dimanche 26 juin 2011

Tombée


Tu sais, je crois bien que je souffre de ferrovipathisme. Euh non, ce n'est pas exactement le mot que je cherche. ça, c'était avant. Quand j'avalais presque 1000 km de voies par semaine. C'est une manie/maladie étrange dont les porteurs, plus ou moins sains, se reconnaissent à la petite carte blanche et rouge soigneusement rangée dans son bel étui et qu'ils gardent toujours à portée de main. Dans le train ou ailleurs même. Éternellement prêts à attester de leur qualité supérieure d'habitué, de pilier de wagonbar, de bénéficiaire d'avantages hors du commun (....zut...je trouve pas....attends, je cherche.... ah oui, l'accès au salon d'attente réservé en gare. Qui est toujours caché, introuvable ou blindé, et donc inutilisé). En un mot, de TGV (Très Grand Voyageur).

Non, aujourd'hui, je suis sortie de cet enfer de l'addiction au Smiles. Désormais, ce serait plutôt la ferroviphilie qui me tourmente. J'aime passer du temps dans le train. Lire. Écouter de la musique. Sans aucune interruption (les enfants criards, j'en fais mon affaire). Somnoler. Faire le tri dans mes 253 SMS !
Tiens, en voilà une idée qu'elle est bonne. C'est vrai. Ces petits bouts de messages encombrent la minuscule mémoire de mon téléphone pour rien. Les "OK", "J'arrive", "A tout' " ne passeront certainement pas dans la postérité de la grande correspondance tombouctienne. Allez, c'est parti pour le grand ménage.
Les 'lire message/supprimer" s'enchaînent à un bon rythme.
...
"Je te demande juste de ne surtout pas tomber amoureuse de moi".
...
Gloupsssssss...
Flûte.
Quelle idée saugrenue! Pourquoi faire le ménage de mon téléphone ? Le bordel c'est essentiel, l'accumulation, c'est la vie !!
...
Mon doigt hésite sur la touche, je ne valide pas tout de suite la disparition de ce bout agonisant de belle-histoire-qui-a-viré-très-moche-et-me-laissera-toujours-un-trou-dans-l'estomac.
Je tergiverse.
Pas pour ce que tu crois.
Le trou dans l'estomac finalement maintenant, je m'en suis fait un fauteuil (si tu ne cliques pas, toute la pertinence et la beauté de mon image t'échappera, alors fait travailler ta souris et ton index steuplé...). Confortable et renforçant.
Non, je m'arrête un instant devant ces quelques mots moribonds pour autre chose.

Je les avais oubliés. Oui, tu lis bien. 

Ou-bli-és !

Pourtant, une chose pareille, ça laisse une empreinte indélébile, non ?
Non ! 
Quelle bonne nouvelle, quel soulagement ! On peut se relever de tout, même de ces choses atroces. Tu avais un genoux à terre, un poignard dans le ventre, le souffle court, la certitude que jamais, je dis bien JAMAIS, tu ne pourrais reprendre une vie normale (ben oui, j'étais, bien évidemment, folle amoureuse de ce fabuleux poète). Et puis...
Tu souris, tu ris même, tu aimes, tu cuisines, tu partages... tu oublies. 

Et maintenant, les seules empreintes qui me collent à la peau, ce sont celles de mon tout-beau-tout-neuf cookie stamp (merci L'Anonyme !). Il patientait dans mon tiroir de cuisine depuis presque un mois. J'ai enfin trouvé le temps de faire des sablés pour l'éprouver.


Sablés épicés




Pour une quinzaine de biscuits

125 g de farine de riz complet
75 g de farine de Kamut
20 g de sucre muscovado + 40 g de sucre roux
40 g de purée d'amandes
3 cs d'huile d'olive
1 cc de poudre à lever
1 cc de mélange d'épices pour pain d'épices (ou de 4 épices)


Préchauffer le four à 200°C.
Dans un saladier, mélanger les farines et la poudre à lever, 1 pincée de sel, les épices et les sucres. Ajouter la purée d'amandes et l'huile.
Pétrir à la main en ajoutant progressivement un peu d'eau (environ 10 cl) pour former une boule.
A l'aide d'un rouleau, étaler la pâte sur un plan de travail fariné. Découper les biscuits à l'aide d'un emporte-pièce (et les tamponner le cas échéant).
Déposer sur une plaque de cuisson huilée ou couverte de papier sulfurisé et cuire une dizaine de minutes. Les biscuits doivent être encore un peu moelleux en sortant du four.
Laisser refroidir avant de déguster.




P'tite recette du dimanche matin, vite faite, bien faite, avec ce qui trainait dans mes placards. Qui permet d'agrémenter plutôt légèrement le pique nique dominical (pas de beurre, pas d’œufs, de quoi avoir bonne conscience... et les dévorer tranquillement au fil de la journée).



samedi 18 juin 2011

L'appel



Il y a de ces anniversaires dont on ne sait que faire. Tristesse et élan volontaire s'y mêlent, larmes et sourires se nourrissant l'un l'autre. 
Encore une fois, l'émotion m'est tombé dessus en vil traitre, me saisissant à la gorge en plein remplissage de bouilloire. Ou comment l'esprit d'escalier conduit insidieusement dans un vortex (pour reprendre l'expression de Joan Didion dans L'Année de la pensée magique). 

Je te narre l'affaire. 
Dialogue intérieur (ça m'arrive trèèèès souvent).

- Tiens, mardi prochain, c'est le 21 juin. C'est la Fête de la Musique.
- Ah oui, chic, prof préféré a promis un méga cours de BodyJam.
- Mais dis donc, c'était aussi la Fête de la Musique quand tu es arrivée à Paris.
- Il faisait chaud, tu te souviens ? Je sous-louais sous les toits.
- Ce n'était pas réellement ton 1er jour parisien, non ?
- C'est vrai, j'étais déjà là depuis 2-3 jours. Quand exactement ? 
- Le 18 juin, comme l'appel... Il y a 1 ans, il y a des siècles, il y a une éternité (oups, réminiscence de Joe D. qui passait par là).
- Je me sentais si seule derrière ma fenêtre à écouter la musique qui montait de la rue.
- Très seule.
- Et ce n'était que le début...

Allez, revoilà les larmes qui pointent le bout de leur nez. Ah non les filles, va falloir apprendre à rester pudiques, pas dans les toilettes du boulot on a dit !

Justement, le lieu a sans doute son importance. Il est fort probable que je ne sois pas si madeleine que ça (ouf). Mais comment rester de marbre quand tu vois ta tête, un vendredi midi (soit avec 5 jours ouvrés, 1 concert et 1 soirée derrière les fourneaux au compteur), dans le miroir peu reluisant de toilettes grisâtres. 

Sous les néons, point de salut pour les yeux fourbus !

Oh, au bas mot, je dirais qu'une simple œillade furtive aura suffit à me faire prendre 15 ans. Et là, là, y'a de quoi pleurer, non ?

Ni une, ni deux, je saisis le CE. M'est avis que ma productivité est nettement altérée par cette épreuve bien trop régulière du miroir déformant. Entre les pauses "techniques", les approvisionnement en eau et les retouches, les minutes s'additionnent et impactent mon rendement. Je réclame des ampoules "bonnes mines", afin que mes pauvres WC post-soviétiques se transforment en cabine d'essayage. 
Précision essentielle : en cabine d'essayage de BON magasin, de celui qui pense au moral de sa cliente et trafique les spots de manière à légèrement bronzer sa peau. Bizarrement, tout paraît moche (et gros) quand ta peau oscille entre le blanc aspirine et le gris poussiéreux.

Une conclusion analogue s'est malheureusement imposée à moi quand j'ai voulu photographier le dessert du jour. De petites crèmes au chocolat agrémentées de confiture à la rhubarbe. 
Marron + vert triste = beurk.
Mais qu'est-ce que je peux bien faire avec ça ??? A part photoshoper totalement les couleurs, je vois pas.
Et pourtant... si l'œil est sceptique, les papilles en réclament une double dose. 

Alors, crois-moi sur parole, c'est moche, mais bon !


Crèmes au chocolat et confiture rhubarbe-cardamome







Pour deux personnes

140 g de tofu soyeux (j'utilise le Soft de Morinaga, la texture et le goût sont parfaits)
100 g de chocolat noir à 70% de cacao
1 filet de sirop d'agave
4 cs de confiture rhubarbe-cardamome (la recette de Virginie est succulente)

Faire fondre le chocolat. 
Déposer le tofu soyeux dans le bol d'un mixeur. Ajouter le chocolat fondu et mixer pendant 2-3 minutes en plusieurs fois. Le tofu ne doit plus être visible et la texture bien crémeuse. Ajouter le sirop d'agave et mixer une dernière fois.
Remplir 2 verres avec la crème et réserver au frais.

Dans une casserole, faire chauffer la confiture (sans la brûler) de façon à ce qu'elle se liquéfie. Répartir sur les crèmes. Et garder au réfrigérateur au moins une bonne heure avant dégustation. 





C'est encore meilleur après plusieurs heures d'attente. Surtout, ne pas hésiter à varier les goûts et couleurs à l'infini, au gré des pots de confiture rangés dans le placard.






Artiste et son modèle se regardant en chiens de faïence... 
Ou quand un appareil peu inspiré et une crème inexpressive se rencontrent

jeudi 16 juin 2011

Secondes parts de gâteau



Parce que c'est toujours meilleur de pouvoir en reprendre. (Je ne sais  de toutes façons même pas comment faire autrement !) Passons aux autres réjouissances du goûter d'anniversaire. Le crumble de Mlle Pigut était délicieux, mais tu n'espères tout de même pas que cela a suffit à satisfaire une petite dizaine d'invités lézardant au soleil pendant 3-4 heures ? Les fruits, c'est sain, les fruits c'est bien... surtout entre deux gourmandises chocolatées (et quand je dis "deux" c'est uniquement pour la beauté lexicale de la chose).

La première à venir poser sa petite pépite cacaotée à l'édifice fût Ôna. Avec ses Cookesia tombouctae. Oui, tu comprends bien, tu n'as pas perdu ton latin : des cookies tombouctiens ! Très grand moment de fierté à la découverte de leur nom. Summum de vanité lors de leur dégustation. :)
Mon anonyme préférée (and co) réalisa en grande hâte de succulents muffins chocolat-thé vert. Mister S., loin de nous mais de très bonne volonté, s'aventura dans le monde sans limites des verrines. Bananes-chocolat, forcément ! Liebe Frau nous gratifia d'un gâteau tendre et charmeur, dissimulé derrière une légère brume de mystère familial (y'a pas eu moyen d'avoir la recette "non, ça me vient de ma grand-mère"... ). Et beau, mais beau, avec ses petites lettres maniaques.

Quant à Tombouctou, elle arriva chargée comme un baudet et déposa sur le banc public d'où l'on avait préalablement chassé les amoureux impudiques : le crumble pas-renversé-mais-presque de Mlle Pigut, un demi-quintal de biscuits coco-chocolat et des financiers citron-chocolat blanc. Des bouteilles, des verres et des briques (de thé glacé).
C'est officiel : je ne sais pas, et ne saurai sans doute jamais, doser correctement les quantités. Cela vaut pour les biscuits, les serviettes en papier, les photos...

Pour clore définitivement ce chapitre annuel, je vais de nouveau m'effacer derrière d'autres recettes. L'Anonyme et Mister S. sont dans la place. :)


Le gâteau mystère


Muffins chocolat et thé vert

Pour une dizaine de muffins

En préambule, précautions d'usage : 
"Bon je te cache pas que tout est approximatif parce qu'on l'a fait à l'arrache :)"

200 g de farine
50 g de beurre
15 cl de lait
1 gros oeuf
4 cs de sucre en poudre
2 cc de levure
2 cc de thé matcha en poudre
2 cc de cacao en poudre dégraissé

Préchauffer le four à 200°C.
Faire fondre le beurre. Battre l'oeuf à la fourchette dans un bol. 
Tamiser la farine, la levure et le sucre au dessus d'une terrine. Y verser le lait, l'oeuf et le beurre fondu. Mélanger légèrement de façon à obtenir une pâte à peine souple.
Séparer la pâte en deux. Ajouter le thé vert dans la première moitié, le cacao dans la seconde.
Répartir une cuillère à soupe de chaque appareil dans des moules à muffins et cuire 25-30 minutes à 200°C.



Verrines bananes et Nutella

Pour deux personnes

1 banane
1 noisette de beurre
2 cs de rhum
2 cs de sucre vanillé
1 pincée de cannelle
du Nutella à volonté

Peler la banane et la découper en rondelles.
Dans une poêle bien chaude, faire fondre le beurre. Ajouter le sucre et le rhum. Puis les rondelles de bananes et les saisir quelques minutes. Elles doivent rester consistantes, sans virer à la compote. En fin de cuisson, ajouter une pincée de cannelle.
Dans une verrine, déposer quelques cuillerées de Nutella, puis des bananes, puis de nouveau du Nutella. Faire de même pour la seconde verrine.

(MP à l'intention de Mister S. : j'ai retranscris ta recette de mémoire, ça va, je n'ai rien oublié ?)

dimanche 12 juin 2011

Première part du gâteau


Une semaine déjà. Le temps a filé depuis dimanche dernier. Depuis ce très agréable après-midi passé à se régaler et à profiter du soleil. Je t'avais aussi promis un goûter virtuel.
Mais rien ne va. Pas de temps, pas de moral, pas d'idées. Un gros blues du dimanche soir qui vient en guise de beau gros noeud sur le paquet cadeau. C't'original pour une veille de jour férié, non ?

Alors, je vais laisser parler les autres. Mlle Pigut en l'occurrence. C'est une des très bonnes choses apportées par le p'tit sushi durant l'année écoulée : de vraies et enrichissantes rencontres. 
De gentils mots, des saveurs réconfortantes...mille mercis Mlle Pigut.


Pour l'anniversaire du Ptit Sushi, j'avais envie de préparer une recette spéciale. Parce qu'il faut l'avouer, ce ce blog, moi, je l'aime bien! Il me fait sourire, saliver, penser, rêver, il fait vraiment du bien à mes sens. 
Alors j'ai eu envie de proposer quelque chose de particulièrement bon, frais et un brin festif. J'ai commencé à imaginer des mélanges d'épices incroyables pour un gâteau survolté. Et puis, je me suis retrouvée face à ma généreuse corbeille de fruits et j'ai complètement changé d'orientation. 
Quoi de plus frais que des fruits de saison ? Quoi de plus festif que différentes couleurs et saveurs sucrées mélangées? Et finalement, quoi de meilleur que des fruits à coque jouant au crumble sur un lit de douceurs ? "Réponse : rien*" (*Les fans des Nuls comprendront mieux que les autres.)
Tadaaam, voilà donc le crumble d'amandes aux délicieux fruits de printemps, spécial un an du Sushi! Régalez-vous !
Ah j'oubliais, l'autre avantage de ce goûter gourmand c'est qu'il est hyper simple (mais quand même trop bon). Tout le monde peut donc en préparer pour célébrer cette année passée avec plaisir à découvrir le blog de la talentueuse Tombouctou, youpi !


Crumble fruits et amandes de Mlle Pigut




Ingrédients pour deux gros gourmands

1 pied de rhubarbe
1 pomme
1 banane
7 fraises
75 amandes (environ 75g)
1 cas de sirop d'agave (facultatif)


Éplucher les fruits qui en ont besoin et les couper en petits dés.
Étaler les morceaux de pomme, banane, fraises et rhubarbe dans un petit plat à four.
Réduire l'amande en poudre (ne pas trop mixer, il est conseillé de garder quelques morceaux plus gros) et en saupoudrer les fruits.
Mettre au four environ 30 minutes à 200°C.
Verser éventuellement une cuillère à soupe de sirop d'agave sur la préparation.

Il est facile aussi de s'amuser à réaliser une fleur en réutilisant les épluchures de la pomme simplement enroulée sur elle-même.
Déguster tiède ou froid, seul (ou avec des amis), avec du yaourt ou encore un sur morceau de gâteau.

vendredi 3 juin 2011

On s'était dit rendez-vous le 5 juin...


Un mois après la date officielle, le grand jour est enfin là ! Dimanche, mon blog (affectueusement nommé 'le p'tit sushi') va fêter sa première année. Une bonne occasion de se (re)trouver autour de quelques gâteaux dans le Square Alex Biscarre. Et de passer un bon moment sous le soleil (il a intérêt à pas se défiler celui-là !!).

Pour tout savoir, il suffit de cliquer ici. Et/ou de m'envoyer un petit mot.

En attendant, je m'en vais faire quelques courses. Faudrait pas que tu restes sur ta faim.

A dimanche !




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