lundi 30 mai 2011

Une douce ballade


Il y a quelques temps de cela, je me suis inscrite au challenge Murakami proposé par Le vagabond des étoiles. Mon premier challenge littéraire. Un évènement. 
Un choc aussi. 
Mais comment font-elles toutes, et tous, pour lire autant ?!? Plusieurs livres par semaine. Plusieurs intrigues en parallèle. Avec un recul et une appréciation partageable. 
Ces bibliophages ne dorment donc jamais ?
Pour les suivre, faut-il disposer d'un gène particulier ou bien suivre une fois l'an un stage intensif en pleine jungle birmane ?
Moi aussi je veux dévorer, me régaler, être subjuguée 3-4 fois par semaine ! Alors, pitié, Lords of the Books, si vous passez par là, soyez pas égoïstes, partagez votre secret.

Bref.

C'est pas tout ça, mais c'est que j'ai un challenge sur le feu moi. Je te pose le contexte tout de suite : je ne vais pas gagner. Le lièvre et la tortue, c'est beau, c'est moral, mais c'est une grosse arnaque. Surtout quand la tortue a déjà plusieurs mois dans la vue. Seul le plaisir me motive (m'enfin, si jamais il reste un exemplaire de 1Q84 (le futur nouveau roman de Murakami) à la fin de ce périple, je peux généreusement l'accueillir...)


Bref number 2.

J'ai débuté cette nouvelle expérience avec La Ballade de l'impossible. Sûrement une question de contexte (ce roman vient d'être adapté au cinéma). Parce que Murakami H., je le côtoie depuis tellement d'années, que j'aurais pu commencer par n'importe lequel de ses romans. Ma dernière 'ballade' devait dater de 4 ans environ. Et c'est de ça dont je veux te parler. Pas du roman, car tu trouveras sur le net une foultitude de critiques et résumés. 

De ces retrouvailles un peu étranges.

Ma mémoire me disait qu'il s'agissait de l'histoire d'un homme qui, au sortir de l'adolescence, doit affronter le suicide de sa petite amie. Suicide qu'il va essayer de comprendre tout au long du récit. 

Ma mémoire est pourrie.

Les suicides sont bien là, le héros pré-adulte aussi. Mais ce que l'on suit, c'est sa lutte face aux douleurs de la vie, son cheminement vers ses propres solutions, aussi bancales soient elles. Le suicide en question ne survient qu'à la toute fin. Étonnant comme les souvenirs se restructurent, se cristallisent sur un fil du récit en laissant de côté des dizaines de sentiers.

Par ailleurs, j'ai ressenti un sentiment très nouveau. Une envie de refermer le livre dès la première page. Trop de noirceur. Trop de souffrance contemplée. Trop de passivité.
Voilà ce qui m'est venu à l'esprit ce matin-là dans le métro, quand Watanabe et moi nous sommes de nouveau éprouvés. Et puis... 
J'ai mis de côté mon impatience chronique et mon identification outrée. Murakami m'a prise par la main. Je l'ai laissé me conduire à travers cette année de vie entre deux âges, avec ses renoncements, ses atermoiements et ses douleurs. Ses très beaux moments aussi.


 

Comme toujours, partager un moment avec Murakami, c'est aller au-delà des mots. C'est faire travailler tous ses sens. Pas un de ses livres ne fait l'économie de la cuisine et de la musique (tu commences à comprendre pourquoi je l'aime tant, non ? ^^).
Depuis le début de ta lecture assidue, tes oreilles sont donc bercées par une sélection des titres qui ornent cette ballade (des secondes funérailles de Naoko, pour être précise, si tu as lu le livre, tu sais de quoi je parle). Ballade qui n'est impossible qu'en français, Norvegian Wood étant son titre original.

Quant à tes papilles, je leur propose un petit plat franco-japonais (encore !!!).



Velouté Petits pois et Wasabi




Pour 2-3 personnes


450 g de petits pois (surgelés, c'est teeeeellement plus pratique)
1 cs de yaourt au soja
1 bonne cc de wasabi
1+1 cc de bonite


Mettre les petits pois encore surgelés dans une casserole et couvrir d'eau juste à niveau. Cuire 3-4 minutes. Retirer du feu et passer au mixeur plongeant.
Ajouter le wasabi et mixer encore. Ne pas hésiter à utiliser son petit doigt pour tester la virulence du mélange ainsi obtenu.
Ajouter la bonite, le yaourt et mixer une dernière fois.
Au moment de servir (version froide ou chaude, les deux sont bien), saupoudrer de quelques copeaux supplémentaires de bonite.



Suivant le temps et l'inspiration, j'ajoute quelques boulettes de riz ou tartines au tartare d'algues. Mais elles sont trop timides, elles ont fui l’objectif.





Murakami, R. et H.

lundi 23 mai 2011

Et moi, et moi, et moi...




Today, it's tag day.
Merci à Ambroisie pour cette petite "stimulation". :)

But du jeu : dévoiler 7 choses sur moi.


Rhâââ, c'est atroce. Rien de cohérent ne parvient à sortir de cette pauvre petite tête usée.  4 débuts de texte au moins s'étiolent sous mes yeux. Une bonne idée d'accroche, quelques phrases introductives. Un peu de dérision. Puis....pschitttttttt... le ballon se dégonfle, l'air s'enfuie, doit y avoir un trou quelque part.

Tu n'aurais pas une rustine ?

7 choses de moi, ça ne doit pas être si difficile que ça à trouver tout de même !
Visiblement, si.

Parce que je ne vais pas me noyer dans 7 années de réflexion, quelques bouts de moi, en vrac, comme ils voudront bien venir.

- Bien qu'encore correctement conservée, ma chambre est déjà réservée à la maison de retraite : ici, c'est tisane-qui-fait-dormir tous les soirs, ou presque. Depuis des années. Trop pour y remédier sans doute.

- Surtout qu'il y a combo : tisane dans la main, polaire sur le dos ! Le temps que la tisane fasse son office de radiateur interne. Même fin mai...

- Je rêve souvent que je vole, comme Superman. Pourquoi je t'en parle ? Parce que j'adore ces rêves qui me laissent pendant quelques heures au moins un agréable sentiment de légèreté et de liberté. D'ailleurs...


- Un jour, j'irai au Japon.

- Je suis plein de contradictions. 

- Je me plains sans cesse de ne pas avoir le temps de (au choix et sans hiérarchie) lire, bloguer, glander, me promener, aimer...

- Mes soirée s'évaporent en une seconde, aspirées par la faille spacio-temporelle reliée à mon PC. En été, je ne peux même plus compter sur la nuit pour venir me rappeler à l'ordre et sauver mes heures de sommeil.


Cadeau bonuxs : une recette 7 en 1 où se mêlent discrètement Japon, simplicité, légumes, huile végétale, rapidité, équilibre, sucré-salé. Ne manque que le chocolat et ce serait presque un auto-portrait. :)


Salade nippone carottes et concombre



Pour 2 personnes

4 carottes
1 concombre
2 oeufs
1 cs de mirin
1 cs de wakame déshydratées
1 cc de sucre roux
de l'huile de sésame
de l'huile d'olive
des graines de sésame blond
de la sauce soja 

Réhydrater les wakame et les faisant tremper dans l'eau tiède.
Laver et peler les légumes. Râper les carottes. Enlever le coeur du concombre et le couper en cubes. Assaisonner les carottes avec l'huile de sésame et le concombre avec l'huile d'olive.
Préparer les omelettes japonaises. Dans un saladier, casser les oeufs, ajouter une cs de mirin,une cc de sucre, une pincée de sel et bien battre. Faire chauffer une petite poêle antiadhésive. Verser une cs d'oeuf, sur l'épaisseur d'une fine crêpe. Ces omelettes cuisent en quelques secondes. Les rouler immédiatement en escargots et laisser refroidir.
Ajouter les wakame au concombre.
Disposer les carottes, les omelettes et le concombre dans un petit saladier ou une assiette. Ajouter un peu de sauce soja sur les omelettes et quelques graines de sésame sur les carottes au moment de servir.


Au fait, n'oublie pas le 5 juin ! :)

samedi 14 mai 2011

Si seulement...


5 mai 2012, 9h du matin, Paris rive gauche... ou droite, suis pas encore snob à ce point.

[mode Dream ON]

Evidemment, je suis en avance, nous n'avions rendez-vous qu'à 9h30. Je n'en pouvais plus d'attendre. Ma nuit trop courte n'a fait qu'accroître mon trépignage névrotique. 
Je tremble un peu, je suis certaine d'avoir oublié quelque chose. Les angoisses qui m'assaillent depuis des mois (à la louche, on va dire que, depuis que j'ai planté mon "vrai" boulot, j'ai l'esprit nettement moins serein... bizarre) tournent encore en boucle ans ma tête. "Quelle folie ! Pouuuuurquoiiiii ? J'ai perdu la raison !". 
Je les ignore. 

J'insère la clef dans la serrure qui se trouve au niveau du trottoir. Le rideau se lève. Du bout de la rue, mon associée (ou associé, l'image est floue) lance mon nom et me rejoint en courant. En souriant surtout !

D'un même pas nous franchissons le seuil de notre repère.

Sans nous laisser le temps d'hésiter, nous nous lançons dans une course folle : en finir avec la mise en rayon des derniers volumes reçus, préparer des fournées de muffins et tartes, réveiller la machine à café, ajuster une dernière fois l'alignement des BD.
Le temps passe à une vitesse !!

Malgré mes listes de listes, Google Calendar qui me harcèle par SMS et les pop-up qui en veulent à ma sérénité dès que j'ai le malheur d'ouvrir ma messagerie, nous ne sommes pas prêts. Je vire tyran autocrate en moins de temps qu'il n'en faut pour engloutir un donuts glacé de chez Starbucks. Ce n'est pas le jéroboam de café qui coule dans mes veines qui va arranger ça.
Rien ne va. Tout est bancal. Je m'égosille, me déteste, maudit le jour où je me suis lancée.

- Put*in de b*rdel de m*rde, c'est quoi ce bazar ? C'est pas possible d'être aussi mauvaise !
- Bonjour.
- ... 
- Heu... est-ce que vous avez le dernier Paul Auster ?
- ...oui, répond une pivoine sans voix (moi, en l'occurrence)
- Et vous faites aussi des cappuccino à emporter ? 

Le premier client vient d'entrer.

Ma nouvelle vie commence.

[mode Dream OFF]



Voilà, maintenant tu sais ce qui me trotte dans la tête depuis des mois. Le p'tit sushi est une étape, un éclaireur, un fil d'Ariane pour trouver enfin mon lieu parfait. Une hybridation de mes passions, livres et cuisine dans un même endroit. Un peu à l'écart des convenances. Où tu serais vivement encouragé à lire en mangeant, et à laisser des traces de doigts sur les livres.

Le p'tit sushi est aussi un messager. Je ne veux pas être seule dans cette aventure.
Alors, si toi aussi tu rêves de bosser pour ta pomme, si tu es un-e jeune qui n'en veut, et qu'en prime tu es libraire, faut qu'on se parle ! :)

L'année prochaine, si tout va bien, la Forêt Noire aura une taille adulte. Et tu pourras t'en pourlécher les babines IRL.


Mini-gâteaux inspiration Forêt Noire




Pour une dizaine de mini-gâteaux ou 4 moyens

Biscuit
180 g de farine
100 g de sucre roux
100 ml de purée d'amandes blanches
100 ml de lait de riz
100 g de tofu + 2 cs de compote de pommes
100 g de chocolat noir
1 cc de levure

Crème fouettée
25 cl de soja cuisine (sur lequel il n'est pas mentionné "ne pas fouetter")
50 g de sucre
1 sachet de Cremfix
2-3 gouttes d'extrait de vanille
1 siphon et 2 cartouches de gaz

Quelques cerises au sirop qui auront passé une nuit à trempouiller dans le kirsch. J'ai une préférence pour les cerises Biolo'Klock : goût peu sucré, texture et saveur de la cerise au rendez-vous. Que demander de plus ?


Commencer par la crème.
A l'aide d'un fouet électrique, fouetter le soja cuisine. Ajouter peu à peu le Cremfix mélangé au sucre. Continuer à fouetter pendant plusieurs minutes, jusqu'à ce que la consistance soit plus épaisse. Ajouter quelques gouttes d'extrait de vanille.
Verser dans un siphon. Bien fermer et utiliser deux cartouches de gaz. Réserver au frigo.

Ensuite, le biscuit. 
Préchauffer le four à 180°C.
Fouetter vivement le tofu, la compote et le sucre. 
Faire fondre le chocolat au micro-ondes. Ajouter la purée d'amandes, le lait de riz, puis le chocolat au tofu.
Tamiser la farine et la levure. Incorporer à l'appareil. 
Répartir dans un moule carré sur 3-4 cm d'épaisseur. Cuire un bon quart d'heures. La pointe d'un couteau... (tu connais la suite).

Bien laisser refroidir le gâteau avant de procéder au montage.
A l'aide d'un emporte-pièce ou de l'union magique verre+couteau, découper des cercles dans le gâteau refroidi. Couper les petits cylindres obtenus en deux ronds égaux.
Répartir un peu de crème et quelques morceaux de cerises sur la première moitié. Couvrir avec la seconde et ensevelir sous rajouter de la crème.
On peut encore compléter avec quelques copeaux de chocolat.





Ce n'est pas une vraie Forêt Noire puisque j'ai triché : le gâteau qui me sert de base n'est pas une génoise. Volontairement, j'évite d'en faire. Avec le caramel, ce sont les deux préparations que je suis quasiment certaine de massacrer en beauté. Donc, je m'abstiens, et trouve des alternatives.
C'était ma première fois avec la crème fouettée au soja. Elle a un sacré goût de reviens-y ! :)
Mais ne sait absolument pas se tenir. Je pense que VG-Zone détient ZE solution, le plus difficile étant de trouver le soja adéquat.


Donc, fausse Forêt Noire, mais vrai (et grand) plaisir. 

jeudi 5 mai 2011

Et zut !


"Bonjour, nous sommes le jeudi 5 mai, il est 6h, bienvenue sur...". Je viens d'allumer la radio. 
Je mets la bouilloire en route, prépare mes tartines, mets l'ordinateur en marche (mon addiction fait peine à voir). Le petit déj' est prêt.
Opération tartinage lancée.
A la radio, les voix et les infos s'enchaînent.

Jusqu'ici, tout va bien.

C'est à la 3ème tartine que tout bascule. Mon esprit fait enfin le point.
"Il a dit quoi le môssieur là?? Non, il a pas dit ça, il a pas dit '5 mai'!?!?". 
Ce n'est pas possible, le 5 mai, c'est vendredi. Je l'ai clairement noté dans ma tête depuis plusieurs jours ! Non, non, non !!!
L'horloge Windows me confirme que si, today this is the day....cela fait donc plusieurs jours que je vis dans l'illusion et que je donne une preuve monumentale de mon complet décalage. :(
Quand je te dis que j'ai trop de boulot et que mon équilibre mental commence à être considérablement instable.

Honteusement, je me jette donc sur MiniMan (qui adore ça... (attention, Miniman=mini PC)) et tente de faire preuve d'inspiration, de pertinence et d'humour durant les 5 minutes dont je dispose pour t'écrire.

Râté.

Mais on s'en fout. L'important, c'est de marquer le coup.

JOYEUX ANNIVERSAIRE MON P'TIT SUSHI !!!!

Le repas d'annif, c'est pour ce w-e (et les recette aussi du coup).

Là, maintenant, tout de suite, j'ai 2 cadeaux pour toi, ami-e du p'tit sushi.
Parce que c'est grâce à toi que j'en suis là aujourd'hui.

Une playlist aux petits oignons, plutôt festive et joyeuse. Avec quelques miettes plus sombres. Parce que c'est pas maintenant qu'on va me changer !




Ensuite, comme j'ai envie de mieux te connaître (souviens-toi, le 5 juin), je fais le premier pas. Aujourd'hui est un grand jour, tu vas savoir à quoi ressemble Tombouctou. Si c'est pas un cadeau fabuleux ça ! ^^





3ème cadeau, pour moi cette fois : sache que désormais le p'tit sushi est suivi par LibéFood, un nouveau repère d'amateurs de bonnes choses. Je n'ai même pas eu à supplier à genoux, ni à engloutir les locaux de Libé sous les muffins pour ça. C'est dingue ! Bon, suis pas en 1ère page, mais si tu vas dans les sources, tu vas me trouver.


Je pars travailler d'un pas plus léger. :)

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