dimanche 31 juillet 2011

Coup de vent



Comme l'indique le titre de ce post fort à propos, je ne m'attarde pas.
Parce que, il faut bien le reconnaître, je n'ai pas nécessairement grand chose à raconter.
Également parce que ce blog me sort par les yeux !


Non pas que je veuille mettre un terme à l'existence du p'tit sushi. Mais il me donne beaucoup de fil à retordre en ce moment : je veux lui refaire une beauté et il fait sa diva.
Il me faut quelque chose d'un peu classe, de sobre, qui rende néanmoins bien compte du p'tit grain de folie de la bestiole et de sa taulière.
Plus prosaïquement, on va dire que je n'ai pas beaucoup d'idées et que je suis une quiche en xml. D'où énervement, arrachements de cheveux, crises de larmes et dégoût.
...
ça va passer.


Ne pas perdre de vue les choses essentielles. Comme le pique nique de Dorian dimanche prochain.




Que tu sois végétarien, omnivore, végétalien, carnivore, flexivore, crudivore, vient donc montrer ta bobine au Parc de Bercy. Rock star du cupcake ou maître Yoda de l’œuf au plat, tu seras toujours bienvenu. Et fabuleusement accueilli par Dorian.
Le soleil ayant daigné montrer à nouveau le bout de son nez, on peut espérer qu'il se joindra à nous. En attendant, j'ai essayé de le retrouver dans mes photos. :)




Croquants amandes et touche de citron





Pour une douzaine de petits croquants

50 g d'amandes concassées
50 g de farine
50 g de sucre roux
2 grosses cs de purée d'amandes blanches (environ 50 g)
1 petit citron confit en saumure finement émincé (oui, oui, salé, pas sucré, le résultat est très fin)
1 cs d'eau

Préchauffer le four à 180°C.
Mélanger tous les ingrédients dans un saladier. La pâte reste très sableuse, il faut résister à l'envie d'ajouter de l'eau.
Confectionner de petites boules et les déposer sur la plaque de cuissons recouverte d'une feuille de papier sulfurisé.
Cuire 20 minutes.


Laisser refroidir avant de déguster.

Recette inspirée par le volume L'Amande, des éditions de l’Épure.


mardi 26 juillet 2011

Sprint



Depuis plusieurs semaines, je ne cesse de courir. 
Et je ne cesse de perdre ma course. Car, vois-tu, contre le temps, je suis une piètre combattante. Il sait très bien que, quoi que je fasse, quoi que je pense, il gagnera toujours. Ce qui ne l'empêche pas de me mettre des bâtons dans les roues et autres handicaps sur le dos. 
Il est vicelard le pépère !
Avec un vrai sens de l'innovation. Dernière trouvaille : me ronger de l'intérieur. D'une manière suffisamment sournoise et indécelable pour que les médecins me lancent leur regard le plus condescendant, accompagné du célèbe "Mais, faut vous détendre madame". 

Noooooon, c'te blague ! 

Je dois être sérieusement atteinte parce que je n'y avais absolument pas songé. On n'est pas loin de la lourde affection psychique là, non ? A défaut de m'hospitaliser en gastro-entérologie, ces chers disciples d'Hypocrate pourraient au moins avoir l'obligeance de m'accueillir à Ste Anne...

Ce déni médical commence à me taper sur les nerfs au plus haut degré. A tel point que j'ai décidé de les snober. Et d'attendre de tomber raide à leurs pieds. Non mais, ils verront bien alors si je suis une simulatrice, une chochotte, une douillette geignarde !

Bizaremment, LeRat™ émet régulièrement de bienveillantes réserves quant à l'efficacité de ma stratégie "moi-ou-eux".
Je ne lui en veux pas trop. Il est pacifiste LeRat™, il ne comprend rien à la stratégie militaire.
Bienveillante à mon tour, je le laisse gromeler dans sa barbe tout en affûtant mes armes.


Oh, mais je cause, je cause, et je dérive. Ce n'est pas du tout de cela que je voulais t'entretenir moi. Je suis désormais tellement loin du rivage que je ne pense pas pouvoir correctement retomber sur mes pattes. Alors tant pis. 

Sans transision, j'annonce ma réponse au tag de Julhya.
Remise de prix au programme pour 5 blogs. Choisis entre mes dernières découvertes et mes addictions plus anciennes.

Prix de la nippophilie : Zazouille et compagnie. Qui a l'art de distiller de merveilleuses images et impressions de son séjour au Japon. C'est un très beau voyage que je fais à chaque fois grâce à elle.

Prix du "oh, c'est tout à fait moi" : Te parler de ma vie. La nourriture et la gourmandise sont de fabuleux refuges pour certaines angoissées. Qui se transforment bien souvent en prison inviolable. Elle en parle très bien.

Prix de l'habileté digitale : Les fantaisies de Lune. Je suis fan. Tout simplement.

Prix de la vigilance : Le féminin l'emporte. Avec toujours beaucoup d'humour. Et au détriment de la vulgarité de certaines publicités qui ne savent que dénigrer les individus.

Prix DeLorean : Time travel kitchen. La cuisine fait voyager, c'est bien connu. Mais dans le temps, y avais-tu pensé ?

Hors catégorie, prix Hakuna Matata : Julhya et Ma vie de boulet. Parce que c'est toujours un immense palisir de lire ses textes. Encore plus quand elle se laisse aller à la fiction. Et parce qu'elle a de l'énergie à revendre. Il en faut pour jongler entre un Hippo, un boulot/formation et une super vie de théâtreuse.


Pour rester dans l'esprit concours et prix, voici venir mes cupcakes cévenols. Avec lesquels je suis toute fière de participer au premier concours de cuisine végane et durable.


Cupcakes cévenols




Pour 8-10 cupcakes

180 g de farine de châtaignes
150 g de sucre roux + 1 cs
100 ml de purée d'amandes blanches
100 g de tofu soyeux
1 cc de poudre à lever
1/2 cc de bicarbonate
1 pincée de sel

1 poire

150 ml de lait d'amandes
3 cs de crème de riz
de la crème de marrons


Commencer par préparer la poire. 
La laver, la peler et la découper en dés. Déposer les morceaux de poire dans une petite casserole, ajouter 1 cs de sucre et couvrir de lait d'amandes. Porter à ébullition puis baisser le feu au minimum et laisser cuire 15 minutes.
Quand la poire est tendre, la sortir du lait et réserver. 

Avec le lait restant, préparer la crème qui viendra courir les cupcakes. Ajouter la crème de riz et, tout en remuant, laisser sur feu vif quelques minutes. Le lait va peu à peu épaissir, et continuera de même en refroidissant.

Préparer enfin les cupcakes.
Préchauffer le four à 180°C.
Fouetter vivement le tofu et le sucre. Ajouter la purée d'amandes.
Tamiser la farine et la poudre à lever. Incorporer à l'appareil. Ajouter le bicarbonate et le sel. Puis les morceaux de poire. Mélanger délicatement.

Répartir dans des moules à cupcakes (muffins) et cuire 15-20 minutes.


Quand les cupcakes et la crème ont bien refroidi, décorer les gâteaux à l'aide d'une poche à douille en mariant crème d'amandes et crème de marrons.


mardi 19 juillet 2011

Obsessions



Quelques obsessions aujourd'hui. La raison ? Mon psy (Dr Who pour les intimes) est en vacances, je suis en manque de confessions et de dénouage de nœuds. Il faut que je parle à quelqu'un !!!
Et puis, je dois faire face à un double tag. 
Surtout. 
Dans le rôle des thérapeutes maïeuticiennes, Mlles Bwak et Zazouille

Habituellement, une fois bien installée, je peux déballer tout ce qui me passe par la tête. Me taire même et laisser mon regard de taupe tenter de transpercer le mur d'en face. Mais là, non, impossible de me dérober. Une règle stricte a été édictée : il va me falloir dévoiler 7 choses sur moi. 
Pour varier un peu, et exercer mon libre arbitre, j'ai décidé de thématiser la chose. 7 obsessions au menu. Histoire de voir si un tag peut avoir des vertus thérapeutiques. :)

1 - Je peux passer un temps considérable (je ne te dirai pas exactement combien, tu aurais peur) à regarder tourner mon four, ma MAP (toute neuve), la machine à laver. C'est un spectacle fascinant, reposant. Une séance d'hypnose à domicile et à peu de frais pour me laver les neurones.

2 - J'aime (non, j'adôôôôre) ranger mes livres et cd par nom d'auteur/chronologie/numéro d'édition. Tout ça à la fois. Puis passer du temps à admirer l'ordre et le parfait alignement...
Mon traitement est commencé, désormais, je tolère qu'ils ne soient plus classés par auteur... mais par style quand même, sinon, c'est la chienlit.

3 - Je mange tout ce que l'on me met sous le nez. Je suis incapable de ne pas finir mon assiette ; elle repart toujours plus propre qu'elle n'est arrivée. Sans quoi des hordes de petits éthiopiens affamés viendront hanter mon sommeil. Pas pratique quand on veut garder la ligne.


4 - Il FAUT que le pain soit à l'endroit

5 - Si je mange de la viande un vendredi, je cours le risque d'être foudroyée sur place ou de faire une indigestion instantanée... le poulet, c'est pas de la viande, non ? Si ? Zut, suis déjà morte plusieurs centaines de fois alors. ^^ (pour la vidéo, c'est autour de 1 min 10 que ça se passe)

6 - Je mange toujours la croûte du fromage. Même si elle est dans l'assiette d'un autre.

7 - Je ne supporte pas que quelqu'un reste dans mes pattes quand je cuisine. Celui (ou celle, mais c'est plus rare) qui s'avise de ne pas respecter cette injonction de base se met de lui-même en position d'affronter les affres d'un ouragan force 5. Soit une Tombouctou au meilleur de sa forme (et armée de surcroît).


Depuis peu, une nouvelle obsession s'est ajoutée à cette liste pourtant déjà bien conséquente : le granola. Pour ma première tentative, j'ai repris une recette d'Audrey, que j'ai peu à peu tombouctisée. 



Granola aux cranberries





300 g de flocons d'avoine
100 g d'amandes
100 g de cranberries (en provenance directe du Québec grâce à l'inattendu et fort apprécié cadeau d'Epicé@nne)
50 g de graines de lin
50 g de graines de sésame
10 cl d'eau
3 cs de sirop d'érable
2 cs d'huile de noisettes
1 grosse cc de gomasio
du jus de cranberries
+ 1 cs de sucre roux


Commencer par redonner un peu de peps aux fruits en les faisant reposer une heure au moins dans du jus de cranberries.

Préchauffer le four à 150°C.
Pendant ce temps, mélanger les flocons d'avoine, les amandes grossièrement concassées, les graines de lin et de sésame. Ajouter les cranberries égouttées, puis le gomasio (ou à défaut, une pincée de fleur de sel).

Faire chauffer l'eau et incorporer le sirop d'érable et l'huile de noisette. Verser ce mélange sur les céréales. Bien mélanger.
Étaler le granola sur une grande plaque de cuisson. Pour ma part, vu la taille ridicule de mon four, je le dispose dans deux moules à manqué. 

Enfourner et cuire 40-50 minutes, en veillant à bien remuer le mélange toutes les 10 minutes. Saupoudrer d'une cs de sucre roux dès la sortie du four et mélanger.



lundi 11 juillet 2011

Pasta story



Fin des années 80, heure du déjeuner, quelque part en France. Appartement B, 1ère droite. Après une dure matinée de lableur (mais il adore ça), JR franchit la porte de son appartement. Il pose sa sacoche, quitte sa veste, jette les clés sur son bureau et prend la direction de la cuisine. 

"Bonjour, c'est moi, qu'as-tu préparé à manger ?"
"Des raviolis !!"

Une jeune fille à lunettes (et hélas, excessivement boutonneuse) finit de mettre la table et s'apprête à sortir le plat brûlant du four.
Comme à son habitude, JR se lave les mains, embrasse sa fille et prend place autour de la table, la télévision à sa gauche.
Le générique de leur série préférée s'annonce. Suivant la saison, ce sera L'incroyable Hulk, La petite maison dans la prairie, Papa Schultz ou encore Les routes du Paradis.
Ce moment, à la limite du kitsch et de l'inavouable, ils le chérissent. Malgré leurs 38 ans de différence, chacun aurait aimé avoir Charles Ingalls pour père. L'un comme l'autre sifflote le générique de Papa Schultz... 

Déjà la salade est engloutie. Malgré tout ses efforts, elle  a encore échoué : impossible de reproduire la sauce salade de sa nounou. Apprentissage du premier renoncement : certains choses tant adorées échapperont toujours à la copie et resteront à jamais un souvenir.

Vient enfin l'heure du plat de résistance. JR se lève, enfile les maniques et ouvre le four.
Le plat semble vivant : chaque ravioli s'agite à la manière d'un petit têtard, la sauce tomate développe d'étranges similitudes avec un magma en fusion, entre fumeroles odorantes et bulles inopinées. Quant au fromage, on dirait qu'il nous gratifie qu'une dernière danse, avant sa solidification définitive.

La cuillère fait son œuvre. Les assiettes se remplissent. Un sourire se dessine.
"A l'attaque !!!"
...
Grand silence.
Extase gustatif ? Nirvana culinaire ?

Hélas non.

"Mais ils ne sont pas cuits tes ravioli !"


Tombouctou a attendu d'avoir 11 ans révolus pour découvrir qu'avant de noyer les ravioli tout droit sortis du beau paquet sous la sauce et le fromage, il fallait les pocher ! 

Un moment un peu honteux (mais une grande leçon de vie) que tu dois à Flou et à son pasta concours
Petite recette de pâtes donc. Mais comme l'Italie m'a traumatisée (j'exagère, évidemment, j'adoooooore les pâtes), je me suis tournée vers l'autre pays des pâtes, le Japon.



Nouilles soba d'été, gingembre et thé vert 




Pour 4 personnes

400 g de nouilles soba

Sauce
7 dl de dashi de bonite
2 dl de mirin
1 dl de sauce soja
1 cc de pâte miso rouge 

Yakumi
50 g de gingembre
2 bonnes pincées de thé vert


Commencer par préparer la sauce. Pour cela, mettre le mirin dans une casserole à réduire de moitié pendant 3 à 5 minutes. Verser la sauce soja, le dashi et le miso. Porter à ébullition. Laisser refroiri et réserver au réfrigérateur.
La sauce doit être bien fraîche, on peut donc la préparer à l'avance. Voire même la conserver au congélateur.

Préparer ensuite le yakumi en râpant le gingembre sans l'éplucher. Réserver.

Finir par les soba. Porter à ébullition une grande casserole d'eau, y plonger les soba, mélanger avec une spatule, comme pour des spaghettis, pendant 3-4 minutes. Ôter du feu, égoutter les soba dans une passoire et les passer sous l'eau froide.
Servir bien frais accompagné d'un petit bol de sauce froide. Diluer le yakumi dans le sauce avec le thé vert, avant d'y plonger les nouilles enroulées sur les baguettes.





Encore une fois, j'ai fait appel au grand Hisayuki Takeuchi pour cette recette. C'est simple et raffiné à la fois. Et absolument délicieux. 
Attention à ne pas zapper l'étape yakumi : telle quelle, la sauce est très salée. Mais une fois mélangée au gingembre et au thé, la saveur se révèle et c'en est réjouissant.


Enfin, parce qu'au Japon, tout est art, je t'invite à aller faire un tour sur le site de la Soba Academy. Tu y découvriras que, toi aussi, tu peux devenir un maître soba !



dimanche 3 juillet 2011

Quelques marques


Il est venu le temps des pique-niques et des transhumances hebdomadaires vers tout endroit chlorophyllé. Le temps des brins d'herbe collés sur la joue, des graviers entre les orteils, des marques de t-shirt improbables, des repas déséquilibrés au possible, des atomisations de la chaîne du froid, du coca chaud et des ablutions publiques. En un mot, c'est l'été !

Enfin, je crois... cette fois, ça m'a l'air d'être la bonne.

Mes épaules, petits orteils et livres préférés font amis-amis avec le soleil depuis 2-3 jours. Tout ce monde exprime un fort contentement. Surtout Paul et Margaret (Auster et Atwood pour les non initiés) qui frisent de plaisir au contact chaud et berçant des rayons célestes. L'espace d'un dimanche au parc, mes compagnons de métro se transforment en compagnons de pelouse. 

Petite ombre au tableau : pour la première fois depuis bien longtemps, Haruki Murakami ne va pas risquer de choper une marque de gobelet ou de terre humide. Non, il n'est pas puni. Mais la séparation est nécessaire. Car, en le relisant à l'occasion du challenge Murakami organisé par le Vagabond des étoiles, j'ai eu un choc. Je n'étais pas loin de ne plus aimer mon Haruki adoré. Et ça, je refuse ! Notre rencontre fut très forte, très riche. Ses romans sont entrés dans ma vie à un moment précis. Ils m'ont accompagnée dans plusieurs épreuves et m'ont apporté énormément de plaisir et d'évasion. Je ne veux pas tout gâcher et m'en dégouter. Alors, pour garder cette belle impression, rester riche de ce que ses œuvres m'ont apporté, j'ai décidé de prendre un peu de distance. Ce qui, accessoirement, signifie que je me retire du challenge Murakami.

Pas d'abandon ni de dos tourné. Seulement une pause. 
L'occasion de découvrir d'autres univers, de vivre d'autres vies...

Et de manger du fenouil !
Cherche pas, y'a aucun lien. Quoique. J'ai l'impression que ce plat pourrait figurer dans un roman de Murakami. Simplicité et goût. Exactement ce que ses héros confectionnent et affectionnent.


Fenouils en salade



Pour 4 personnes

2 bulbes de fenouil
le jus de 2 citrons
de l'huile d'olive
de la fleur de sel

Laver les fenouils. Les trancher très finement à l'aide d'une mandoline ou d'un couteau bien aiguisé. Presser les citrons et verser le jus sur les fenouils.
Bien mélanger et oublier à température ambiante plusieurs heures. 
Les fenouils vont confire grâce au jus de citron. 
Au moment de servir, ajouter un bon filet d'huile d'olive et un peu de fleur de sel.
Déguster avec une tranche de pain de campagne.

Je prépare souvent cette salade la veille au soir. Je prends alors quand même la précaution de la conserver au réfrigérateur passées les 2-3 premières heures.
Autre truc : je la conserve dans un tupp*rware, ce qui me permet régulièrement de "Shake, baby shake"... :)

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