au moment de servir, on peut saupoudrer de cacao pour renforcer le goût.

Un grand bonheur en 3 petites minutes.
Quand je disais que trois fois rien, c'est déjà beaucoup ! :)






dimanche 21 novembre 2010

Victimes de la mode


Les choses sont quand même mal faites. Pendant plusieurs mois, je ne vais endurer que le bien trop célèbre métro/boulot/(step'o)/boulot. En engrangeant une bonne dose de culturo-culpabilité que seule la lecture bi-quotidienne d'un livre viendra alléger.

Puis, d'un coup d'un seul, c'est la panique. 
Resto, apéro, concerts...tout s’enchaîne. Ce qui donne, en quelques jours : 
- théâtre : Lulu, une tragédie-monstre. (Je ne me sens pas suffisamment douée pour la résumer, surtout que c'est très bien fait ici). 4 heures quand même la pièce, c'est conséquent comme rattrapage culturel, non ? Mais, ça en valait la peine.
- apéro japonais, ou Isakaya. Ici, très chouette dégustation de saké avec les petites bouchées idoines. Penser à prévoir l'escort-boy alcoolo-négatif pour le retour.
- concert n°1 : Mark Ronson. Bien, à son niveau. Quasiment le 1er concert dont je sois ressortie en ayant un drôle de sentiment, inhabituel...comment dire...celui d'avoir préféré la 1ère partie. Faut dire que ça déménageait sacrément !
- concert n°2 : M !!!!!!!!!! (je l'aime, je l'adore, c'est le plus grand, le meilleur, le plus beau... euh non, p't'tre pas quand même^^). 

Au milieu de tout ça, je dois bosser un peu. Voire même beaucoup. Et comme Tombouctou n'a plus 20 ans, y'a des "matins chagrins" comme on dit.
Mais j'oublie ma fatigue quand le DJ bouche-trou remballe son matos de boîte à musique humaine, que les lumières se baissent, que les bouchons en mousse rose fluo viennent compléter ma parure. Et que les nénettes assises devant moi dégainent leur smartphones.

Que la vie de cette génération virtualisante est triste ! Sont obligées de regarder le concert sur un écran de 2-3 pouces alors qu'il se déroule à l'échelle 1:1 juste sous leur nez. Et ce doit être drôlement difficile de filmer correctement en tenant son appareil de la main gauche, la droite s'activant au son de la musique. Tu vois le truc, quand tu fais "wesh, wesh" en rythme. Question de mode.

Mais qui suis-je pour critiquer ? Moi qui te propose une 1249ème recette de confiture de châtaignes ? Car oui, je ne suis ni la 1ère, ni sûrement la dernière, à livrer ma version de la chose. Saisonnalité oblige.
J'ai hésité un moment. Rien de très original à soumettre. Puis j'ai goûté le résultat de ma soirée d'épluchage. "Rhô, c'est bon ça!". C'était largement bloggable même (auto-jetage de fleurs au passage, ça ne fait jamais de mal). Alors voilà. C'est tout bête (des marrons, de l'eau, du sucre... et une bonne dose de patience), mais c'est très bon.




Confiture de châtaignes



Pour 2 pots

500 g de châtaignes (soit environ 400 g de chair)
200 ml d'eau
100 ml de (bon) lait soja vanille
200 g de sucre complet
une pincée de gingembre

Entailler les châtaignes. Les cuire 10 minutes dans un grand volume d'eau bouillante. Les peler. Cette phase est plus simple si on laisse les châtaignes dans un peu d'eau afin qu'elles ne sèchent pas. 
Dans une casserole, les écraser grossièrement à la fourchette. Ajouter l'eau, le lait et le sucre. Porter à ébullition. Puis cuire à feu doux 15 minutes. En fin de cuisson, ajouter le gingembre, et un peu d'eau si la consistance est trop compacte.
Mixer à l'aide d'un mixeur plongeant.
Mettre immédiatement en pot et les retourner jusqu'à complet refroidissement.


C'est Ika qui m'a donné envie de me lancer dans cette "expérience" que je redoutais tant. Ce n'est finalement pas si difficile, seulement un peu fastidieux. Et il est vrai que j'ai connu bien pire (souvenir ému, et douloureux, d'un sabayon au champagne... on ne m'y reprendra plus !).



lundi 15 novembre 2010

Jour de fête


Souviens-toi
Il y a quelques temps, je me lançais dans la recherche du nid idéal qui me permettrait de me poser sereinement après plusieurs années plutôt mouvementées.
Et bien voilà, c'est fait. 
ENFIN !!! 
Parce que si tu fais le compte, cela fait presque 3 mois que je ronge mon frein, cours dans Paris en tous sens, et passe mes pauses déjeuner dans le métro en engloutissant des sandwichs pas toujours inspirés.

Mes cris de joie résonnent encore dans les ruelles de mon quartier. Motivés par le soulagement. Et aussi, surtout même, par une caractéristique précise de mon nouveau domaine : la cuisine. Qui, comme je l'espérais, n'est pas cachée dans un placard. Mais une vraie, avec rangements, plan de travail et bar.

Je l'ai trouvée, finalement, ma grande cuisine avec coin nuit !! :-)

Ce billet est court. Je voulais juste te faire partager ma joie. T'avertir aussi : le p'tit sushi va sûrement tourner au ralenti quelques semaines durant. Le temps de m'installer dans mon nouveau chez moi.
Puis profiter de l'occasion pour te présenter une variation de mes petits muffins goût Nutella réalisée hier au soir (d'où les photos en "mode nuit"...désolée) pour mes collègues.


Muffins cacahuète-caramel




Pour une quinzaine de mini-muffins

100 g de chocolat noir
75 g de sucre complet
75 g de purée d'arachides
4 cs de yaourt de soja
2 cs de Maïzena
2 petits œufs
des caramels au beurre salé


Préchauffer le four à 180/200°C.
Faire fondre le chocolat, au bain-marie ou au micro-ondes. Ajouter la purée d'arachides, puis le sucre, le yaourt, la Maïzena. Et enfin les œufs un par un.
Bien mélanger.
Couper les caramels en 4 (ou 2 pour les gourmands).
Déposer une cuillère de pâte dans de petites caissettes. Y enfoncer un morceau de caramel et couvrir avec une autre petite cuillerée d'appareil.
Enfourner pour 5 minutes environ.
Stopper la cuisson dès que le caramel fait des bulles.
Laisser refroidir avant de déguster, sinon gare à la brûlure de langue !


La version chapeautée d'une noisette également photographiée est celle précédemment postée, agrémentée d'une noisette caramélisée. Pour ce faire, j'ai suivi la recette de La Curieuse (sans l'étape chocolat blanc).

jeudi 11 novembre 2010

Quelle courge !!


Une pluie ininterrompue depuis plusieurs jours. Une luminosité diurne plus que faiblarde et qui disparaît bien vite à peine l'heure du goûter passé... C'est une signe. L'ambiance est propice. Il faut que je te parle à nouveau de livres. 
Précisément des romans policiers d'Arnaldur Indridason, auteur islandais que j'ai découvert un peu par hasard. 
Comme beaucoup, on m'avait vanté les mérites des auteurs de polars nordiques. Je suis donc allée errer dans le rayon adéquat de mon libraire préféré, et c'est Arnaldur qui a gagné. Son nom m'a plu. Le 4ème de couv' aussi. C'était plié.
J'aime beaucoup traîner ainsi, sans but, dans les rayonnages. Avec cette impression que, finalement, c'est le livre qui m'a choisie et non l'inverse. Jusqu'à présent, je n'ai fait que de bonnes rencontres (d'ailleurs, j'aimerais bien savoir pourquoi ça ne fonctionne pas aussi bien avec les humains...!?!).

Mais revenons à Arni. 
Pour le moment, j'ai lu 3 de ses ouvrages. La Cité des Jarres, La Voix et La femme en vert.
Comment le résumer en quelques mots ? Ses livres sont des polars et pourtant, tu n'as pas l'impression de lire un roman policier. Ou pas que. Surtout avec La femme en vert.
Alors oui, il y a un cadavre. Présent dès le début d'ailleurs. On cherche le coupable, forcément. Mais ce n'est pas l'intrigue policière qui tient le récit. Ce sont plutôt les personnages. Leurs vies. Leurs peurs et interrogations. Les drames familiaux ou sociaux que chacun tente de dissimuler. La mémoire est au centre de tout. La manière dont elle se transmet, ou pas. Et dont chaque individualité se façonne autour d'elle.
Avec, en trame de fond, l'histoire personnelle du "héros", Erlendur, inspecteur de police efficace et tourmenté. Un homme bourru et solitaire qui devient fatalement attachant au fur et à mesure des récits et du dévoilement de ses failles.

Chez Indridason, tu retrouveras également mon pêché mignon : la double narration, l'imbrication de deux récits (ou plus, notamment chez Margaret Atwood, Ze Queen en la matière) qui évoluent en parallèle, tout en se rapprochant lentement mais inexorablement. Quand l'auteur maîtrise son affaire, c'est un réel plaisir.
Avec La femme en vert, le pari est plus que gagné. 
A sa lecture, j'ai de plus eu la surprise de découvrir un récit très fort, sans complaisance ni pathos larmoyant sur la violence domestique.

Du vrai et beau roman noir. 

Logiquement, j'aurais dû accompagner ce rapide billet d'une recette islandaise. Mais, grand trou noir. 
Et toi, dis-moi, tu y connais quelque chose à la gastronomie islandaise ?
Tu auras donc droit à de la courge spaghetti, façon Tombouctou. 
Je m'explique.
A l'origine, cette courge spaghetti devait être accompagnée d'une "sauce Alfredo" à l'ail. Au moment d'attaquer la bestiole, je réalise, stupéfaite, que j'ai oublié le parmesan. Impossible de faire une sauce Alfredo sans parmesan !!!
Je fouille alors dans mes livres et trouve une recette de nouilles soba au sésame dans un de mes favoris, Ma petite cuisine japonaise.
"Pas bête ça!"
Le parmesan a donc été avantageusement remplacé par de la purée de sésame.


Courge spaghetti au sésame



Pour 2 personnes

1 petite courge spaghetti
20 cl de crème épaisse
3 gousses d'ail
3 cc de purée de sésame
huile de sésame
gomasio (mélange japonais de sésame et de sel)

Cuire la courge dans un grand volume d'eau à petit bouillon pendant 3/4 d'heure environ, jusqu'à ce que la lame d'un couteau pénètre facilement dans la chair.
La poser sur une planche et la couper dans le sens de la longueur, pour obtenir des fibres plus longues, comme des spaghettis. Enlever les graines et défaire délicatement la chair à l'aide d'une fourchette. Réserver les "spaghettis".
Éplucher l'ail et l'émincer. Dans un petite casserole, faire chauffer 1 cs d'huile de sésame et faire blondir l'ail. Sur feu doux, ajouter la crème, puis la purée de sésame. Bien mélanger.
Réchauffer les "spaghettis" si nécessaire, les mettre dans un plat creux, ajouter la sauce et mélanger délicatement.
Servir immédiatement, après avoir saupoudrer de gomasio.

Avec les restes de chair (au contact de la peau), j'ai improvisé des mini-muffins sucrés avec des noisettes et du chocolat. Ils n'ont pas fait un pli mais la recette mérite d'être améliorée avant que je ne te la livre.



lundi 8 novembre 2010

Rencontres du 3ème type


Samedi matin. Après un sommeil enfin raisonnablement réparateur (une bonne nuit de 9 heures, faut au moins ça), une idée saugrenue a germé dans ma tête. "Tiens, si j'achetais du tissu pour habiller le p'tit sushi!" 
C'est vrai, jusqu'à présent, ma déco, je la fais avec des bouts de ficelles. Tu ne peux même pas imaginer à quel point c'est artisanal. J'en profite d'ailleurs pour remercier tous ceux sans qui ce miracle sans cesse renouvelé ne serait pas possible : les cadrages macro de Canon, les effets "flous" de Picasa et la gomme de Gimp (quand un doigt a négligemment traîné sur l'objectif).
C'est donc d'un pas volontaire que je me suis dirigée vers le premier endroit pertinent qui me soit venu à l'esprit : le rayon mercerie du BHV.
Et là, si tu me connais un peu, tu comprends tout de suite qu'il y avait quelque chose en Tombouctou qui ne tournait pas rond ce matin-là. Car je suis autant à ma place au milieu des bobines et des ruflettes (aim' bien ce mot) que l'Homme Parisien, accro au Iphone et ne sachant marcher que sur un tapis roulant, peut l'être au milieu d'un élevage de taureaux camarguais et de ses nuages de moustiques humides. 

Y'a comme un hiatus congénital.

Je connais bien les gestes qui sauvent : coudre un bouton, rafistoler une maille de collant (oui, "rafistoler", car avec moi on est plus proche du bricolage que de la couture). Au-delà, c'est ma Terra Incognita à moi.
Malgré tout, me voilà au milieu des rubans et des coupons. Et surtout de vraies pasionarias du dé à coudre. Qui passent de la curiosité bienveillante à la pitié affligée quand elles réalisent à quel point je n'y capte rien. Hé oui, c'est pas parce qu'on est une fille qu'on a nécessairement le gêne du surpiqué. Moi, j'ai choisi cuisine, option Wii.

J'ai finalement survécu. Mais n'ai rien trouvé de seyant.
Tiens, petite précision qui pourra t'être utile : samedi pluvieux + soldes + BHV = MAUVAISE IDEE !!!!

Fin d'aprème, 2-3 petites trouvailles dans mon sac, je croyais en avoir fini avec les expériences d'un autre type. Quand je me fais arrêter par deux touristes italiens. 
Ah oui, faut le savoir, je dois avoir une tête de TomTom. Je sers de guide Mappy au moins une fois par semaine depuis que j'habite Paris. Aux risques et périls de l'utilisateur vu que ça ne fait qu'un an que je suis installée ici.
Eux, ce n'est pas une rue qu'ils cherchent. Ils veulent un t-shirt de Paris "è Sin Germin" ou un magasin de sport. 
Et là, c'est moi qui ai déraillé. Toute seule. 
Je commence à leur expliquer qu'ils ne sont pas sur la bonne rive (BHV = rive droite, quartier de St Germain = rive gauche). Mais comme ils ne comprennent pas tout, je saute directement au plan pour aller au magasin de sport le plus proche. 

Et puis d'abord, c'est quoi le rapport entre Sartre, l'existentialisme jazzien et Decathlon ?

Satisfaite du devoir accompli, je reprends mon chemin. Et je comprends ! Je viens de vivre une expérience para-normale : j'ai parlé à des Italiens (sûrement les deux seuls de leur espèce) qui étaient prêts à traverser Paris, de nuit, sous la pluie, pour acheter un maillot du PSG !!!! 
Roswell à côté, c'est de la roupie de sansonnet !

Après toutes ces émotions, j'avais envie de grignoter un truc simple, pas farfelu et bien réconfortant. Des ohagi, forcément. ^^
(ou boulettes de riz, mais c'est moins joli)


Ohagi macha-citron


Pour une quinzaine de boulettes

200 g de riz cuit à la japonaise
4-5 cs de sirop de thé vert
de la gelée de citron (tu peux aussi utiliser mon lemon curd, ou de la marmelade toute prête)

Pour le sirop
100g de sucre
10 cl d'eau
1 cc de thé macha

Pour la gelée
4 citrons bio
5 cs de sucre complet
2g d'agar-agar

Commencer par faire la gelée. 
Récupérer le jus des citrons, et éventuellement les zestes pour obtenir un goût plus prononcé. Porter le jus à ébullition. Ajouter le sucre et les zestes le cas échéant. Puis l'agar-agar en pluie. Laisser bouillir encore 30 secondes puis verser dans un récipient, à fond plat de préférence. Laisser refroidir.

Ensuite le sirop. 
Dans une casserole, mélanger l'eau et le sucre. Porter à ébullition et laisser sur feu vif pendant une bonne minute. 
Hors du feu, ajouter le thé macha en pluie (sinon gare aux grumeaux de thé!). Bien mélanger et ajuster la dose de thé suivant son goût.

Réaliser enfin les boulettes.
La technique est très bien expliquée ici. C'est autour de la 28ème minute.
Mélanger délicatement le sirop et le riz.
Réaliser des boulettes à l'aide d'un linge. Cela évite d'avoir du riz collant plein les mains. Faire une petite corolle de riz dans la paume de la main. Farcir avec une noisette de gelée au citron. Puis refermer la boulette.
Déposer dans un plat et laisser reposer au moins une heure avant dégustation.
Pour les transporter, ou les conserver, il suffit de les enrouler dans du film alimentaire, comme un bonbon.

C'est très bon, mais je trouve qu'on ne sent pas assez le goût du thé que j'adore. Les prochaines seront donc inversées : sirop au citron et gelée au thé vert.


jeudi 4 novembre 2010

Ça sent le réchauffé


Ce risotto, ça fait bien trois semaines qu'il attend gentiment son tour. Mais il n'a pas eu de chance. Ou alors pas assez de biscotos pour défendre sa place dans la file d'attente. Du coup, il s'est fait marcher sur les pieds et voler la vedette par les p'tits bonhommes, les carottes orientalistes et autres. Mais ce soir je dis stop. C'est qu'il ne va plus être mangeable à force !
Alors voilà... 
...
STOOOOP !
...
...
Quoi ?
... 
ça suffit pas ? 
Comment ça faut que je trouve autre chose à raconter ?
Pffff... (je crois bien que je la case dans chaque billet cette interjection...pas glorieux).

Écoute, je te comprends. C'est ma faute. Je t'ai habitué à un certain standing, il faut bien le reconnaître.^^
Mais, sérieusement, est-ce que tu crois que quelque chose d'un tant soit peu pertinent peut sortir d'un cerveau réduit à l'état d'une bouillie de bébé ?
Allez, je sais que tu as la réponse.
Hé oui, c'est bien ce à quoi tu penses. N-O-N.

Les idées sont là. En vrac. Elles jouent aux auto-tamponneuses (ou -nantes, ça dépend des écoles) dans ma tête. L'une chassant l'autre sans aucune constante dans la trajectoire. Surtout quand c'est moi qui suis aux commandes. J'ai jamais réellement compris comment ça se pilotait ces machins. Donc, c'est dire si mes mots s'échappent en tous sens ce soir.
Je me fais l'effet d'être à la chasse aux papillons, essayant de récupérer 2-3 égarés dans mon filet. Percé le filet, hein, forcément.

Et puis, je dois bien te l'avouer, j'ai une petite chose qui me titille dans un coin de la tête. Me distrait. Une fine voix qui me presse de finir pour aller ouvrir ce Fluide G. qui a patiemment attendu toute la journée dans mon sac (wouèè, je ne lis pas que des trucs sérieux avec tout plein de mots au cm²). Patiemment mais assurément pas gentiment : il a dû se battre avec mon porte-monnaie, il est tout froissé.

Rappelle-toi aussi qu'un risotto, ça n'attend pas, ça ne réchauffe pas, ça se mange dans l'instant !


Risotto aux poires et au roquefort



Pour 2 personnes

150g de riz Arborio
1 poire
40g de roquefort
1/2 échalote
1/2 l de bouillon de légumes (1/2 l d'eau + 1/2 bouillon cube)
10 cl de vin blanc sec
1 noisette de beurre
1 cc de gingembre
huile d'olive
sel, poivre

Laver la poire et la couper en cubes. La faire revenir dans une poêle à feu moyen avec le beurre, le gingembre et une pincée de sel. Réserver.

Dans une casserole, faire colorer l'échalote émincée dans un peu d'huile d'olive. Verser le riz. Le faire revenir à feu vif jusqu'à ce qu'il devienne nacré (2 minutes environ). Mouiller avec le vin et laisser évaporer en remuant. Ajouter une première louche de bouillon très chaud et poursuivre la cuisson à feu moyen, en versant du bouillon (maintenu chaud) au fur et à mesure que le riz l'absorbe en mélangeant régulièrement.
Quand il ne reste plus qu'une louche, ajouter les cubes de poire et terminer la cuisson.

Hors du feu, incorporer le roquefort en miettes. Couvrir et laisser reposer 2 minutes. Servir bien chaud.





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