lundi 26 septembre 2011

J'ai l'honneur de ...


Aujourd'hui est un grand jour. Pour la première fois de sa, nous l'espérons toutes, très longue vie, le p'tit sushi a dû affronter un moment bien délicat. Un instant où tous les sentiments se mêlent. La joie. L'envie. La peur. L'atterrement. L'indécision...
Pour résumer, quelqu'un lui a parlé mariage.
Il en est resté coi.
En bonne taulière et femme empreinte de sagesse (qui a dépassé les 25 ans en somme), moi, Tombouctou, lui ai conseillé de bien réfléchir. De peser le pour et le contre. De ne pas tomber dans la facilité.
Une retraite de 3 ans dans le plus haut monastère du Népal pourrait d'ailleurs grandement aider.
Mais bon, tu sais comment sont les jeunes. Ils n'écoutent rien. Ils foncent, armés de la certitude inébranlable des naïfs.

Voilà donc pourquoi aujourd'hui je me retrouve à te parler mariage.
De saveurs, bien évidemment ! :)
Ma mission, maintenant que je l'ai acceptée : citer 10 mariages de saveurs, créer une carte d'identité gustative de mon univers.
Hum, pas commode tout de même.

Qui dit jeu, dit règle.
Je n'aime pas les règles. 
Surtout celles que je n'ai pas édictées.
Je m'en vais donc te parler de mariages pluriels. Sus à la tyrannie du binôme !!
Une idée pas si saugrenue somme toute car ce sont bien deux Zazous qui se sont agenouilés aux pieds du p'tit sushi. :)

citron & gingembre : en version salée, sucrée, en gâteau, biscuit et tajine, en thé brûlant ou limonade glacée... pfff, l'univers des possibles est bien trop grand pour moi.

carotte & orange & gingembre : nooon, je ne copie pas, il y a seulement des mélanges incontournables, qui illuminent l'hiver de bien du monde.

En bref, gingembre & tout ce qui me passe à portée de main. ^^

tomate & sucre complet & ras-el-hanout : pour un petit voyage express.

pommes de terre & touche iodée & wasabi : beaucoup de wasabi ! J'aime pleurer, j'aime la sensation de mon cerveau au bord de l'implosion, j'aime assister à la tentative désespérée de mon nez essayant de se séparer de mon visage. Puis le calme. 
L'envie de recommencer juste après.

chocolat & noisette : le Nut*lla, c'est le mââââl. C'pas une raison pour se priver d'un tel mariage. Un vrai doudou gustatif.

carotte & cannelle : parce que le plus banal et courant des légumes ne demande qu'à s'encanailler.

citron & thé macha : un mariage A², amertume et acidité. Largement amadouées par la rondeur d'une madeleine.

marron & amande & vanille : après le doudou, la polaire, que dis-je, l'édredon à plumes des papilles. 

café & chocolat & whisky : wouèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèè !  En gâteau. Et tiens, parc'que j't'aime bien, la version familiale, améliorée par mes soins : sorbet au chocolat de F. Théron, petits grains de café et rasade de whisky. Les soucis s'envolent, une douce torpeur s'empare de toi, la chaleur se répand dans ton corps, tes yeux sont lourds (mais tiendront le coup jusqu'à ce que tu aies fini ton bol ta coupe de glace). Mieux qu'un anxiolytique, une fumette ou tout autre moyen frauduleux et répréhensible de chasser tes tourments. :)



Et pour finir en beauté, ma version du Chocolate & Zucchini : avocat & chocolat. Fusion de deux recettes : une mousse sucrée à l'avocat découverte au hasard de mes feuilletages tardifs des Elle maternels ,et la base de tarte crue de VG Zone.

Stoooop !! 
Dans ma précipitation, j'allais oublier de transmettre le beau flambeau des mariages savoureux et osés...
- à BiÔna, la reine des mélanges inattendus et sublimes.
- à Mlle Pigut, l'incontournable. :)
- à Agnès. Ses choux à la crème de Mojito parlent d'eux-mêmes.
- à Julhya, car j'aimerais qu'elle continue à me parler un peu d'elle.
- à Loïc, histoire de mieux le connaître.


Tofucake avocat et chocolat



Pour deux cercles à pâtisserie de 8 cm

1 avocat
le jus d'un citron vert
150 g de tofu soyeux
4 cs de sirop d'agave


65 g de mélange noix+amandes+noisettes
35 g de dattes
1 cc d'huile de noisettes


50 g de chocolat noir
2-3 cs de lait de soja
noisettes
sucre roux


Commencer par préparer le fond du gâteau. Dans le bol d'un robot, déposer les dattes, les fruits secs et l'huile. Mixer afin d'obtenir une pâte homogène.
Tapisser le fond de deux cercles préalablement déposés sur une feuille de papier sulfurisée. Bien tasser.
Réserver au frigo pendant une bonne heure.

Ensuite, préparer la garniture. Peler et couper l'avocat en petits morceaux. Verser dans le bol d'un robot. Ajouter le tofu, le jus de citron et le sirop d'agave. Mixer longuement, de manière à obtenir une consistance bien crémeuse.
Remplir les deux cercles à pâtisserie et garder toute une nuit au réfrigérateur.




Au moment de servir, faire fondre le chocolat au four à micro-ondes. Délayer avec du lait de soja. 
Concasser quelques noisettes.
Le tofucake étant peu sucré, on peut saupoudrer le gâteau avec un peu de sucre roux au dernier moment.
Napper avec le chocolat. Parsemer de noisettes.
Attaquer ! avocat, chocolat, cheesecake, tofu

dimanche 18 septembre 2011

Y'a aussi des jours avec...


Bien souvent le dimanche, je suis éjectée du lit par une envie. Qui, si rien n'est fait, a vite fait de tourner à l'obsession. Cette fois-là, le troubleur de sommeil avait la tête d'un fouet. Tout neuf et bien emballé. Dans une splendide mallette, entouré de biens d'autres accessoires, il n'attendait qu'une chose : que je le prenne en main. Ce que je fis donc dans une belle aurore dominicale, une maison encore endormie, et mon pyjama Charlotte aux fraises.

Là, je me marre bêtement toute seule. Fouet + femme + vêtement enfantin... Google va yoyotter. ^^

La boîte à rêves est toujours là, dans un coin de ma chambre. Je la prends sous le bras, direction la cuisine.
Comme la veille, son contenu me fait rêver. Surtout le mini rouleau à pâtisserie. Je n'ai jamais compris d'où me venait cette fascination... Une idée ?

Les choses sérieuses commencent. Le concepteur de "Mes premières recettes" a eu la riche idée d'inclure un petit livre au milieu des ustensiles. Je m'arrête sur la première page et retrousse mes manches. D'ici une petite heure, mes parents auront droit à des sablés tout chauds au saut du lit (c'est beau l'innocence enfantine, non ?).

Farine, beurre, sucre, les ingrédients s'enchaînent. Je ne cesse de remuer. Arrive le moment délicat, celui de la cuisson. Je n'ai que depuis peu le droit d'utiliser le four, alors j'hésite. Encore une fois, la clairvoyance des industriels est démontrée. Les dessins que l'on peut voir sur les appareils électroménagers ne signifient pas qu'ils nous prennent pour des illettrés. Simplement qu'ils savent que des enfants sont exploités bien avant l'âge nubile. 

Ma première fournée est au chaud. 
Seras-tu étonnée d'apprendre que je me suis brûlée en la sortant ? Non, évidemment. Comment peut-il en être autrement ? Cela ne me déroute pas. De plus, désormais, grâce à mes trop nombreuses blessures d'inattention et de mais-si-j'ai-5-bras-ça-va-marcher, le bout de mes doigts est quasi totalement insensible. Constituant ainsi une bonne alternative aux cuillères, spatules et autres artefacts de douillet.

Mais revenons à nos moutons. Avant d'aller réveiller mes parents, je goûte les biscuits. Intuition oh combien inspirée. Ils sont immangeables. Pas sablés du tout. Bétonnés plutôt.
Quelques temps plus tard, maman me livrera un secret primordial (prends bien note) : une recette est constituée de deux parties, une liste des ingrédients (ça, j'avais trouvé) et une règle du jeu. Et ça, je n'avais pas trouvé. Pas pensé à tourner la page.
Depuis, je souffre de la malédiction des recettes farceuses. J'oublie toujours quelque chose, je saute une ligne, voire mélange deux préparations quand elles ont la mauvaise idée d'être sur la même page.

Voilà sans doute pourquoi je préfère laisser l'inspiration sortir de ma tête. 


Chutney oignons et quetsches




Pour deux petits pots de confiture

3 oignons (environ 500 g)
200 g de quetsches dénoyautées
4 cs de vinaigre de cidre
4 cs de sucre roux
2 cs d'huile neutre
1 pincée de gingembre

Préchauffer le four à 180°C.
Enfourner les oignons sans les peler pour une quarantaine de minutes. J'ai piqué cette astuce à un grand cuisinier, Gilles Tournadre.


Les laisser ensuite un peu refroidir avant de les peler et de les couper en morceaux.
Faire chauffer l'huile dans une casserole. Y déposer les oignons, le sucre et le vinaigre. Laisser compoter à feu moyen une quinzaine de minutes.
Ajouter alors les quetsches coupées en 4 et cuire à couvert et à feu doux pendant 15 minutes. Ne pas oublier le gingembre et poursuivre la cuisson 5-10 minutes à découvert.
Mettre immédiatement en pot.


Ce chutney est très bon en tartine (le pain aux oreilles de chat sort de ma MAP) ou sur un fromage frais.

mardi 13 septembre 2011

Y'a des jours sans...



L'angoisse de la page blanche.
L'angoisse du curseur mono-maniaque qui ne cesse de clignoter. Comme si son insistance éternelle allait finir par convaincre l'inspiration de sortir du bois.
L'angoisse du tarrissement du flot des idées. Qu'elles soient scriptoriales ou gustatives. Le vide me semble toujours à un pas de moi.
L'angoisse du temps qui file.
L'angoisse du moche, du raté, du pas beau.
Forcément, les deux se rejoignent. Pas suffisamment de temps pour "faire bien". Chez Tombouctou, cela veut dire le mieux possible. Et demande nécessairement 15 ou 20 heures de préparation. Au bas mot. Ces heures, je ne les ai pas. Alors, il faut aller plus vite. Accepter de prendre le risque d'être insatisfaite.
L'angoisse de la fin. Elle est tentante celle-là. Tuer le p'tit sushi pour en finir avec la page blanche, le curseur et tout le reste. Pas violemment, je te rassure. Le laisser gentiment dépérir et s'étioler dans la logosphère.
...............
.......
.


Et si pour une fois je ne disais rien de plus ?!? 


Pour revenir accompagnée de neurones plus joyeux. Je songe d'ailleurs à les inscrire à un groupe de thérapie par le rire. Il faut impérativement qu'ils apprennent à voir la vie en rose ceux-là !
Avec à la main un p'tit sushi tout beau (bah oui, je vais pas le tuer, le pauvre, juste le relooker ! :))

En attendant, je te fais le coup du doublon : 2 granolas coup sur coup. 
J'ai des envies de petits déjeuners groumands ces temps-ci.



Granola gingembre et chocolat




250 g de flocons d'avoine
100 g de noisettes
75 g de chocolat noir
50 g de gingembre confit (sucré)
10 cl d'eau chaude
1 cs de graines de lin
1 cs d'huile de noisettes
1 cs de cacao amer (non sucré)


Préchauffer le four à 150°C.
Dans un saladier, mélanger les flocons d'avoine, les noisettes grossièrement concassées et les graines de lin réduites en poudre. Ajouter le cacao.
Dans un autre récipient, mélanger l'eau chaude et l'huile. Puis verser sur les céréales. 
Remuer.
Ajouter le gingembre confit coupé en dés. Remuer à nouveau.

Répartir la préparation sur une plaque ou dans un moule à manquer. Enfourner pour 40-50 minutes en remuant toutes les 10 minutes environ.
Ne pas oublier le chocolat : il faut l'ajouter dès la sortie du four, quand les céréales sont encore chaudes. Mélanger encore une fois. Puis laisser refroidir avant de déguster.

Je n'ai pas ajouté de sucre car le gingembre et le chocolat en apportent suffisamment à mon goût. A voir selon tes préférences.




L'odeur du chocolat fondant sur les céréales toutes chaudes est simplement fabuleuse. :)

dimanche 4 septembre 2011

Anti-douleurs


Il va falloir y retourner... quelle horrible réalité ! Que tu sois déjà rentrée ou que tu ne sois pas encore parti, tu devras bien, à un moment ou à un autre, affronter ce sort fatal. Cet abominable enchaînement logique et mathématique. Tout départ contient en lui les germes du retour. 
Donc demain, back to the hell (c'est-à-dire au boulot, pour les non-anglophones).

La chose est douloureuse, cela est convenu. Il est cependant possible d'atténuer quelque peu les retombées en effectuant quelques gestes simples.

* Toucher la nature. Sous les arbres de la Promenade plantée.
* Goûter la nature. Dans le petit resto bio du coin (Super nature).
* Faire dans l'inédit. Comme aller au cinéma un matin de semaine.
* Se croire dans un épisode de La Croisière s'amuse. A bord d'une des péniches descendant le canal St-Martin
* Se dépayser. Face aux pancakes surdimensionnés de Breakfast in America.
* Martyriser ses pieds (qui auront bien le temps d'attraper des callosités d'inaction une fois bloqués sous ton bureau). Parce que aller au hasard des rues de Paris (ou de n'importe quelle autre ville), c'est très bien, mais ça n'a pas de fin. Le prochain coin de rue semble toujours porteur de nouvelles découvertes. Alors tu marches, tu marches...
* Avoir de nouveaux projets. Au fait, sais-tu faire des éclairs ???
* S'en mettre plein les mirettes. Au pied du titan enseveli du bosquet de l'Encelade (Château de Versailles).
* Savourer les bonnes nouvelles inattendues. Parfois, un mail suffit.
* Partager une bonne nouvelle. Mes cupcakes cévenols sont en finale du concours Saveurs durables ! Rendez-vous le 8 octobre. :)
* Retrouver tous les jours un petit goût de vacances. Le nez dans ton bol de granola thym et abricots.




Granola thym et abricots





300 g de flocons d'avoine
100 g d'amandes

200 g d'abricots secs
100 g du mélange 'Sélection du Boulanger, Saveur grains d'avoine' de Markal (avoine décortiquée, tournesols, graines de courges, flocons 5 céréales)
10 cl d'eau
4 cs de miel ou de sirop d'agave
2 cs d'huile d'olives
1 cc de thym

1 pincée de sel


Si les abricots sont très secs, les faire reposer 15 minutes environ dans un bol d'eau tiède.


Préchauffer le four à 150°C.
Pendant ce temps, mélanger les flocons d'avoine, les amandes grossièrement concassées, le thym et les graines de la Sélection du boulanger. Ajouter les abricots égouttés et coupés en 4, puis une pincée de sel.

Faire chauffer l'eau et incorporer le miel et l'huile d'olives. Verser ce mélange sur les céréales. Bien mélanger.
Étaler le granola sur une grande plaque de cuisson.
Enfourner et cuire 40-50 minutes, en veillant à bien remuer le mélange toutes les 10 minutes.


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...