dimanche 5 mai 2013

Bilan triennal


Même si je le délaisse, le p'tit sushi n'oublie pas de grandir.
Bon an mal an, il a donc atteint ses trois ans.
Un sacré chiffre ! 
C'est l'âge où l'on rentre à l'école et où l'amour se meurt.
Manque de pot pour moi, je ne suis ni dans un cas (l'école, ça fait un sacré bail que c'est fini), ni dans l'autre (l'amour... mouais, je t'en reparlerai quand je le croiserai). Dommage, ça m'aurait fait des sujets de discussion.

Ce que je retiens surtout de ces trois années de blogo'existence, ce sont les rencontres. Cela peut sembler bâteau ou facile, ça n'en demeure pas moins vrai. Le blog a permis à l'introvertie-timide-sauvage que je suis d'affronter ses peurs, d'aller vers les autres avec une boule au ventre moins lourde. Et même de se faire de nouvelles amies.

Je repense surtout à Dorian, à ses pique-niques et aux vigiles du Parc de Bercy qui font passer une paisible troupe de bloggeurs pour une meute enragée de hors-la-loi ; 
à Audrita, ma nouvelle voisine et une des premières bloggueuses que j'ai suivies (qui maintenant participe à la belle aventure de Feminibio) ;  
à Mathilda et Agnès, testeuses hors-pair, qui ont, de plus, le bon goût d'être furieusement nippophiles ;
à BiÔna, première rencontre post-virtuelle et vraie amitié ;
à Miss Cerise, dont je peux t'assurer que l'énergie et la bonne humeur ne sont pas qu'une légende blog'quesque.

La recette du jour apporte sa petite pierre à cet édifice social et amical, entre virtuel et réel. D'un côté, on trouve le cake sucré au persil de BiÔna ; de l'autre, le persil minervois monté jusqu'à Paris dans le sac de la Cerise.

Et voilà comment ne pas être seule même quand la télé s'obstine à ne pas répondre à mes interpellations.


Cake végétal au persil




Pour un cake

1 yaourt de soja de 100 g (ne pas jeter le pot, il servira de mesure pour le reste de la recette)
3 pots de farine T65
1 pot de banane (soit 2 bananes de petite taille)
4 pots de persil haché
1/2 pot de lait de soja
4 cs de moutarde de Dijon
2,5 cs d'huile d'olive
1 cs de levure
1 pincée de sel

Préchauffer le four à 200°C.
Déposer tous les ingrédients, à l'exclusion de la levure, dans le bol d'un mixeur et laisser tourner jusqu'à ce que la texture soit bien homogène. Ajouter la levure et redonner un coup de mixeur.


Verser l'appareil dans un moule à cake préalablement huilé ou chemisé de papier sulfurisé.
Enfourner pour 35 minutes.



Démouler dès la sortie du four et laisser refroidir avant de déguster. 

cake, persil, banane, cuisine végane

jeudi 28 mars 2013

Veggie Burger Battle


Il était une fois quatre superbes Parisiennes qui avaient décidé de s'engager sur la voie de la végé'itude. Mais elles se retrouvaient cantonnées dans des restos bien peu affriolants. Alors moi, le p'tit sushi, je les ai sorties de ce cauchemar pour leur lancer un défi : trouver des lieux accueillants et gourmands. Et je ne le regrette pas, car ce sont vraiment de drôles de foodeuses.

Premier terrain d'action : les fournisseurs de burgers omnivores, à tendance verte.
Sont donc passés sous leurs yeux (et papilles) intransigeantes :
Pour une veggie burger battle de haut niveau !


(mise en image réalisée par Mathilda)

Il est désormais temps que je te présente les membres cette équipe de choc. Tu pourras retrouver une des quatre critiques chez chacune d'entre nous :
- Mathilda, de Cuisine en bandouilère
- et Tombouctou, de Much More Than Sushi


Avec, en bonus, des recettes de burgers végétariens très personnelles. De quoi satisfaire les plus intenses envies de junk food.
 


Burger Hawaïen


Pour 4 burgers

Pour les pains

250 g de farine T65
100 g de farine de maïs
200 ml de lait de soja
30 ml d'huile neutre
35 g de sucre roux
1 filet de jus de citron
1/2 cc de levure de boulanger
1/2 cc de sel


Pour la garniture

4 belles tranches d'ananas
1 avocat
2 poivrons (la couleur importe peu)
40 g de sucre roux
50 ml de rhum
30 ml d'huile d'olive
2 cs de jus de citron
1 cc de cannelle en poudre
2 clous de girofle
1 filet de sauce soja
1 mini piment oiseau

Pour réaliser la pâte à pain, j'utilise une machine à pain, mais un robot avec un crochet pétrisseur peut également convenir.
Déposer tous les ingrédients dans la cuve suivant l'ordre propre au modèle utilisé et lancer le mode "pâte seule".
A la fin du pétrissage, sortir la pâte et constituer 4 boules. Les déposer sur un plan légèrement fariné et laisser lever 20 minutes à l'abri des courants d'air.
Préchauffer le four à 210°C.
Enfourner pour 20 minutes de cuisson environ en prenant soin de baisser le thermostat à 200°C. Bien surveiller. Les pains sont cuits quand ils ont pris quelques couleurs.  
Les laisser complètement refroidir sur une grille avant de les couper en deux. 

Pour la garniture des burgers, il faut avant tout faire mariner l'ananas. il faut donc s'y prendre au moins deux heures à l'avance.
Déposer les tranches dans un plat avec les ingrédients de la marinade, à savoir : le sucre, le rhum, l'huile 1 cs de jus de citron, la cannelle et les clous de girofle. Couvrir et oublier au frigo.

Pendant ce temps, préparer les poivrons grillés.
Laver, épépiner et couper en quatre les poivrons. Les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé . Laisser quelques minutes sous le grill du four. Quand la peau est bien noire, c'est que les poivrons sont prêts à être pelés. Il ne reste qu'à les laisser les refroidir, à les peler donc et à les découper en lamelles.
Réserver.
 
Reprendre la préparation des "steaks" d'anans. Faire chauffer une poêle anti-adhésive. Y déposer les tranches d'ananas (sans la marinade) et dorer à feu vif 3 minutes de chaque côté. Ajouter ensuite la marinade restante et laisser caraméliser à feu doux quelques minutes. 

Au moment de monter les burgers, réaliser une tartinade avec l'avocat. Le peler et le couper en petit morceaux que l'on déposera dans un mortier (ou le bol d'un robot mixeur). Mélanger avec la 2ème cs de jus de citron, la sauce soja et le piment oiseau.

Enfin, tartiner les deux faces internes du pain avec l'avocat. Déposer une tranche d'ananas et quelques lamelles de poivrons. Chapeauter le tout et engloutir. 

   
burger, ananas, cuisine végétarienne

lundi 18 mars 2013

Le goût du partage




De temps en temps, je parle ici de solitude, de difficultés à être avec les autres, de doutes quant à ma place, mes attentes ; de la joie d'être seule à certains moments, de la douleur de l'isolement à d'autres...

Logiquement, j'ai donc été touchée par l'opération de la Fondation de France, en partenariat avec Vahiné, "Ensemble contre les solitudes". 

Non pas que je me considère comme "éligible" mais parce que je suis sensible à cette situation, que je l'ai éprouvée moi-même ou cotoyée chez des proches.
Bizarrement, quand on me dit "Ensemble contre les solitudes" c'est surtout la seconde partie de la phrase qui retient mon attention. Pour des raisons personnelles bien sûr, mais surtout parce que cela fait écho à l'une de mes lectures actuelles.
Dans Autoportrait de l'auteur en coureur de fond, Haruki Murakami livre son rapport à cette situation, souvent considérée comme négative et désagréable ; et ce qu'il en dit correspond parfaitement à ce que je ressens (c'est d'ailleurs à ça qu'on reconnaît un très bon auteur, non ?, à sa capacité à toucher à l'universel à partir de son expérience).

[...] je suis le genre d'homme qui aime faire les choses - quoi que ce soit - tout seul. Et pour être encore plus direct, je dirai que je suis le genre d'homme qui ne trouve pas pénible d'être seul. Je n'estime pas difficile ni ennuyeux de passer chaque jour une heure ou deux à courir seul, sans parler à personne, pas plus que d'être installé seul à ma table quatre ou cinq heures durant.

[...] l'heure durant laquelle je cours me permet de conserver mon temps de silence, le temps qui m'appartient, à mon sens indispensable pour me maintenir en bonne santé mentale.

Donc oui, j'ai besoin d'être seule, plus exactement, d'être uniquement avec moi-même. Je suis meilleure avec les autres ensuite. Mon isolement est voulu et loin d'être égoïste car il me permet d'être davantage à l'aise en société.

Tout le monde ne peut pas en dire autant. 
Il y a ceux qui ne savent pas être seuls, ceux qui ont peur de se retrouver face à eux-mêmes. 
Et puis ceux, souvent âgés, qui subissent cette situation. Parler ici d'abandon serait plus juste, non ? Ce terme peut sembler dur et culpabilisant mais je l'utilise d'autant plus facilement que je l'ai fait : j'ai "abandonné" ma grand-mère quand la maladie a commencé à lui ronger le cerveau. Son effacement m'a fait peur, je n'ai pas su comment l'aider, j'avais l'impression de ne plus rien avoir à partager avec elle.
Alors, j'ai pris mes distances et me suis renfermée avec ma lâcheté.
Ironie de l'histoire, c'est elle qui est parvenue à partager quelque chose avec moi. Indirectement, elle m'a appris à m'ouvrir aux autres et à ne plus (ou presque) avoir peur de l'inconnu. Juste avant sa mort, j'ai pu communiquer avec elle autrement et, au quotidien, j'essaie de ne pas oublier son enseignement : de petits gestes suffisent bien souvent à dire aux autres notre attachement et à en recevoir de leur part. On peut ainsi se fabriquer une sorte de manteau "anti-solitude" qui, certes, ne fera rien pour chauffer le lit dans lequel on dort seule, mais qui tiendra bien à distance les fantômes effrayants.

Quelques exemples parmi d'autres :
- partager quelques minutes de détente avec ses collègues autour d'un joli combo gâteau-café-râgots ;
- échanger une bonne recette végétale ;
- diffuser son morceau anti-blues du moment.

C'est, je crois, tout l'esprit de cette campagne de la Fondation de France.

Ne te reste plus qu'à te joindre au mouvement. :)


Cake choco-coco




Pour un cake


200 ml de lait de coco
200 g de farine (moitié blanche, moitié complète)
200 g de compote de pommes
150 g de sucre roux
100 g de chocolat grossièrement concassé (ou un sachet Vahiné de pépites 3 chocolat)
40 g de noix de coco en poudre (plus quelques pincées pour la décoration)
1/2 cc d'arôme noix de coco (facultatif)
1/2 gousse de vanille
1/2 sachet de levure

Glaçage

8 carreaux de chocolat pâtissier noir
2 cs de lait de coco
quelques pincées de noix de coco en poudre



Préchauffer le four à 180°C.


Dans un saladier mélanger la compote, le sucre et le lait de coco.

Couper la gousse de vanille dans le sens de la longueur et gratter l'intérieur à l'aide d'un couteau afin de récupérer les graines. Les ajouter au saladier, ainsi que l'arôme noix de coco.
Tout en remuant, ajouter petit à petit les farines et la levure.
Terminer en intégrant les pépites de chocolat.

Répartir l’appareil dans un moule à cake anti-adhésif ou préalablement tapissé de papier sulfurisé.

Enfourner pour 45 minutes.



Laisser complètement refroidir le gâteau avant de procéder au glaçage.

Dans une petite casserole (ou au micro-ondes), faire fondre à feu très doux le chocolat noir et le lait de coco.
Quand le mélange est bien homogène, l'étaler sur le cake à l'aide d'un pinceau ou d'une spatule.
Saupoudrer de quelques pincées de noix de coco.

Mes collègues sont particulièrement photogéniques, non ?





noix de coco, chocolat, cake, cuisine végane

dimanche 24 février 2013

Sans titre


A la naissance de ce blog (aussi connu sous le nom de "p'tit sushi"), j'ai conclu un accord avec toi. Oui, tu ne le savais peut-être pas mais un pacte existe entre nous. Même que certains le traitent de romanesque ce dit pacte. Sans aller jusque là, il était entendu que mes publications irrégulières lieraient étroitement mets et mots (oooooooh, que c'est bô !). Un petit texte, d'humeur ou de pas grand chose, pour échanger avec toi puis une recette pour parfaire le partage.

Or, il se trouve que depuis quelques semaines, mois, trimestres... je ne parviens plus à remplir mes obligations. Les raisons sont diverses, les excuses sincères, mais les conséquences fâcheuses. Je pourrais m'étendre sur des phrases et des phrases mais, pour résumer et faire simple, je te livrerais une seule motivation : je suis une loque le week-end !

Une vraie épave.

Une baleine échouée piteusement sur la grève (une sirène serait plus flatteur, mais je suis loin de posséder la chevelure pléthorique nécessaire à ce rôle).

Bref, je me traîne, assurant le minimum syndical. A un rythme des plus englué.

Illustration concrète : cela faisait maintenant 3 semaines que cette recette attendait patiemment son tour. Elle était pourtant tout mignonne, parée de ses plus beaux atours et paramétrée. Ne manquait plus que le blabla d'accompagnement habituel.

Au rythme actuel, je me sentais bien engagée pour une publication printanière. Soit, en complet reniement des règles de saisonnalité que je m'efforce de respecter.

Alors, tadaaaaaaa ! Publication rapide, légère et efficace. Tu vas te régaler, je te l'assure. Et c'est bien le plus important finalement, non ? :)

(cette recette est une adaptation-végétalisation de celle figurant en page 92 du dernier numéro de Cuisine & Vins).



Velouté champignons et châtaignes


Pour 3-4 personnes

250 g de champignons de Paris (les vrais, les terreux, pas les blancs anémiques)
250 g de châtaignes pelées en bocal
1 petit oignon
1 grosse cs de purée de noisettes
quelques noisettes
8 cl de lait végétal
1 cube de bouillon de légumes
1 cs d'huile d'olive
poivre

Peler et émincer l'oignon. Nettoyer les champignons à sec (il ne faut pas les passer sous l'eau, un simple grattage suffira). Les couper en morceaux.
Dans un faitout, faire chauffer l'huile sur feu vif. Ajouter l'oignon et le faire revenir jusqu'à ce qu'il devienne translucide. Ajouter ensuite les champignons. Remuer sans cesse pendant 5 minutes afin que les champignons n'accrochent pas.

Verser de l'eau à hauteur dans le faitout, ajouter les châtaignes et le cube de bouillon puis couvrir. Cuire 10 minutes à feu doux.

Hors du feu, verser le lait, ajouter la purée de noisette et poivrer. Mixer la préparation.




Au moment de servir, concasser grossièrement quelques noisettes. En saupoudrer les bols de soupe.

mercredi 13 février 2013

Que la force (de vente) soit avec moi


Pendant longtemps, Bob a su apprécier sa vie. Un joli pavillon en torchis naturel, une compagne, Paula, forte et aimante. Et une place de choix dans la communauté, celle de cueilleur en chef. Car oui, Bob était le meilleur à ce poste vital. Découvreur du blé carré et du tofu sauvage, sa réputation était faite, il n'avait plus rien à prouver.

Rien de rien.

Nada.

Alors, forcément, l'ennui s'empara peu à peu de lui. L'aventure n'était certes pas son pêché mignon, mais il voyait dans la routine le moyen le plus sûr de passer à côté du reste de sa vie.
Un petit nuage noir avait même fini par planer constamment au-dessus de sa tête. Broyer du noir jour et nuit, il fallait bien que cela finisse par se voir.

Jusqu'à ce matin où Bob a sauté du lit, l'air décidé et la déprime oubliée.

- Je vais retourner à l'école Paula !
- ...zzzzzz.....zzzzzz...
- Paula ! Tu m'écoutes ? C'est important là.
- Hein... q...q...quoi y'a ?

Paula n'est pas du matin. Le réveil est toujours une étape douloureuse aussi a-t-elle du mal à suivre Bob qui déambule frénétiquement dans leur chambre tout en déblatérant sur ses projets de nouvelle scolarité. 

- ... mais... m'enfin Bob, tu es trop vieux pour ça. On ne te laissera même pas t'inscrire? Et puis, qu'y ferais-tu ? Tu sais déjà lire, écrire et compter !
- A vendre, Paula. Je vais apprendre à vendre !!
- Vendre quoi ?
- Et bien, mes stocks de blé carré par exemple. Il pousse bien, trop même par rapport à ce que les villageois achètent. Si je savais mieux m'y prendre, je pourrais sans doute écouler toute ma production.
- Tu crois que ça s'apprend une chose pareille ?

Le scepticisme de Paula n'y changea rien. Bob était décidé. 
Et pas si fou. Inscrit en BTS dès le lendemain, il en était certain, la force allait être de son côté.


Ce grand détour fictionné pour (mal) te dire que ce billet n'est pas sponsorisé mais gentiment supporté par Môssieur Ducros qui s'était transformé en Père Noël à la fin de l'année dernière. Et que je ne sais pas "vendre" un produit, j'aurais bien besoin d'une formation.

Je peux quand même te dire que, parmi les produits reçus, j'ai beaucoup aimé le curry tradition. Il ressemble assez à celui de la petite épicerie bobo du centre parisien (bonne variété d'épices dans la recette, vrais "morceaux" identifiables) , l'accessibilité en plus (province, grandes surfaces, tout ça...).



Cookies chocolat blanc, dattes et curry


Pour une quinzaine de biscuits

170 g de farine
100 g de purée d'amandes blanches
100 g de sucre roux
100 g de chocolat blanc
50 g de compote de pommes nature
50 g de dattes dénoyautées et coupées en morceaux
5 g de levure
1 cc de curry Tadition Ducros (ou autre curry riche en saveurs)
1 pincée de sel

Préchauffer le four à 160°C.
Dans un grand saladier, mélanger la farine et la levure.
Y creuser un puits et déposer la purée d'amandes, la compote, le sucre et le curry. Terminer par une pincée de sel.
Bien mélanger le tout. Avec la main, ce sera plus pratique.

Ajouter ensuite le chocolat grossièrement concassé et les dattes. Mélanger encore une fois.

Prélever des petites boules de pâte et les écraser sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Les plus téméraires ajouteront une dernière pincée de curry sur les biscuits avant de les enfourner pour 15 minutes de cuisson.
Veiller à les sortir du four quand ils sont encore assez mous, ils vont durcir en refroidissant.

Déguster avec le bon lassi (végétal) de Marie





cookies, curry, cuisine vegane, dattes

lundi 10 décembre 2012

Processus créatif


"Words are very unnecessary, they can only do haaaaaaaaarm...".

Puis. Soudain. L'inspiration revint.

(pour saisir toute l'incongruité de la scène, tu dois imaginer une Tombouctou chantante, dansante et lavante accompagnant le fond musical radiophonique... tu comprendras bien vite pourquoi. Allez, soit pas radin, fait un petit effort pour une fois).

On peut dire qu'elle choisit son moment pour faire son entrée. Même sans mes lunettes de taupe, je ne peux pas la rater. La mousse de dentifrice s'écoulant de ma bouche et la brosse à dents vibrant tel le plus ardent des vibros dans ma main n'y pourront rien.
Elle vient.
Inspiration is coming, comme il est de bon ton de dire désormais dans les milieux autorisés.

"Attends, attends, si tu m'aimes, t'en va pas".

Dans la précipitation, je manque de m'étouffer. Succomber à une attaque de Sensodyne spécial caries, quoi de plus hype ? 
J'arrête le vibrato infernal, recrache l'écume assainissante, snobe la serviette et me précipite sur un cahier.
Non, LE cahier. Celui qui attend, la feuille vierge et immaculée à l'air, depuis des semaines. La pauvre (je parle de la feuille), a sûrement eu le temps de se rabougrir et de découvrir la vie ailleurs. 
Hop, le stylo vache me saute dans les mains. Oui, "vache". Imagine la chose si tu le peux (oh là, je te mets beaucoup à contribution aujourd'hui, vas-tu résister ?) : Tombouctou nourrit le si végétal p'tit sushi à l'aide d'un stylo ventant les mérites d'une grande marque de steaks sous-vide.
Tu vois le topo ! 
Privilégiant toujours l'angle dissimulant le logo sacrilège, je me plais à croire qu'il s'agit plutôt d'un dalmatien. 

Finalement, quel que soit l'animal dévoué, me voici prête à dégainer. 
Il me reste cependant à grimper jusqu'à mon nid. Les choses s'emballent alors... Le fil tendu de l'inspiration montre des signes de faiblesse. Et...

Cracccccc....

Qu'est-ce ? Quelque chose vient de tomber... Ma mezzanine qui s'écroule ?
Noooon, ne bouge pas, reste ici !!!!  

"I'm tired of waiting you".

La voilà qui me répond en anglais maintenant !!!
Mais c'est qu'elle se barre pour de bon. Quel toupet !
Tu sais, "I can't stand losing you" moi.

De dépit, j'ai mis du Comté bio 6 mois d'affinage dans ma tarte au potimarron.


Tarte au potimarron



Pour un moule de 23 cm de diamètre

Garniture
350 g de purée de potimarron
60 g de potimarron cru rapé
20 cl de crème de soja
quelques dés de Comté (sans cet ajout, la tarte est totalement végétale)  

Pâte
120 g de farine blanche
60 g de farine de châtaigne
4 cs d'huile neutre
4 cs d'eau  


Préchauffer le four à 180°C.
Commencer par laver et trier un bon morceau de potimarron. Il n'est pas nécessaire de le peler. Le cuire à la vapeur ou à l'étouffée 15-20 minutes. Le réduire en purée et saler si nécessaire.
Pendant la cuisson du potimarron, préparer la pâte. Dans un saladier, mélanger les farines, une pincée de sel et l'huile. Ajouter peu à peu l'eau jusqu'à ce que la pâte forme une boule.
Etaler et foncer un moule à tarte préalablement graissé ou recouvert de papier sulfurisé.
Dans un autre saladier, mélanger la purée de potimarron, la chair crue, la crème et bien remuer.
Verser l'appareil dans le moule et disposer quelques morceaux de fromage (ou pas).
Cuire pendant 45 minutes.

Cette tarte est excellente quelle que soit sa température.


   
Cette playlist est du grand n'importe quoi, certes. Mais un grand n'importe quoi qui se tient. Sauras-tu retrouver les liens ? :D
Au passage... spécial cacedédi à Boucles d'Or. ;)
tarte, potimarron, cuisine végane, farine de châtaigne

mardi 20 novembre 2012

Et toi, ça va ?


Non, parce que moi, j'ai un gros problème. Que tu commences à bien connaître.
Depuis plusieurs mois, je nage en effet en plein syndrome du curseur clignotant.
Oui oui, cet alter ego 2.0 de l'angoisse de la page blanche.


Je n'aime pas te faire le coup du billet qui ne dit rien sauf que je ne sais pas quoi te dire.
J'y suis pourtant contrainte, sans quoi les boulettes du jour verront bientôt leur pousser des pattes.

Heureusement, Noël arrive (tiens, c'est nouveau ça, d'habitude je déteste cette période...) : j'espère pouvoir t'abreuver de contes insensés jusqu'à plus soif.

Et toi, qu'est-ce que tu fais quand les mots ne veulent pas sortir ? As-tu un remède à la fuite du verbe ?


Même la recette du jour ne sort pas totalement de mon cerveau car, j'avoue, j'ai tout pompé chez Mamapasta. Histoire de sauver mon honneur, j'ai néanmoins modifié 2-3 ingrédients.



Falafel d'azukis et coleslaw au miso
(en fait, ce sont des boulettes, mais "falafel" ça fait plus original)





200 g de riz cuit
200 g d’azukis cuits
1 oignon
2 cs d'huile de sésame

1 cs de graine de lin.
1 cs de graine de sésame
1 cs de sauce soja

1/2 cc de gingembre
sel et poivre


Avant tout, faire tremper les graines de lin dans un petit peu d'eau tiède.
Puis mettre le four à préchauffer à 180°C.

Peler et couper grossièrement l'oignon.
Dans le bol d'un robot mixeur déposer le riz, les haricots, l'oignon et les graines de lin égouttées. Mixer quelques instants puis ajouter le reste des ingrédients.
Faire à nouveau tourner le robot le temps d'obtenir une consistance homogène précédant le stade de la purée.

Prendre un peu de préparation avec les doigts et former des boulettes. Les rouler dans la farine. A l'aide d'un pinceau, les huiler légèrement.
Déposer les boulettes sur une plaque recouverte de papier sulfurisé ou dans un plat préalablement huilé.
Cuire 30 minutes en retournant à mi-cuisson.


Déguster avec un "coleslaw" à la miso-yaise : carottes + chou blanc râpés + 4 cs de yaourt soja + 1 filet d'huile + 1 cc de pâte miso.



Allez, je te laisse en bonne compagnie : elle aura sûrement bien plus de conversation que moi.


 


boulettes, falafel, azuki, coleslaw, cuisine végane

mardi 30 octobre 2012

Je ne suis pas celle que vous croyez


Précisions lexicales.
Bancal, adjectif
Féminin : ale. Pluriel : als.
Sens 1 : Dont les jambes sont torses, d'inégales longueurs [Anatomie]. Synonyme cagneux
Sens 2 : Qui ne repose pas sur une assise stable. Synonyme inégal
Sens 3 : Se dit d'un raisonnement peu fiable [Figuré]. Synonyme erroné

Synonymes : boiteux, branlant, cagneux, de, éclopé, erroné, fumeux, illogique, incorrect, inégal, inexact, instable.

Exemple d'utilisation :  
Depuis que LeRat est sorti de son périmètre, Tombouctou est bancale.

Précisions contextuelles.

Le plus souvent, cette phrase est prononcée par un tiers (parent, amis, connaissances...) et absolument pas par l'intéressée elle-même.


Conclusion

Il semblerait bien que, dans notre zone géographique à forme hexagonale, en octobre 2012, il soit parfaitement inenvisageable de bien vivre sa situation de célibataire.
L'individuE (j'insiste sur le "e") monocellulaire et heureuse de son unicité est une étrangeté, un angle mort incompréhensible.

Cette situation est déplaisante mais est logique quand on y pense : nous sommes à peine nées que la terre entière nous demande si nous avons un amoureux. Les mêmes nous encouragent à tenir la main (voire même à embrasser) notre cousin de 4 ans (totalement idiot soit dit en passant, même du point de vue de tes 3 ans et demi) et arborant une magnifique et perpétuelle goutte au nez.

Tout à la fois moqueuses et impérieuses, ces remarques insistantes sur ta vie amoureuse (et je peux te dire qu'à 3 ans, elle est sacrément mouvementée, ta vie amoureuse...) t'ont mis une saleté d'idée en tête : il t'est impossible de vivre seule, seul un binôme pourra te garantir bonheur et stabilité.

C'est alors que, fraîchement séparée (sa brosse à dents traîne encore dans la salle de bain, vos CDs ne sont pas dispatchés), tu découvres que tu n'as que 2 secondes 25 pour reprendre ton souffle et t'apprêter à affronter le déferlement de "alors, tu en cherches un nouveau (sac, job, kiné... ah non, homme) ?", "tu as rencontré quelqu'un", "c'est quoi ton pseudo sur Adopte", "t'es remontée en selle ?" ...

Certains ont la bonté de se taire, mais leur regard te rappelle la triste réalité : va falloir te dépêcher de trouver un nouveau Monsieur Papillon (tu sais, rapport aux légendaires papillons dans le ventre) et surtout, surtout, arrêter de clamer haut et fort que C'EST LE PIED D'ÊTRE SEULE. Sous peine d'être reléguée illico au rang de vieille fofolle de service.

C'est étrange le pouvoir qu'a le célibat féminin sur les Z'autres. Il tord leur vue et leur perception. Que tu prononces ce mot et tu deviens quasi-automatiquement bancale, fragile, anormale, à plaindre...

Tu l'auras compris, je m'inscris en faux contre cette légende urbaine.
Je me porte comme un charme. La preuve ? Je mitonne des plats toujours aussi bizarres. ;)  
 

Potage (rose) au chou (rouge)



Quand de l'hiver l'heure arrivera, des photos à la lumière électrique tu feras..


Pour 2 personnes

250 g de chou rouge
1 cube de bouillon de légumes 
1 cs de vinaigre de cidre 
1/2 cs de purée d'amandes blanches 
1/2 cs de sucre roux
1/2 cc de bicarbonate de soude

1 pincée de noix de muscade râpée
1/2 cc de cumin entier



Laver le chou rouge et le débiter en lamelles. Faire bouillir un grand volume d'eau additionné du bicarbonate de soude et y faire blanchir le chou durant 5 bonnes minutes. Égoutter ensuite le chou.



Le déposer dans la casserole vide et couvrir d'eau juste à niveau. Emietter le bouillon cube et cuire à feu doux pendant une demi-heure. 
Stopper la cuisson lorsque le chou est tendre.

Hors du feu, ajouter le sucre, le vinaigre, la purée d'amandes et la muscade. Mixer à l'aide d'un mixeur plongeant.

Servir en ajoutant quelques graines de cumin.

Le bouillon cube contenant bien souvent du sel, je ne sale que très rarement mes potages. Mais libre à toi d'ajuster l'assaisonnement selon tes goûts.
Tu verras, ce potage très girly a un goût étonnant (on dirait que quelques lardons s'y sont perdus) et il est très très bon ! 

chou rouge, potage, cuisine vegane 
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