Fin des années 80, heure du déjeuner, quelque part en France. Appartement B, 1ère droite. Après une dure matinée de lableur (mais il adore ça), JR franchit la porte de son appartement. Il pose sa sacoche, quitte sa veste, jette les clés sur son bureau et prend la direction de la cuisine.
"Bonjour, c'est moi, qu'as-tu préparé à manger ?"
"Des raviolis !!"
Une jeune fille à lunettes (et hélas, excessivement boutonneuse) finit de mettre la table et s'apprête à sortir le plat brûlant du four.
Comme à son habitude, JR se lave les mains, embrasse sa fille et prend place autour de la table, la télévision à sa gauche.
Le générique de leur série préférée s'annonce. Suivant la saison, ce sera L'incroyable Hulk, La petite maison dans la prairie, Papa Schultz ou encore Les routes du Paradis.
Ce moment, à la limite du kitsch et de l'inavouable, ils le chérissent. Malgré leurs 38 ans de différence, chacun aurait aimé avoir Charles Ingalls pour père. L'un comme l'autre sifflote le générique de Papa Schultz...
Déjà la salade est engloutie. Malgré tout ses efforts, elle a encore échoué : impossible de reproduire la sauce salade de sa nounou. Apprentissage du premier renoncement : certains choses tant adorées échapperont toujours à la copie et resteront à jamais un souvenir.
Vient enfin l'heure du plat de résistance. JR se lève, enfile les maniques et ouvre le four.
Le plat semble vivant : chaque ravioli s'agite à la manière d'un petit têtard, la sauce tomate développe d'étranges similitudes avec un magma en fusion, entre fumeroles odorantes et bulles inopinées. Quant au fromage, on dirait qu'il nous gratifie qu'une dernière danse, avant sa solidification définitive.
La cuillère fait son œuvre. Les assiettes se remplissent. Un sourire se dessine.
"A l'attaque !!!"
...
Grand silence.
Extase gustatif ? Nirvana culinaire ?
Hélas non.
"Mais ils ne sont pas cuits tes ravioli !"
Tombouctou a attendu d'avoir 11 ans révolus pour découvrir qu'avant de noyer les ravioli tout droit sortis du beau paquet sous la sauce et le fromage, il fallait les pocher !
Un moment un peu honteux (mais une grande leçon de vie) que tu dois à Flou et à son pasta concours.
Petite recette de pâtes donc. Mais comme l'Italie m'a traumatisée (j'exagère, évidemment, j'adoooooore les pâtes), je me suis tournée vers l'autre pays des pâtes, le Japon.
Pour 4 personnes
400 g de nouilles soba
Sauce
7 dl de dashi de bonite
2 dl de mirin
1 dl de sauce soja
1 cc de pâte miso rouge
Yakumi
50 g de gingembre
2 bonnes pincées de thé vert
Commencer par préparer la sauce. Pour cela, mettre le mirin dans une casserole à réduire de moitié pendant 3 à 5 minutes. Verser la sauce soja, le dashi et le miso. Porter à ébullition. Laisser refroiri et réserver au réfrigérateur.
La sauce doit être bien fraîche, on peut donc la préparer à l'avance. Voire même la conserver au congélateur.
Préparer ensuite le yakumi en râpant le gingembre sans l'éplucher. Réserver.
Finir par les soba. Porter à ébullition une grande casserole d'eau, y plonger les soba, mélanger avec une spatule, comme pour des spaghettis, pendant 3-4 minutes. Ôter du feu, égoutter les soba dans une passoire et les passer sous l'eau froide.
Servir bien frais accompagné d'un petit bol de sauce froide. Diluer le yakumi dans le sauce avec le thé vert, avant d'y plonger les nouilles enroulées sur les baguettes.
Encore une fois, j'ai fait appel au grand Hisayuki Takeuchi pour cette recette. C'est simple et raffiné à la fois. Et absolument délicieux.
Attention à ne pas zapper l'étape yakumi : telle quelle, la sauce est très salée. Mais une fois mélangée au gingembre et au thé, la saveur se révèle et c'en est réjouissant.
Enfin, parce qu'au Japon, tout est art, je t'invite à aller faire un tour sur le site de la Soba Academy. Tu y découvriras que, toi aussi, tu peux devenir un maître soba !
Petite recette de pâtes donc. Mais comme l'Italie m'a traumatisée (j'exagère, évidemment, j'adoooooore les pâtes), je me suis tournée vers l'autre pays des pâtes, le Japon.
Nouilles soba d'été, gingembre et thé vert
Pour 4 personnes
400 g de nouilles soba
Sauce
7 dl de dashi de bonite
2 dl de mirin
1 dl de sauce soja
1 cc de pâte miso rouge
Yakumi
50 g de gingembre
2 bonnes pincées de thé vert
Commencer par préparer la sauce. Pour cela, mettre le mirin dans une casserole à réduire de moitié pendant 3 à 5 minutes. Verser la sauce soja, le dashi et le miso. Porter à ébullition. Laisser refroiri et réserver au réfrigérateur.
La sauce doit être bien fraîche, on peut donc la préparer à l'avance. Voire même la conserver au congélateur.
Préparer ensuite le yakumi en râpant le gingembre sans l'éplucher. Réserver.
Finir par les soba. Porter à ébullition une grande casserole d'eau, y plonger les soba, mélanger avec une spatule, comme pour des spaghettis, pendant 3-4 minutes. Ôter du feu, égoutter les soba dans une passoire et les passer sous l'eau froide.
Servir bien frais accompagné d'un petit bol de sauce froide. Diluer le yakumi dans le sauce avec le thé vert, avant d'y plonger les nouilles enroulées sur les baguettes.
Encore une fois, j'ai fait appel au grand Hisayuki Takeuchi pour cette recette. C'est simple et raffiné à la fois. Et absolument délicieux.
Attention à ne pas zapper l'étape yakumi : telle quelle, la sauce est très salée. Mais une fois mélangée au gingembre et au thé, la saveur se révèle et c'en est réjouissant.
Enfin, parce qu'au Japon, tout est art, je t'invite à aller faire un tour sur le site de la Soba Academy. Tu y découvriras que, toi aussi, tu peux devenir un maître soba !


















