mercredi 29 décembre 2010

Donc, si je récapitule…


Voilà, on y est. Dernière ligne droite, derniers instants avant que n’apparaisse sur nos écrans le célèbre THE END (« té and » pour mes intimes). Car oui, this is the end my friend. Non, ne pleure pas. Tes larmes ne serviront à rien, elles ne pourront empêcher l’inéluctable. Moi aussi je voudrais bien y croire, mais personne jusqu’à présent n’a réussi à arrêter le temps. 
Donc, il faut s’y résoudre. 
Et accueillir l’année nouvelle avec le sourire. 

Une gueule de bois serait également de bon aloi. 

Plus mon temps perso passe, moins je comprends ce ramdam fait autour du temps de tous qui passe. La nuit du 31 au 1er est, reconnais-le, une nuit banalement comme les autres. Ce n’est ni la plus longue, ni la plus courte, ni la plus chaude, ni la plus belle, ni la plus noire, ni la plus romantique, ni la plus déprimante… ah si, peut-être que ça oui, la plus déprimante, je veux bien te l’accorder. 
Inévitablement, je me revois 365 jours auparavant, pleine d’enthousiasme et d’optimisme, convaincue que cette fois, l’année sera super chouette, que je pourrai enfin réussir à retenir tout ce qui m’a filé entre les doigts jusque-là. Et je suis bien obligée de constater qu'une fois de plus, je me suis auto-bernée. Bien encouragée par les autres, il faut le reconnaître. La montagne de SMS, de cartes plus ou moins virtuelles, et de chaleureuses bises n’auront pas empêché la tristesse de s’installer, la douleur de cuire, la colère de brûler… 
A croire que nous sommes tous atteints par la maladie de la pensée magique (mais hélas pas tous capables d'en faire quelque chose d'aussi beau).

Pour te dire, je redoute déjà le retour au boulot, lundi 3 au matin, quand il faudra passer consciencieusement de l’un à l’autre, en lançant un « bonne année !! » plein de sincérité à chaque reprise. Ah, et puis « la santé surtout ! ». Faut pas l’oublier celui-là. Parce que quand la santé va, bla bla bla…

Ce serait ahurissant et merveilleux s’il suffisait d’engranger un stock suffisamment important de vœux pour se prémunir contre les échecs, les malheurs et les disparitions pendant toute une année. Sérieusement, qui peut y croire ??

[mais qu’est-ce qu’il lui arrive à Tombouctou, quelqu’un lui a mangé son 4 heures ??]

Wouèèèèè, je sais, je fais du mauvais esprit. Ce doit être le chocolat qui me monte à la tête. Je ne suis pas tout le temps comme ça d’habitude, je t’assure.

L’aigreur de l’âge a aussi sa part de responsabilité (il ne va pas en s’arrangeant lui non plus d’ailleurs). Je n’ai plus envie de me forcer, plus envie de faire « comme si ». Recevoir les vœux (et donner les miens, surtout !!) de personnes qui connaissent à peine mon prénom, auront oublié le son de ma voix dès nos dos tournés, je n’en vois pas le sens. Peut-être parce que, bien souvent, on fait ça, à jeun, le lundi matin, après avoir enchaîné quelques nuits bien trop courtes ! Elle est là l’erreur, j’en suis sûre. ^^

Né-an-moins, j’ai plein de projets pour 2011. 
Et 2010 a été une année « très riche » comme on dit (où j’ai fait plein de trucs nouveaux et reçu mon lot de coups bas pour résumer). Mais serais-je à la hauteur de mes attentes… (début de rongeage d’ongles névrotique…). 
Qu’on m’amène un crâne, je me sens d’humeur hamlettienne…!

Mais…que…

...qu’ouïe-je ???

Ouiiii, c’est ça… un bouchon de champagne vient de sauter.

Bon, c’est pas que je m’ennuie avec toi, mais faut que j’te laisse, les petites bulles m’appellent.

(s’en va d’un pas guilleret, qui ressemblerait à ça si je savais dessiner)

See you next year ! :-)


Et pour finir en légèreté, une petite recette qui fera plaisir à ton foie. 
Inspirée par l’inventif Hisayuki Takeuchi.


Salade pamplemousse-carottes



Pour 2 personnes

1 pamplemousse rose
1 carotte
2 cs d’huile de sésame
1 cs de sauce soja
Graines de sésame

Nettoyer et peler le pamplemousse et la carotte. Pour le premier, découper les quartiers à vif. Pour la seconde, faire des « lasagnes » avec un économe ou une mandoline. Disposer joliment dans de petits récipients, ou tout mettre dans un saladier.

Dans une poêle, faire griller les graines de sésame à feu vif. Dans un bol, mélanger l’huile de sésame et la sauce soja. Y ajouter les graines de sésame bien chaudes.
Répartir sur le pamplemousse.
Déguster.



vendredi 24 décembre 2010

Vous avez un message


Bonne nouvelle.
STOP
Four arrivé.
STOP
Première recette réalisée.
STOP
On va se régaler!
STOP
En attendant, très joyeux Noël.
STOP
Ne mange pas trop de chocolat.
STOP


Pain d'épices



Pour un pain 

250 g de farine
150 g de sucre roux
150 g de miel
60 g purée d'amandes
1 sachet de poudre à lever
3 cc de mélange pour pain d'épices
4 cs d'eau de fleur d'oranger

Préchauffer le four à 160°C.
Chauffer doucement la purée d'amandes, le sucre et le miel. Sur feu doux ou au micro-ondes.
Mélanger la farine, la poudre à lever, les épices et l'eau de fleur d'oranger.
Ajouter le mélange purée d'amandes, sucre et miel. Bien remuer.
Verser dans un moule à cake préalablement beurré.
Saupoudrer un peu de sucre et quelques amandes hachées.
Cuire une petite heure. 

C'est la première fois que j'utilise un mélange d'épices tout prêt. Et c'est une bonne découverte. Je l'ai trouvé chez Ethnic Angel.



dimanche 19 décembre 2010

Le Père Noël est une mauviette


C'est vrai, non ? On va faire les comptes, tu vas voir que mon jugement est dur mais juste.

Préparer et fêter Noël, ça implique de :
- trouver des idées de cadeaux originaux, "plaisir d'offrir" garantis : PPN (Petit Papa Noël) n'a pas ce souci, il reçoit listes et souhaits directement à domicile
- faire l'acquisition d'un porte-monnaie petit-frère du sac de Mary Poppins : PPN n'achète rien, il a son propre réseau de fournisseurs elfiques qui l'approvisionne à loisir
- passer son dimanche à braver froid et foule avide : PPN est snow-proof et thermostaté... et surtout, il est planqué bien au chaud au sous-sol du Printemps, dans un beau fauteuil rembourré
- passer des heures dans un sauna ambulant (ou "métro") habillé comme un Inuït : PPN ne daigne pas prendre les transports en commun, il a un standing à respecter, et il faut bien que les rennes se dégourdissent les pattes !
- se faire haïr d'une rame entière de métro parce qu'on se trimbale avec un paquet gros comme un semi-remorque : là, PPN a la bonne idée de ne pas faire de même, les rennes et le traîneau ne passeraient même pas le portillon je pense
- abandonner toute idée d'être un minimum sexy entre écharpe, moufles, grosses godillots et démarche de pingouin arthritique (rapport au sol glissant) : PPN est un homme, donc un sourire lui suffit pour être qualifié de sexy, et de toutes façons, il se déplace en volant
- se creuser la tête pour faire SA liste de cadeaux : PPN ne reçoit pas de cadeaux, il se les fabrique lui-même
- accepter stoïquement de faire souffrir son foie et de flinguer 1 an de cours intensifs de step en 1 semaine à peine : PPN s'en moque, il est gros et heureux comme ça, et ne carbure qu'au Coca... on ne peut pas avoir de gueule de bois avec du Coca, non ?
- être exposée en non-stop à Tino Rossi, Florent Pagny ou René la Taupe (je pousse le professionnalisme très loin quand même, je ne l'ai écouté que pour toi, pour être certaine qu'il s'agissait bien de la bonne chanson... mes tympas sont morts, c'est foutu, ils ne s'en remettront jamais !!!) : vu son âge et le nombre d'enfants qui ont dû lui hurler dans les oreilles, PPN est sûrement sourd !

Donc, si on résume, pendant que tu cours les magasins dans le froid, passe des plombes dans les transports avec tous tes congénères qui ont eu la même idée que toi, te creuses les méninges à en perdre le sommeil, il se la coule douce dans son fauteuil pendant que les elfes bossent pour lui. 
Une mauviette j'te dis ! 
Et en plus, c'est lui qui récoltera tous les remerciements !!!

S'il voulait quand même bien m'apporter un four, ça m'éviterait de sacrifier une seconde casserole, et il serait le plus gentil du monde. :D


Gâteau au yaourt, aux noix et à la casserole


Pour un gâteau

1 yaourt (vache, soja, brebis... tout est bon)
2 yaourts de farine
2 yaourts de sucre roux
1/2 yaourt d'huile de noix
2 oeufs
1/2 sachet de poudre à lever
quelques noix 

Mélanger tous les ingrédients dans un saladier. Bien remuer.
Tapisser une casserole de papier sulfurisé ou bien la graisser avec du beurre (sinon, il faut se préparer à gratter un sacré moment pour la récupérer... c'est du vécu!).
Cuire à couvert 20-25 minutes sur feu doux.

Et hop, c'est magique, on obtient un bon gâteau bien moelleux. J'ai même eu la surprise de constater qu'il avait pris quelques couleurs alors que je m'attendais à quelque chose de bien plus blafard.
Je crois bien continuer à en faire une fois le four arrivé.



dimanche 12 décembre 2010

Des amis franco de port


Cher maître,

Je vous prie de bien vouloir prendre connaissance de ma présente requête, certes un peu originale, mais fondée et réfléchie. Le cas des meubles meublants, des cadeaux et des biens acquis en propre avant notre union a déjà été dûment étudié en son temps. Un accord à l'amiable a été trouvé. Il a été clairement mentionné qu' "aucun enfant n'est né de cette union". Ce qui a donné lieu à d'innombrables sentences (se voulant) réconfortantes, du style "vous avez de la change de ne pas avoir d'enfant, c'est plus simple"... Veuillez noter au passage que cette phrase a le don de retourner systématiquement l'estomac de votre cliente quand ses yeux l'effleurent.

Reste pourtant un point inabordé, et néanmoins crucial : le cas des amis communs. Il constitue l'objet de ma demande, je réclame en effet leur garde alternée et partagée.

La séparation consentie et amortie (sans être pour autant indolore, même si nous avons "la chance de ne pas avoir d'enfant...") d'avec ma future ex-tendre moitié n'a pas pour corollaire l'oublie immédiat de toutes ces années à partager repas et grands événements. Sans parler des canapés baptisés au petit pot !
Elle ne nécessite pas non plus de prise de position, de soutien de l'un face à l'autre car il n'y a ni méchant ni gentil dans cette affaire.

Aussi, je vous prierais de bien vouloir notifier ma requête à l'ensemble des parties concernées. Et de me tenir informée de leur réponse qui sera, je l'espère, positive.

Vous priant d'agréer blablabla...

...

C'est vrai quoi, je veux pas vous perdre !!
Comment ça c'est moi qui me barre loin de vous ??? Meuhhhh non... Suis qu'à trois heures de TGV. Plus près que belle-maman !
C'est déjà assez dur de laisser Mister S et les montagnes. 
J'ai envie de voir pousser et se multiplier vos petits bouts. De fêter l'arrivée tant espérée de l'Héritier. 

D'ailleurs, Mister va continuer sa vie, sûrement vous présenter un jour une nouvelle Mrs. 
Faudra être gentil avec elle, OK ? (si vous pouviez attendre la 2ème rencontre pour la faire profiter de la fabuleuse histoire du poulet de Bresse, ce serait pas mal.^^)
Et essayer de ne pas complètement m'oublier.

Je ne sais pas comment vous en dire plus sans tomber dans le mélo humide et bêtifiant...

On reste amis, vous voulez bien ?


Bûche pour un petit Noël entre amis


Pour 8 personnes

pour la génoise
80 g de farine
140 g de sucre
3 œufs 
1 cc de poudre à lever
1/2 gousse de vanille
2 cs de cacao

pour la crème au chocolat
25 cl de lait de riz
40 g de chocolat noir
1/2 gousse de vanille
4 cs de crème de riz
2 cs de sucre roux
2 cc de cacao
du gingembre confit 

pour le décor
du chocolat noir
des petits machins en sucre
du gel alimentaire spécial déco

Préparer la crème.
Verser le lait de riz dans une casserole. Ajouter la crème de riz, le cacao, le sucre, les graines de vanille, le chocolat grossièrement haché. Faire chauffer sur feu doux en remuant bien jusqu'à ce que le mélange épaississe.
Hors du feu, ajouter du gingembre confit coupé en petits morceaux et rapidement passé dans une poêle chaude (ça adoucit le goût et le rend un peu craquant).
Réserver au frais.

Préparer le gâteau.
Préchauffer le four à 180°C.
Mélanger la farine, la poudre à lever et le cacao.
Casser les œufs en séparant les jaunes et les blancs. Fendre la gousse de vaille en deux et gratter avec un couteau pour récupérer les graines. Fouetter les jaunes, le sucre, la vanille et 2 cs d'eau.
Ajouter la farine au cacao. Puis les blancs montés en neige.
Étaler l'appareil sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Cuire 15 minutes.
Dès que la cuisson est terminée, retourner la génoise sur un ligne humide.
Farcir avec la crème au chocolat et rouler le gâteau.
Le laisser reposer dans le linge humide une petite heure.

Finir le montage. Faire fondre du chocolat noir au micro-ondes. 
Recouvrir le gâteau. Et décorer selon l'inspiration.


Cette recette m'a été inspirée par la superbe matinée passée en atelier gourmand au Cookcoon, avec Dorian. Du chocolat, des épices et plein de plaisir...


dimanche 5 décembre 2010

Home sweet home


Jeudi 2 décembre, 1er retour post-labeur dans mon nouveau perchoir.

19h43 : papotage de rigueur avec la gardienne
20h22 : fin de l'ascension des 5 étages. Non, je n'ai pas mis 3/4 d'heures pour gravir les marches ! Faut pas exagérer ! La gardienne est juste trèèèès bavarde.
20h23 : jetage du sac à main et du manteau (et de l'écharpe, et des moufles, et de la polaire) sur le lit.
20h28 : installation de la télé sur son ravissant meuble, mobile et recyclable (un carton "Casto m'emballe", c'est d'un chic!!).
20h43 : dégustation d'une succulente soupe indienne réalisée en deux temps un mouvement grâce à ma bouilloire
20h46 : un truc me chiffonne...
20h47 : coups d'œil circulaires sur l'espace qui m'entoure
20h47 : décidément, les cartons, c'est moche !
20h48 : mais je n'ai que des cartons !!!
20h48 : attention, vague à l'âme en vue
20h49 : c'est donc ça qui me travaille... est-ce que j'ai bien fait ? 
...
20h51 : est-ce que j'ai bien fait ?
20h52 : ce n'est pas raisonnable
20h53 : une cuisine intégrée, c'est bien, mais ça ne suffit pas à meubler tout un appart
...
20h55 : est-ce que j'ai bien fait ???
...
21h12 : j'attaque un carton, histoire de ma changer les idées
21h12 : c'est un carton tue-l'amitié (plein de livres)
21h20 : sont chouettes mes livres sur la cheminée, bien rangés par auteur et thématique
21h21 : oh, et ma petite lampe suédoise trouve tout juste sa place en bout de rangée
21h23 : contemplation émue du résultat
21h25 : ça y est, je suis chez moi :))

Le phénomène s'est accentué le lendemain, quand j'ai disposé tout mon bazar culinaire, fini de sortir les livres et trouvé une place aux cds.

La vague bluesy a, quant à elle, définitivement reflué samedi soir, devant une courge Butternut en train de bloblotter gaiement dans mon nouveau faitout.

Je n'ai pas de connexion internet (j'en profite pour remercier ici un voisin très partageur^^), pas de meubles, je dois pique-niquer par terre ou sur mon lit, mes vêtements sont encore dans les valises. 
Et pas de four aussi. Important ça pour l'avenir proche du p'tit sushi !!
Mais ce que je suis bien dans mon petit perchoir, où livres et cuisine se mêlent subtilement.

Quand tu n'as qu'une casserole et très froid, tu peux pas faire une raclette, ni une fondue, ni un gratin dauphinois. Par contre, tu peux faire une soupe. Toute douce, mais pas pour les fillettes.


Velouté piquant à la courge Butternut


Pour 4 personnes

1/2 courge Butternut
de fines tranches de pain
de la sauce au piment d'Espelette
1 cs d'huile d'olive

Peler et épépiner la courge. La couper en cubes.
Les mettre dans un faitout et couvrir d'eau. Laisser cuire à petits bouillons jusqu'à ce que la courge soit tendre.
Mixer à l'aide d'un mixeur plongeant et ajouter le gingembre.
Réserver au chaud.
Couper les tranches de pain en cubes. Dans une poêle, chauffer l'huile d'olive. 
Faire dorer le pain sur feu vif. Quand les croutons sont bien dorés, arroser généreusement de sauce au piment. Poursuivre la cuisson quelques minutes.

Servir la soupe bien chaude dans un bol en ajoutant les croutons.


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