mardi 30 septembre 2014

Chroniques d'un festin annoncé


La chronique littéraire n'est pas chose aisée. Il te faut, sans rien dévoiler de la profondeur du récit, allécher le lecteur. Le convaincre que ses euros seront magnifiquement employés. Que son temps s'en trouvera magnifié.
Le contexte, les héros, les plus alléchants des rebondissements... tout doit être mis en lumière et valorisé. Sans que tes propres mots ne viennent enlaidir les propos de l'auteur, le vrai.
Il faut donner envie, motiver, partager ton plaisir ou ta perplexité.
Mais tout ça n'est rien comparé à l'exercice auquel je me plie présentement. Car, finalement, pour bien parler d'un livre lu et ressenti, il te "suffit" de te pencher sur ta lecture, de te remémorer ce que tu as éprouvé lors du récit, ce que tu as pensé à la découverte du dénouement final.
L'expérience du livre existe, le seul défi réside dans la pertinence de ta prose.

Mais que faire lorsque cette expérience n'est encore qu'une ébauche ? Lorsque la lecture de l'ouvrage n'a fait qu'ouvrir une porte dans ton imaginaire mais sans rien livrer de la conclusion ?
Quand, pour être précise, c'est une livre de recettes que tu as entre les mains et non pas un roman épistolaire ?
Tu dois sans doute te fier à ton intuition et à la vigueur avec laquelle ta gourmandise aura été titillée. Et je peux te dire qu'elle a été particulièrement affolée, ma gourmandise, à la lecture d'un des derniers livres de Larousse.
C'est là le vrai critère, non ? Avoir envie de cuisiner chaque plat (ou presque). Se lancer quasi immédiatement. Voir ledit livre trouver presque spontanément sa place dans la cuisine, et non pas dans la jolie, mais fort tranquille, étagère de la bibliothèque.
Les choses sont même irréversibles dès lors que les premières tâches apparaissent entre les pages.

Pour résumer, cours donc acheter Découvrir et cuisiner les produits bio, tu vas te régaler !



Rillettes de champignons


Recette extraite du livre et fidèlement retranscrite

Pour 4 personnes

350 g de champignons de Paris
150 g de tofu fumé
2 échalotes
8 cl d'huile de tournesol
2 cs de graines de tournesol
4 cc de tamari (sauce soja)
1 pincée de thym
Poivre du moulin

Laver et sécher les champignons. Émincer les échalotes et les champignons. Couper le tofu fumé en cubes.
Faire revenir les échalotes dans 2 cl d'huile, ajouter les champignons et les faire suer à feu moyen. Verser le tout dans le bol d'un mixeur, ajouter le tofu, les graines de tournesol, le tamari et le reste d'huile. Mixer par impulsions jusqu'à ce que la consistance soit lisse.
Incorporer le thym, assaisonner de poivre, goûter la préparation et ajouter un peu de tamari si nécessaire. Réserver 2 heures au moins au réfrigérateur avant de servir.

http://www.editions-larousse.fr/decouvrir-et-cuisiner-les-produits-bios-9782035900968


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dimanche 21 septembre 2014

Quand vient la fin de l'été...


Bob ne savait plus quoi faire. Depuis un long, très long moment, il avait faim, il avait froid, il avait même un peu mal aux fesses. Mais tous ces désagréments réunis ne suffisaient pas à actionner sa fonction motrice.
Il ne savait pas quoi faire. 

Alors, il restait là, le regard errant dans la nuit, dans une position à chaque moment plus inconfortable. 
Il faut dire qu'il ne s'était pas méfié. Resté dans ses habitudes des mois précédents, il était sorti sans précautions particulières. Tout à la joie d'aller se défouler et profiter de la douceur vespérale.Et il faut bien le reconnaître, les éléments l'avaient bien eu sur ce coup-là.
Sans prévenir, sans miel pour faire passer la médecine, elle lui était tombée dessus, la nuit. Alors qu'il pensait avoir encore une bonne heure de lumière devant lui, qu'il s'apprêtait à rentrer dans l'eau, elle l'avait rattrapé par le col et fait la démonstration implacable que les saisons changeaient, quoi qu'on en dise.
Coupé dans son élan, désarçonné en pleine montée d'hormones euphorisantes, il était resté en l'état, l'eau à mi-cuisse, le duvet de sa poitrine prêt à recevoir la fraîcheur marine, le regard tendu vers les bouées jaunes. Quand il commença à ne plus sentir ses orteils, il consenti à sortir de l'eau et alla poser sa frustration sur le sable encore riche de la chaleur zénithale de la journée. 
Oui mais voilà, les minutes s'écoulant, l'humidité avait commencé à le disputer aux vieux souvenirs de soleil. Et ses orteils depuis bien longtemps bleuis pas l'eau étaient désormais rejoints par ses fesses. Il lui fallait réagir avant que d'être totalement paralysé par le froid. Il le savait.
Pourtant, assis seul sur la plage abandonnées, entouré de ténèbres salées, il ne pouvait cesser d'y penser. 
L'été s'en était allé.
Et avec lui les orgies de tomates dont il n'était jamais rassasié.


En ce 21 septembre, tu l'auras compris, il te faut te dépêcher de profiter des dernières belles tomates. 
En mode tarte par exemple.


Tarte aux tomates







Pâte à tarte
200 g de farine T65
50 de farine intégrale
6 cs (soit 90 ml) d'huile d'olive
5-6 cs d'eau
2 cs de fécule de maïs
1 pincée de sel

Garniture
650 g de tomates coeur de boeuf
30 cl de soja cuisine
3-4 grosses cs de moutarde forte 
éventuellement, du thym et/ou des graines de pavot




Préchauffer le four à 210°C.

Mélanger les farines, la fécule et le sel dans un saladier. Ajouter l'huile et mélanger à la main de façon à obtenir un aspect sableux. Ajouter peu à peu l'eau, jusqu'à ce que la pâte forme une boule.
Étaler la pâte dans un moule à tarte, couvrir de papier sulfurisé et de billes de cuisson. La cuire à blanc 10 minutes.
Passé ce temps, retirer les billes et le papier.
Dans un saladier, mélanger le soja cuisine, la moutarde et le thym (ou autre).
Laver les tomates, les épépiner et les couper en quartiers, comme des pommes. Répartir la tomate sur la pâte et couvrir avec la sauce à la moutarde.
Enfourner pour une bonne trentaine de minutes.




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vendredi 5 septembre 2014

De la terre sous les ongles


Savoir s'ancrer dans un lieu, dans l'instant. Pas pour s'immobiliser et se momifier mais bien pour être. Pleinement.

C'est en se sentant, et en se sachant, appartenir à un endroit, un moment, que l'on peut avancer d'un pas plus sûr et serein. Car il est finalement plus difficile de faire un mouvement, d'oser, de franchir un cap inquiétant quand on ne sait pas où l'on est ou quand seule domine l'impression d'être noyé au milieu d'un sable filant. Voire d'en être.

S'ancrer, c'est aussi mieux ressentir son environnement. 
Le sol. 
Le temps. 
Les gens autour de soi. 
Et y puiser une énergie insoupçonnée.



Comment ne pas concevoir qu'un arbre tel que celui-ci (saisi dans son habitat naturel, en plein forêt tourangelle) a beaucoup à t'offrir. 

Si tu es ailleurs, que ton esprit ne pense qu'au prochain repas, au boulot du lendemain ou à la conversation heurtée avec un proche de la veille, tu ne recevras rien, c'est certain. 
Mais si tu te concentres sur l'odeur de la terre, sur la sensation du sol humide sous tes pieds, sur la façon dont les feuilles vibrent dans la brise, ce vénérable chêne (pas sûre de son identification, il n'y a que les oliviers que je puisse reconnaître avec certitude) acceptera d'échanger avec toi.

Tout simplement, tu auras réellement vécu et apprécié le moment. Ta nouvelle force viendra de là.

Être ici et maintenant donc. 

C'est aussi ce que te propose Happinez dans son dernier numéro.
Que tu peux gagner grâce au p'tit sushi. ^_^
Car oui, je te propose un nouveau concours. Happinez aime bien le p'tit sushi finalement, et il lui retourne bien son affection.

Cette fois-ci, tu peux gagner un tote-bag comprenant :
- Le Happinez n°5 « Ici et Maintenant »
- 1 entrée gratuite pour deux personnes au Salon Zen (du 2 au 6 Octobre)
- 1 Châle de yoga Happinez

Pour cela, tu seras un amour  :
- d'aimer la page FB de Happinez
- d'aimer la page FB de Much more than sushi (ben oui, faudrait pas m'oublier non plus !)
- de me dire quelle est ton idée de recette "retour à la terre".

De mon côté, quand on me dit "retour à la terre", je pense courge, pommes de terre, châtaignes... Potimarron aussi. :)


Galettes potimarron et avoine





180 g de chair de potimarron crus râpée
100 g de tofu soyeux
70 g de flocons d'avoine
10 cl de lait de soja
1 cs de baies roses
1 pincée de muscade
1 pincée de sel

Préchauffer le four à 210°C.
Faire gonfler les flocons d'avoine dans le lait préalablement chauffé.
Dans un saladier, mélanger le potimarron râpé, le tofu soyeux et les flocons (une fois qu'ils auront bu tout le lait). Ajouter ensuite les baies, le sel et la muscade.
Former des galettes avec 2-3 cuillères à soupe de préparation pour une galette.
Les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé.
Cuire 25 minutes en les retournant à mi-cuisson.

Déguster bien chaud.


Pour finir de te convaincre, un petit aperçu du lot gentiment offert par Happinez.


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vendredi 1 août 2014

Madame rêve


(Les plus pressé-e-s peuvent directement sauter en fin d'article, un super concours les y attends !)
 

J'ai toujours rêvé ma vie pour échapper à la vraie. Toujours attendu un plus tard, un ailleurs, quand et où tout serait mieux.
Toujours cru que je serais adulte et "guérie" le jour où j'arrêterais de rêver. Pour vivre réellement les choses, ne plus attendre ce futur brillant et salvateur qui fait, qu'en l'attendant, on ne vit pas.
La fin du rêve devait être le début de la vie.

Je n'avais rien compris.

"You know nothing litte Tom" aurais-je même envie d'ajouter.

Arrêter d'oublier le présent, d'oublier de vivre au présent en se cachant dans ses rêves, oui.
Mais pas arrêter d'avoir des rêves.
Au contraire.

Les saisir à bras le corps, les extirper du futur brumeux et sans cesse plus éloigné où ils se cachent et les forcer à prendre forme.
Vivre le présent, mais pas sans rien, toute nue comme au premier jour.
Le peupler de ces multitudes d'idées petites et grandes, envies, curiosités, désirs plus ou moins fous qui font que l'on ne se limite pas à la survie.
Avoir des rêves, toujours. Mais plus comme des refuges impalpables perdus dans les limbes de l’irréel. Plutôt comme les plus puissants des propulseurs qui font une belle vie.

Finalement, oser laisser libre court à son imagination, qu'elle se dirige vers le plus aventureux des projets ou la plus simple des choses.


Pizza aux prunes




Sauce aux prunes
650 g de prunes dénoyautées
150 g de sucre complet
3,5 cs de vinaigre de cidre
2 cs de vinaigre balsamique
1 cc de garam masala (gentiment fourni pas Ducros)
1 pincée de sel


Pâte à pizza
210 ml d'eau
350 g de farine T65
1 cc de levure de boulanger instantanée
1/2 cc de sel
1 cc de sucre roux
2 cs d'huile d'olive

Garniture
1 courgette moyenne
du chèvre frais ou son équivalent en fromage végétarien
quelques noix
de l'huile de noix


D'abord, la pâte. 
Si tu as une machine à pain, il suffit d'utiliser le programme "pâte seule" ou bien "pâte à pizza" et de patienter. Sinon, tu peux pétrir les ingrédients à la main ou à l'aide d'un robot et laisser lever la pâte une bonne heure.

Ensuite, la sauce.
Après avoir lavées et dénoyautées les prunes, déposer tous les ingrédients dans une grande casserole. Porter à ébullition, puis baisser le feu et laisser cuire 40 minutes à feu moyen en remuant de temps en temps.
Garder une bonne quantité de sauce pour la pizza (environ 2 louches) et mettre le reste dans un pot à confiture. A utiliser partout où bon te semble.

Préchauffer le four à 240°C.

Une fois la pâte prête, l'étaler sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Recouvrir de sauce aux prunes, de courgette râpée, de fromage, de noix et d'un filet d'huile de noix. 
Cuire une quinzaine de minutes. La pizza doit avoir une jolie couleur.





Et parce que ta machine à rêver interne doit être régulièrement nourrie pour bien fonctionner, il te faut penser à te ressourcer et à multiplier les inspirations. 
Pour ce faire, je te proposer d'aller feuilleter une nouvelle revue qui m'a tout de suite convaincue : Simple Things. Le numéro 3 est d'ores et déjà disponible chez ton marchand de journaux préféré donc tu n'a pas à hésiter. 

Simple Things


Avec un peu de chance, il pourrait même arriver directement dans ta boîte aux lettres !
Car oui, le p'tit sushi a la grande joie de t'annoncer qu'il organise son 1er concours. :)

Si tu as envie de gagner le numéro 3 de Simple Things, accompagné d'un joli sac coton et d'un livret pour la première place, tu seras gentille :
- d'aimer la page FB de Simple Thing
- d'aimer la page FB de Much more than sushi (ben oui, faudrait pas m'oublier non plus !)
- de me dire quelle est ton idée simple pour te ressourcer. 

Quatre autres personnes auront également la chance de recevoir le numéro 3 de Simple Things.

Un arbitre totalement subjectif et sushi'esque se chargera de désigner les vainqueurs.

Et, petit carré de chocolat avec le café, chaque gagnant-e aura la joie de trouver un exemplaire du hors-série happi-food dans son colis. 


happi-food



 
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mardi 10 juin 2014

Coup de chaud


Bob a chaud. 
Très chaud. 
A tel point que son cerveau ne peut formuler qu'une seule idée.
"J'ai. Chaud".
Il se le répète inlassablement depuis maintenant un temps déraisonnable.

"J'ai. Chaud".
A la naissance du phénomène, la pensée était plus structurée, la réactivité neuronale plus proche de celle que l'on s'attend à trouver chez les mammifères vertébrés à position verticale et pouces opposables.
"P'tain, ce qu'il fait chaud, me croirais dans un four moi".
Le soleil et ses rayons UV aux caractéristiques délétères variées faisant cependant leur oeuvre, la réflexion intime de Bob s'est progressivement réduite au plus strict nécessaire, asséchée telle la mer d'Aral, vidée de son essence.

"J'ai.Chaud".
Bob fait ce pesant constat pour la vingtième fois au moins et parvient enfin à faire émerger une autre idée.
"Faut. Bouger".
Oui, bouger. Pour aller chercher de l'eau par exemple. Ou, si l'on préfère rester prudent et ne pas se laisser subjuguer par une ambition mal placée, agiter fébrilement la main de manière à former un herstaz de courant d'air salvateur. L'idée, bien que simple, est bonne et pourrait grandement améliorer le bien-être de Bob. Bien-être qui, pour l'instant, ressemble davantage à celui que doit connaître un Inuit coincé dans un sauna déréglé qu'à celui d'un honnête travailleur profitant de son pique-nique dominical.

"Faut. Bouger".
L'effort qu'exige la reformulation de cette idée révolutionnaire viendrait presque à bout des dernières forces de Bob. Accablé, assoiffé, liquéfié, il est prêt à renoncer. Rendre les armes face aux attaques incessantes et toujours plus efficaces du soleil. Napoléon vantait la valeur du Général Hiver, il aurait été inspiré d'y adjoindre le Maréchal Soleil Estival.
Bob sait bien qu'il n'est pas de taille à résister plus longtemps. Toute l'eau de son corps s'est enfuie, bien consciente du danger d'évaporation fatale qui la guettait si elle s'attardait trop longtemps dans ce corps si mal adapté aux températures excédant les 20°C. Ses pensées grillent les unes après les autres, donnant à sa tête des airs de western Eastwood'iens. Ses muscles se momifient, ses os se craquellent.

"Chaud. Bouger".
C'est une question de vie ou de mort. Ce qu'il lui reste de conscience le sait bien.

Pourtant, il n'en fera rien. Sa 3ème place dans la file d'attente le lui interdit formellement. Il l'aura cette tarte aux citrons qui le fait saliver depuis des jours. S'il renonce, la pâtisserie fermera et la frustration viendra s'ajouter à la douleur de l'équivalent du séchage en machine option "Intense" qu'il est en train de vivre.
Donc, il serre les dents, imagine que le soleil n'est qu'une immense tarte aux citrons, et patiente sagement.
"J'ai. Chaud".


Ma tarte aux citrons





pâte
200 g de farine blanche + 50 g de farine intégrale
45 g de sucre roux
6 cs d'huile d'olive
1 pincée de sel
2 cs de fécule de maïs
environ 5 cs d'eau

crème vanillée
40 cl de lait de soja
3 cs de crème de riz
3 cs de sucre roux
2 gousses de vanille

garniture
3-4 citrons bios
2 cs de sucre roux
2 cs de sucre glace

Préchauffer le four à 180°C.
Commencer par préparer la pâte.
Dans un saladier, mélanger à la main les farines, le sel et l'huile. Ajouter l'eau peu à peu jusqu'à ce que la pâte forme une boule. Filmer et laisser reposer au réfrigérateur.

Il faut ensuite s'occuper de la crème.
Dans un casserole, faire chauffer le lait de soja à feu doux. Ajouter la crème de riz, le sucre et les graines de vanille obtenues en raclant les gousses avec la pointe d'un couteau. Continuer de chauffer le tout sans cesser de remuer. Retirer du feu quand la préparation a bien épaissie.
Laisser refroidir.

Laver les citrons et les émincer finement au couteau ou à l'aide d'une mandoline. Déposer les tranches dans un saladier pour les enrober avec le sucre.
Récupérer la pâte et foncer un moule. Répartir des haricots secs ou des billes spéciales afin de la cuire à blanc pendant une dizaine de minutes.
Laisser ensuite un peu refroidir la pâte avant de répartir la crème sur le fond. Il ne faut pas forcément tout mettre, cela dépend du goûte de chacun et de la taille du moule.
Répartir ensuite les rondelles de citrons et saupoudrer d'un peu de sucre juste avant d'enfourner.
Cuire pendant 40 minutes. La pâte doit être bien colorée et les citrons légèrement bronzés.

Dès sa sortie du four, saupoudrer la tarte avec un peu de sucre glace.
Laisser refroidir avant dégustation.





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mardi 3 juin 2014

Happy...



Il est de ces anniversaires dont on ne sait quoi faire. De ces dates un peu floues et transitoires coincées entre des chiffres autrement plus symboliques et des années plus décisives. 
4 ans est de ceux-là.

Fonctionnement neuronal étrange s'il est en que celui qui s'active dans le cerveau de Tombouctou. Seuls les chiffres impairs y trouvent une épaisse résonance. Les autres (1 sur 2 donc pour ceusses qui n'auraient pas suivi) se contentent de flotter en arrière-plan, certains ne parvenant même jamais à prendre forme. C'est ainsi que mes 34 ans n'ont jamais réellement existés, coincés entre des 33 graphiquement rigolos et des 35 mystiquement angoissants. 

Donc voilà, cette étrange et bavarde chose qu'est Much more than sushi vient d'avoir 4 ans. Pour peu, je pourrais presque commencer à te parler de la 5ème année tant j'ai mis du temps à terminer ce billet. Le p'tit sushi a vu le jour le 5 mai 2010, et pas le 3 juin, non d'un grain de riz ! Chaque année voit ma ponctualité se dégrader. 
Mais je m'accroche, je tiens bon. 
Ce n'est pas encore cette année que tu échapperas à la playlist "Anniversaire". ^_^

Pas de gâteau, mais des biscotti maintes fois plébiscités. N'hésite pas à remplacer le cerises par des cranberries, des abricots secs, du chocolat...


Biscotti amandes et cerises




Pour une trentaine de biscuits

300 g de farine T65
125 g de margarine bio
80 g de sucre roux
75 g de compote de pomme
1 cc de levure chimique
1 poignée d'amandes
1 poignée de cerises confites

Préchauffer le four à 180°C.
Dans un saladier, fouetter vivement la margarine et le sucre jusqu'à ce que le mélange soit bien homogène. Tout en continuant à remuer, ajouter progressivement la compote, le sirop, la farine et la levure, et enfin les manades et les cerises. L'appareil final doit être bien lisse.

Façonner 2 boudins légèrement aplatis d'environ 3 cm d'épaisseur. 
Les déposer sur une plaque à pâtisserie et enfourner pour 30 minutes. Ils doivent être légèrement dorés.

Laisser tiédir avant de découper les boudins en tranches de 1 cm de large.
Cuire à nouveau 10-15 minutes.
Laisser refroidir avant d'attaquer.




lundi 21 avril 2014

Latin loser


Les langues mortes ne le sont pas totalement. Et ça, c'est une bonne nouvelle. Elles continuent de faire vibrer nos larynx et oreilles régulièrement. Par petits bouts certes, avec de courtes phrases ou même quelques syllabes à peine. Mais qui suffisent à perpétuer ce souffle venu de loin, lancé par Caton l'Ancien, dynamisé par César, vivifié par Virgile, glorifié par Sénèque. Ces sons ont le goût des temps anciens, savent nous relier en quelques secondes à la sagesse ancestrale de ses illustres orateurs. Nous donnent de l'épaisseur et nous enracinent.

Ils ne sont cependant pas tous égaux devant la postérité. J'ai ainsi pu remarquer ces derniers temps, en errant un peu trop dans le ouèbe sauvage (c'est mal, je sais, surtout quand il y a du soleil particulé dehors) qu'une locution en particulier semblait rassembler de nombreux suffrages.
Deux mots très simples qui condensent à eux seuls une philosophie d'une profondeur et d'un raffinement bien souvent mal perçus. L'hédonisme d'ascèse est en effet un état bien délicat à atteindre. Pourtant, ses utilisateurs contemporains ne s'embarrassent pas de considérations sur l'incertitude du futur et la vacuité de la vie. On le sait, la quête de l'être cher peut s'avérer longue et rigoureuse. Raison de plus pour tenter de se démarquer de la foultitude testéronée environnante. Et c'est cependant par nuées dignes des pires invasions d'étourneaux que l'on voit fleurir ces deux petits mots sur les profils des affamés.

"Carpe diem" qu'ils disent. 

Comprendre "on baise ?" 

Un visionnage abusif du Cercle des poètes disparus, bien plus qu'une lecture assidue des classiques latins je le crains, aura sans nul doute contribué à créer ce raz-de-marée pseudo-érudit. Mais réellement "ad nauseam".
Ce cher Horace doit faire des bonds de désespoir dans sa tombe en constatant à quelles tristes fins sa philosophie est désormais utilisée.

NDLR : le p'tit sushi demande ici à sa lectrice bienveillante et adorée de bien vouloir accepter ses plates excuses pour cet accès soudain de grossièreté. Il est un peu honteux mais sait bien qu'il est vain de vouloir se cacher derrière un bouchon de stylo Bic.
Et pour te faire oublier bien vite ce malheureux dérapage, je te propose de faire le plein de fraîcheur avec un risotto printanier et un fond musical plus que sautillant et léger.


Risotto aux fraises


Pour 3-4 personnes

250 g de fraises bien parfumées
200 g de riz Arborio (ou de riz rond à défaut)
75 cl de bouillon de légumes (soit 75 cl d'eau bouillante + 1/2 bouillon cube de légumes)
5 cl de vin blanc sec
3 feuilles de basilic
2 cs d'huile d'olive
2 cs de yaourt de soja
1 petit oignon 
1 filet de vinaigre balsamique

Laver et nettoyer les fraises. Les couper en quartiers. Peler et émincer l'oignon.
Dans une sauteuse, faire chauffer l'huile, puis y faire cuire l'oignon à feu doux 5 minutes sans le colorer. Verser le riz, remuer 2 minutes jusqu'à ce qu'il devienne un peu translucide. Mouiller avec le vin blanc.
Une fois le vin évaporé, commencer la lente cuisson du risotto en ajoutant le bouillon louche à louche. Et en attendant la complète absorption d'une louche avant d'en ajouter une nouvelle.
Une fois la dernière louche versée et quasi évaporée, ajouter le basilic finement ciselé et les fraise. Remuer délicatement. Hors du feu, ajouter les 2 cs de yaourt et mélanger à nouveau. Conclure avec un filet de vinaigre balsamique.

La voix du bouchon : à déguster avec un vin blanc des Côtes Catalanes. Un Cadireta 2013, du Domaine Lafage que tu pourras notamment trouver chez le Petit Ballon. Ou tout autre vin blanc fruité et peu acide.


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mercredi 2 avril 2014

L'homme à l'âme pailletée


Une princesse et un homme
De la combinaison de ces mots résulte bien souvent des phrases comme :
L'homme valeureux enfourcha sans hésiter sa fière monture pour, derechef, aller sauver la princesse prisonnière des griffes du terrifiant dragon.
Ou encore :
L'homme contemporain, romantique frustré, espère secrètement, le cœur frémissant, qu'un beau matin, une flamboyante princesse viendra le sortir de sa morne routine et lui offrir joie et allégresse éternelles.
On le voit, "homme" (au sens XY du terme) et "princesse" (au sens froufroutant du terme), sont deux éléments complémentaires, identifiant chacun une personne bien distincte. Les deux ne peuvent être confondus.

Une princesse est un homme
La question se pose donc de savoir ce qu'il advient quand la princesse et l'homme ne font plus qu'un. Je t'entends déjà pousser de hauts cris interdits. 
"Impossible, une princesse ne peut être un homme, et réciproquement".
Je comprends ta surprise et ton emportement. Sache pourtant que ce cas de figure n'a rien d'hypothétique, ne se limite pas au statut d'idée saugrenue émergeant du cerveau bancal de Tombouctou.
L'homme-princesse existe, je l'ai rencontré. Alors oui, tes interjections croissantes viennent encore heurter mes délicates oreilles. 
"M'enfin, c'est comme les licornes à paillettes et la fée Dragée. Tout le monde en parle, croit avoir des preuves de leur existence, mais ce ne sont là que fariboles et vaines divagations".
Ta réaction est compréhensible. Pour autant, depuis maintenant bientôt 4 ans (!!!) que nous nous connaissons, tu devrais avoir davantage confiance en moi. Si je te dis que l'homme-princesse existe, c'est qu'il existe, tu peux me croire.

Laisse-moi te le décrire en quelques traits, cela t'aidera à visualiser le specimen.

L'homme-princesse est bondissant, joyeux, décomplexé du slip, avec une guimauve à la place du cœur. C'est avec la même bluffante dextérité qu'il manie l'humour aiguisé et le bâton de chef des majorettes. Il ne renonce jamais et sait rire des revers les plus cinglants. Enfin, son adoration pour Alf (et l'attrait très particulier pour les chats qui va nécessairement avec) fait que tu ne peux raisonnablement pas refuser de l'aimer.
Voilà, ça y est, ta carapace d'incrédulité se craquelle, tu commences à accepter l'idée qu'un tel hybride soit réel. Je le sens.
Tu es prête pour tenter une expérience inédite et vérifier par toi-même la véracité de mes propos.
Cours donc dans la salle de spectacle la plus proche de chez toi et prépare-toi à avoir, dans le désordre et avec une ampleur variable suivant tes dispositions personnelles : 
- mal au ventre, 
- des crampes aux zygomatiques, 
- des brûlures aux mains, 
- un shoot intense d'irrépressible bonne humeur.
Car tu vas rencontrer Jarry, l'atypique Jarry. (pour savoir où, clic clic clic).
Oui, atypique, pour un homme-princesse, c'est exactement le qualificatif qui s'impose.
Et pour le mélange pamplemousse-fraise du jour aussi. :)

edit du 3 avril 2014 : excellente nouvelle pour Paris, Jarry reviendra te faire rire en octobre.

Carrés moelleux pamplemousse-fraise




Pour une trentaine de carrés

Ingrédients pour la génoise
325 gr de farine T45 de préférence
200 gr de sucre blond
11 gr de levure
3 gr de bicarbonate de soude
3 pincées sel
50 gr d'huile
30 cl de lait de soja
15 cl de jus de pamplemousse
1,5 cl de jus de citron
le zeste de deux pamplemousses (ce qui correspond environ au nombre de fruits nécessaires pour obtenir 15 cl de jus)

Ingrédients pour le glaçage
100 g de sucre glace
2 cs d’eau chaude
2-3 gouttes d’arôme fraise
3 gouttes de colorant rouge (facultatif)


Préchauffer le four à 180°C.
Laver et zester les pamplemousses. Récupérer ensuite le jus.
Dans un saladier, mélanger tous les ingrédients secs (farine, sucre, levure, bicarbonate et sel). Dans un autre récipient, verser le lait, le jus de pamplemousse, le jus de citron et l’huile. Mélanger et verser peu à peu sur les ingrédients secs tout en mélangeant. Terminer par l’ajout des zestes.


Pour la suite de la recette, je t'invite à aller dans ma désormais officielle deuxième maison, Newmanity.




 


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