lundi 21 février 2011

Sunshine Express


Tadaaam, suis déjà de retour ! ça faisait un moment que je n'avais pas publié de manière aussi rapprochée. ça fait du bien ! :)

Petit billet pas prévu du tout pour le coup. Pour répondre à l'envie du moment. 
Celle qui me pousse à vouloir chérir chaque nouveau venu chez le p'tit sushi. Et il y en a eu pas mal ce w-e !! 
Celle de partager ma soirée, passée entre casserole et PC. Ce cher moment que j'ai attendu, désiré, espéré toute la journée. Pas parce que seule la cuisine me fait vibrer. Mais parce que je savais que ce soir, enfin, j'allais de nouveau être dans mon élément, à mon rythme. Et faire quelque chose de plus épanouissant que de cliquer névrotiquement sur un mulot. Tout en m'enfilant une dose inconsidérée de caféine. Seul moyen d'afficher un regard un tant soit peu vivant aujourd'hui. 

Les autres jours aussi d'ailleurs. 

Je pense que, quand on en est à mon stade, à savoir celui où tu psalmodies "caféééé, caféééé, caféééé" pendant une bonne petite heure, temps que je mets à rejoindre mon lieu de servitude (et donc la cafetière qui va avec), on peut se considérer comme totalement accro et caféino-dépendant.
Ce qui, bien évidemment, m'a conduit, vers 16h, à la triste constatation que "mince, j'ai encore mal au ventre... comment se fait-ce ??"

Bref.

Tout ça pour t'expliquer que j'étais bien contente de me retrouver au calme ce soir (silence riche d'un bon fond musical), d'enfiler ma tenue de sorcière (ou de petit chimiste, c'est selon le point de vue) et de me lancer dans la concrétisation de ce que j'ai en tête depuis quelques jours. J'ai nommé la confiture d'ananas.
Je suis en pleine phase "besoin de soleil", l'ananas est mon erzats, Rose une de mes inspiratices.

Et le soleil fût!


Confiture d'ananas... rapide



Pour 2 pots moyens

500 g de chair d''ananas
200 g de sucre roux
1 cc de gingembre
1/2 cc de cannelle
le jus d'1 citron
1 cs de rhum
1/2 cc d'agar-agar

Couper et peler un demi-ananas. Enlever les yeux. Il doit rester environ 500 g de chair. La découper en cubes.
Dans une casserole, disposer l'ananas, le sucre, les épices et mouiller avec le jus de citron. Porter à ébullition à feu vif. Laisser bouillir environ 5 minutes.
Ôter les fruits et laisser le sirop réduire 2-3 minutes.
Remettre l'ananas dans la casserole et poursuivre la cuisson à feu vif 5 minutes. Ajouter le rhum et l'agar-agar en pluie. Bien mélanger. Laisser encore bouillir 2 minutes.
Remplir immédiatement les pots à confiture, les retourner et les laisser la tête en bas jusqu'à complet refroidissement.


Et là, attention magie, le soleil émerge du pot !
...
Quoi ?!? Y'a un souci ?? Non, je t'assure, je n'ai rien absorbé d'illicite. On a le droit de rêver un peu, non ? :)


jeudi 17 février 2011

Oublie-moi !



Je n'en peux plus, tu es décidément toujours là.
Mais laisse-moi tranquille à la fin !!! 
Tu es parti, tu as choisi...pourquoi est-ce que tu t'incrustes comme ça. 
Partout. 
Tout le temps. 
Dans la rue, dans le métro, dans mes pensées, dans mes rêves. Jusqu'au travail. Là encore, au détour d'un couloir, en relevant la tête sur un nouveau collègue, je te vois. Tu es là. A me narguer. Avec ton sourire en coin. Tes dents légèrement mal alignées. Ton teint si particulier. Même ta voix chaude me suit.

Je n'en peux plus.

Même lovée dans les bras accueillants et parfaits du Rat tu parviens à t'inviter dans ma tête.
Je pensais pourtant bien t'avoir éradiqué, exterminé, noyé dans les tréfonds de mon passé à coups de litres de larmes. Mais c'est qu'il sait nager le bougre !!!

Alors, dis-moi, toi l'amie, c'est quand qu'on est guérie ??? Est-ce qu'il y a un bon indicateur, un signe clair et net de la rémission définitive ? Parce que je pensais bien que la plaie était refermée, mais il semblerait que la cicatrisation soit plus qu'imparfaite.

Exposé des symptômes :
- Le voir partout moins de 5 fois par jour : +1
- Tiquer dès que j'entends son prénom, alors que ce n'est jamais de lui qu'il est question : -1
- Croire fermement que je vais le croiser en passant dans son quartier : -1
- Ne pas avoir de pincement au cœur en refaisant un chemin apprécié ensemble : +1
- Le maudire sur 15 générations dès que sa petite personne fait inopinément irruption dans la discussion, mais dire à mes copines "même pas mal". Avec le sourire, siouplé : -10
- Cherche une bonne excuse pour le contacter..."et mince, je ferais quoi s'il se pointait vraiment ? Euh...non, finalement, vais pas lui écrire, je serais bien emm*rdée s'il se montrait" : +10 (yeah!!)
- Admettre paisiblement (heum...) que la guérison ne sera jamais totale : +1
- Se dire que je ne retrouverai jamais un regard pareil : -1

Ah ben zut, score nul... c'est grave docteur?
Quel est ton diagnostic ?

Bon, pendant que tu réfléchis, on va grignoter un bout quand même. Et, parce que finalement y'a pas grand chose qui me déstabilise complètement (même un coup de poignard dans le ventre...enfin, pas trop longtemps), je te propose une recette "frigo vide et minutes comptées".


Petites boulettes tout légume



Pour une dizaine de boulettes

1 grosse carotte
1 gros panais
2 cs de farine de kamut
1 cs de farine de blé
1 cc de bicarbonate de soude
1 œuf
1 pincée de sel
huile végétale
sucre roux

Sauce d'accompagnement
du yaourt (de soja, grec, du fromage blanc...)
de la moutarde au miel et au vinaigre balsamique (de tonton P. en l'occurrence)

Peler, laver et râper les légumes. Dans un saladier, mélanger avec les farines, le bicarbonate, le sel. Puis l'oeuf. Et bien mélanger à la main.
Faire chauffer un bon fond d'huile dans un faitout. Prélever une cs de légumes et former une petite boule. Faire cuire à feu moyen en dorant toutes les faces.
Quand les boulettes sont bien dorées, les retirer de l'huile et les déposer sur une feuille de papier absorbant. 
Saupoudrer légèrement de sucre roux.

Mélanger 4 cs de yaourt et 1 cc de moutarde et servir avec les légumes.




Un bon moyen de donner une seconde vie à des légumes bien tristes depuis le temps qu'ils attendaient leur tour. Tu vas peut-être finir par te demander ce qu'il se passe avec mon frigo, tant je fais souvent référence au vide qui y règne. Je ne me suis pas lancée dans une phase de jeûne effréné, seul le temps me manque, pas l’appétit.


samedi 12 février 2011

De battre mon coeur s'est arrêté


Je t'avais promis le suite de mes envies tropicales dans la semaine. En me disant néanmoins, que, vu le taux d'occupation de mon cerveau en ce moment, j'allais avoir du mal à trouver mes mots.
Alors, j'ai tourné en rond, ruminé, griffonné des bouts de texte qui ne mènent à rien...

Puis, heureuse surprise : Chris m'a taguée. 

Voilà donc qu'il faut que je te livre mes 10 coups de cœur. Enfin, 10 parmi...

Je vais jouer le jeu à fond en te parlant des 10 dernières choses qui m'ont fait sourire, donner du plaisir, fait rêver ces derniers jours en remontant le temps depuis aujourd'hui.
Alors, attention, il y a de tout : du beau, du mercantile, du futile, du militant... tout moi quoi !

Échanger un regard entendu et un petit sourire en coin avec un beau bébé (en fait, pas une photo de mode, c'est un euphémisme pour dire rondouillard, avec des joues de hamster...j'aime moins les bébés maigres) pendant que ses parents regardent ailleurs.

Courir dans les couloirs du métro en Converse (parce qu'avec des talons, c'est quand même nettement moins commode). Petite précision : ce n'est pas le métro l'important ici, c'est le sprint, le bonheur de casser le rythme, de me sentir plus légère.

Le recueil de nouvelles de Kate Atkison, "On a de la chance de vivre aujourd'hui". Surtout "La guerre contre les femmes".

Les meubles Kartell. C'est ma petit folie du moment, moi qui suis en train d'amménager dans un nouveau chez moi. Où je suis arrivée avec un lit seulement.

Le documentaire de la télévision québécoise, "Sexy Inc." Qui dénonce et explore la construction de l'hypersexualisation de notre environnement. Au détriment de tous.

L'association Valentin Haüy qui fait entendre une voix différente pour la St Valentin (merci Julhia pour l'avoir signalé sur ton blog).

Mes amies, Liebe Frau, l'Anonyme, Miss T., Pink Power, Choco addict et Bricolo girl. Leur soutien, leur indulgence, leur gaieté, leurs gourmandises (oui, au pluriel les gourmandises !!) me tiennent chaud depuis plus de 3 ans et mon débarquement inopiné et chaotique dans cette foutue capitale.

Partir d'une envie ou d'un fond de frigo et, en tâtonnant, en ne pesant rien, arriver à cuisiner un truc vraiment pas mauvais. Me dire surtout que ce sera une nouvelle occasion de donner un peu de plaisir aux personnes qui m'entourent.

Retrouver mon grand écart. Après 15 ans de séparation. :))))
Les pointes commencent à laisser trainer leurs rubans de satin hors du carton...

Faire une rencontre improbable qui va me faire ralentir le pas, à 7h du mat', au coin de ma rue, alors que je suis déjà à la bourre : assister au déchargement du stock de bois (oui, de vrai bois, en grosses bûches, avec de l'écorce et l'odeur de la forêt, pas en granule ou allumette) du boulanger. Du coup, je peux au moins être sûre que la mention "cuisson au feu de bois" n'est pas du tout bidon.


Maintenant, à toi de continuer la chaîne si le cœur t'en dit. Déjà, tu peux commencer à raconter ici ta dernière joie. J'ai bien envie de savoir ce qui te met des papillons dans le cœur. :)




Oh, j'allais oublier la recette... Elle vient donc de mon désir de soleil, d'évasion. Et de la nécessité de finir un ananas aussi. ^^


Mini gâteaux retournés et flambés




Pour une dizaine de petits gâteaux


Environ 300 g d'ananas
125 g de farine
75 g de sucre roux + 6 cs
1 yaourt au soja
1 œuf
5 cl de lait de soja
3 cs de noix de coco hachée
2 cs de rhum blanc


Préchauffer le four à 220°C. (ou 180°C, à ajuster suivant ton matériel, j'ai l'impression que mon four ne chauffe pas très bien).
Peler et couper l'ananas en cubes. Faire chauffer une poêle et caraméliser l'ananas avec 3 cs de sucre.
Mélanger la lait de coco et les 75 g de sucre. Ajouter l'œuf, fouetter et incorporer la farine tamisée, puis le lait. Finir en ajoutant la noix de coco.

Répartir les cubes d'ananas dans le fond de petits moules à muffins. Recouvrir de pâte. 
Cuire environ 30 minutes.
Laisser refroidir avant de démouler.


Pendant ce temps, faire un sirop avec 3 cs de sucre roux et un verre d'eau. Quand le sirop est prêt, ajouter 2 cs de rhum et "y mettre le feu". Verser immédiatement sur les gâteaux.



Un gâteau qui flambe, c'est très joli à voir, mais impossible à photographier. Je n'ai pas encore reçu mon 3ème bras...

n°11 : pour le bonheur des oreilles

dimanche 6 février 2011

Tropical fantasy


Avant, je n'habitais pas Paris. Avant, les rares fois où je montais "à la capitale", je ne comprenais pas les pubs dans le métro vantant les délices du soleil, des îles, de l'exotisme. Ni le regard perdu, mélange subtil de désespoir et d'envie incontrôlable, qu'affichaient les autochtones croisés au hasard de mes balades.

Avant, je ne savais rien de la vie.

Maintenant, je comprends. Je comprends que le soleil et les coquillages sont finalement essentiellement cosmétiques. (Parce que la neige, les fjords ou les buildings new-yorkais produisent le même effet sur le troglodyte parisien de base). Je comprends enfin ce désir fou de partir sous les Tropiques...parce que c'est le seul moyen de mettre la distance LA PLUS GRANDE POSSIBLE entre toi et ton boulot !!

Le plus important, c'est qu'il y ait de l'eau. Peu importe la quantité, un bras de mer peut faire l'affaire. Mais cette précaution a le mérite de compliquer un peu plus les communications. De t'offrir le divin échappatoire du "ah ben non, ça passe pas" ou "oh, comme c'est bête, je pourrai pas lire mes mails".

Et puis, quand tu enchaînes les semaines marathon, les nuits trop courtes, les w-e pleins à rabord (parce que, vite, vite, faut en profiter pour faire tout ce que tu n'as pas pu faire la semaine), la perspective de glandouiller comme un mollusque au soleil, sans absolument aucune bonne raison de bouger le petit doigt...comment dire... c'est le fantasme ultime, l'idée charmante qui te colle une petit goutte tremblotante et brinquebalante aux coins des lèvres.

Moi, mes tropiques, c'est le p'tit sushi. Où je me réfugie alors que le boulot crie encore à mes oreilles. Et, en ce w-e de fou (enfin, de folle) où je me suis transformée en psychopathe de la requête Access, j'ai décidé de faire venir les Tropiques à moi. Y'a pas de raison. Moi aussi je veux mon petit bout de soleil !

Et plutôt deux fois qu'une d'ailleurs. 
D'abord le plat principal. Le dessert suivra dans la semaine (si je trouve quelque chose à raconter...bah, j'aurai bien toujours 2-3 bêtises pour animer la discussion ^^).


Pizza tropicale


Pour 2 personnes
(ou une seule, enfermée tout le w-e)

1 pâte à pizza (toute prête ou faite maison)
1 boîte de tomates entières pelées au jus
1 boîte de chair de crabe
3-4 tranches d'ananas
2 cc de curry
3 cs de rhum blanc
1 cc de graines de pavot (ou 2 cs de noix de coco, mais je n'en avais plus)

Pour la pâte à pizza
190 g de farine (moitié de blé, moitié de riz)
5 g de levure de boulanger
2 cs d'huile d'olive
de l'eau
1 pincée de sel

Commencer par faire la pâte. Pour cela, je dispose de "l'amûûûr de ma vie", j'ai nommé le super robot XL qui fait quasiment tout. Sinon, avec une machine à pain, ou deux mains ça fonctionne aussi.
Mettre les farines dans la cuve. Je coupe la farine de blé avec de la farine de riz, ça allège la pâte et la rend bien croquante. Délayer la levure de boulanger avec un peu d'eau tiède. Ajouter à la farine, ainsi que l'huile et le sel. Mettre le robot (équipé d'un pétrin) en marche. Au bout de 30 secondes, ajouter l'eau petit à petit. Arrêter dès que la pâte forme une boule. 
La laisser reposer une heure dans un bol couvert d'un linge.
Si tu t'y es bien pris, elle doit bien doubler de volume.
Passé ce temps de repos, l'étaler.


Puis préparer la garniture. (si tu as acheté une pâte toute prête, la recette commence vraiment maintenant).

Préchauffer le four à 250°C.
Dans une petite casserole, faire réduire les tomates à feu moyen.
Trancher l'ananas, le peler. Prélever 3-4 tranches et les couper en cubes. Les faire revenir à feu vif dans une poêle avec un peu d'huile d'olive. Quand il commence à être tendre, ajouter le rhum et flamber l'ananas. Ajouter ensuite le chair de crabe, 1 cc de curry et laisser encore 2 minutes sur le feu.
Pendant ce temps, les tomates ont dû réduire un peu. Ajouter l'autre cc de curry et ôter du feu.
Étaler la sauce tomate sur la pâte, puis répartir l'ananas au crabe.
Saupoudrer de graines de pavot, ou de poudre de noix de coco.
Cuire 15 minutes (ou jusqu'à ce que la croûte de la pâte soit bien dorée).


Déguster en fermant les yeux, en écoutant "Tropiques au compteur", tout en sirotant un Ti'Punch. :))



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