vendredi 24 février 2012

Retour de flamme


Cela faisait bien longtemps que je lui avais dit adieu. Plus rien ne se passait. La séparation avait été consommée.  Tout avait été prononcé, exploré, testé.

Ses rares et involontaires intrusions dans ma vie me laissaient de marbre. Mon goût pour lui avait disparu. J'étais convaincue du côté définitif et irrévocable de la chose.

Un peu à regret certes.

Nous avions tant partagé. Les heures passées à ses côtés se comptaient par centaines. Entre joie intense et rage absolue. Toujours disponible, bienveillant et disposé à écouter mes silences comme mes délires verbaux. Il savait ne jamais me laisser indifférente ou désoeuvrée. Il suffisait que mes mains le serrent pour que l'histoire s'accélère et nous emporte.

Il était l'un de mes tout premiers. Mon absolu. Mon irremplaçable.

La force de notre séparation fut tout aussi intense.

Du jour au lendemain, ma vie continua sans lui. Cela m'étonna bien un peu, je ne pensais pas pouvoir me désintoxiquer aussi rapidement.
Mais que faire ? Les sentiments ne sont pas éternels.

Je ne pensais plus à lui depuis des années quand, au détour d'une navigation errante sur internet, il retrouva la direction de mes pensées. Puis fort rapidement celle de mon salon.

A ma grande (et heureuse) surprise, je n'avais pas perdu la main. Nos soirées ont donc bien vite retrouvé leur goût si particulier, mélange de récits aventureux et de joyeux défoulement.


Link et moi, on a remis le couvert !
Le p'tit sushi est vert de rage. 

Tu peux t'attendre très prochainement à un beau règlement de compte au Tomouctou Land entre le sus-nommé p'tit sushi et l'homme aux oreilles pointues.

(NDLR : en langage décodé, ce long détour équivaut à : je suis retombée dans les affres des jeux vidéos, je passe mes soirées à jouer à Zelda au lieu de m'occuper du blog. Honte à moi !!!!)



Korma aux topinambours



Pour 4 personnes

4 gros topinambours
4 pommes de terre moyennes
2 carottes
1 petite boîte de conserve de petits pois
2 oignons
1 gousse d'ail 
1 petit bout de gingembre coupé ou 1 filet de sirop de gingembre
50 g d'amandes
30 cl de lait de coco
1 cs bombée de poudre de curry
1 cc de poudre de curcuma
1 cc de graines de cumin
2 gousses de cardamome réduites en poudre
2 feuilles de laurier
1 cuillère à soupe de concentré de tomates dilué avec un peu d'eau
de l'eau
de l'huile
1 pincée de sel
un petite pincée de poivre blanc

Laver et peler les légumes. Les débiter en cubes. Réserver. Émincer les oignons, l'ail et le gingembre.
Dans une poêle, mettre une bonne cuillère à soupe d'huile à chauffer. Quand elle est chaude, ajouter les oignons et mélanger. Une fois les oignons bien colorés, ajouter l'ail, le gingembre et bien remuer. Ajouter les 3/4 des amandes et laisser cuire pendant 1 minute en mélangeant.
Réduire la préparation en pâte avec 5 cl de lait de coco à l'aide d'un mixer.


Dans la même poêle, faire chauffer une cuillère à café d'huile. Quand elle est chaude, ajouter le cumin, les feuilles de laurier, les amandes restantes et mélanger.
Attendre que les amandes soient bien colorées avant d'ajouter la pâte que l'on vient de mixer, le curry, le curcuma, le concentré de tomates. Bien mélanger le tout et délayer avec un peu d'eau (environ 10 cl).

Incorporer alor les légumes et mélanger. Saler, mouiller avec la moitié du lait de coco, remuer et couvrir. Faire une première cuisson  feu doux pendant 8 minutes.
Une fois ce temps passé, ajouter le reste du lait, mélanger, couvrir et laisser cuire encore pendant une quinzaine de minutes à feu doux.

 
En fin de cuisson, saupoudrer avec la cardamome et le poivre.
Remuer une dernière fois et servir avec du riz blanc.

Cette recette est une fidèle adaptation du korma de Pankaj. Exception faite des topinambours qui apportent une petite note croquante à ce plat bien réconfortant.
kormacuisine indiennetopinambourépices

jeudi 9 février 2012

Besoin de chaleur




Quoi de mieux que de se réchauffer au contact des autres ? 

Je dois bien l’avouer, j’avais un peu mis de côté le flambeau transmis par la rougeoyante cerise (Noémie pour les intimes). Ça me trottait dans un coin de la tête, mais il y a tellement de choses en ce moment dans cet espace-là (‘fin, comme souvent) que mes idées avaient du mal à prendre forme.

Puis le froid vint. Et avec lui l’envie, non, que dis-je, le besoin de me retrouver dans un cocon chaleureux et accueillant.

Concrètement, je me précipite chez moi dès la journée de travail finie. Je zappe mon sport préféré (le reluquage du super prof le Body Jam) pour dialoguer avec ma Wii Balance Board. Elle est gentille, avec sa petite voix qui endort mon attention. Il faudra que je t’en reparle à l’occasion.

Virtuellement, je me réconforte au contact des blogs que j’apprécie. Entre Hellocoton, FB et mon GoogleReader, je ne sais même pas combien j’en suis au quotidien. Mais parmi eux, quelques-uns se détachent, soit qu’il s’agisse de petits nouveaux (pas forcément des nouveaux nés mais des nouvellement découverts) soit que j’éprouve une affection particulière pour eux. Car ils sont chaleureux, plaisants à parcourir. Bref, je m'y sens bien, comme chez moi.

Oups, j’allais oublier une précision qui a son importance : il me faut m’en tenir à 5 coups de cœur. Une torture !



Tiens, je vais improviser. Blogs ET billets préférés.

Pour découvrir toujours et encore les ingrédients japonais. En bonne miso-maniac, j’ai dévoré cet article
Je crois bien que c’est avec cette recette que j’ai « rencontré » Mathilda. Ah, le pouvoir du tofu soyeux...

De bonnes gourmandises et surtout, surtout, de magnifiques photos du Japon. Quand je dis « magnifiques » ce n’est pas uniquement au sens esthétique du terme, mais parce qu’il y a une réelle proximité entre le sujet et le lecteur. Shoko nous fait partager un petit bout de son Japon, et c’est ça que j’aime. Voyage également disponible en version non carnée

Ce que j’aime ses Réminiscences japonaises ! Je me jette dessus comme la misère sur le pauvre monde (comme dirait ma môman). Sur ses recettes aussi.

Hum, très japonisant tout ça, n'est-il pas ? ^^

Ou La cuisine à voyager dans le temps. Jana se propose de réaliser des recettes issues d’anciens livres de cuisine, guides pour cuisiner en temps de guerre ou de recommandations destinées aux bonnes ménagères. L'historienne frustrée qui dort en moi adore cette idée. 
On y trouve de tout. Que ce soit une petite recette végétale et rapide. Également très bonne avec du potiron et quelques épices supplémentaires. Ou un bruyant exemple de préparation qui ne restera pas dans l’histoire (“Verdict: GET IT OUT OF MY MOUTH GET IT OUT GET IT  OUT AUGHHHHHHHHH”).

C’est pas de la cuisine, mais c’que ça fait du bien !
Ça détend au boulot. Après tout, tes zygomatiques aussi ont le droit de s’exercer


Je m’autorise un extra, et j’ai d’excellentes raisons pour ainsi si négligemment fouler les règles aux pieds. Ôna est devenue une vraie amie. Qui a eu le courage de se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise autour de la cuisine. Pour son blog, c’est par là. Et pour participer à ses ateliers, c’est par ici.

Allez maintenant c'est à ton tour de nous parler d'amour...

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